Dans cet article, vous découvrirez d’abord les règles fondamentales de mise en page (pagination, police, marges et interligne), puis les principes de structuration d'un mémoire. Enfin, vous verrez comment intégrer correctement vos citations et références bibliographiques selon les normes universitaires.

Quelles sont les règles fondamentales de mise en page ?

Dans un premier temps, nous allons nous pencher sur les règles fondamentales de mise en page. 

La pagination

La pagination doit être continue du début à la fin du documentLa page de couverture n’est généralement pas numérotée, bien qu’elle soit comptabilisée. Les pages liminaires (remerciements, résumé, sommaire) peuvent être numérotées en chiffres romains selon les consignes de votre établissement.

À partir de l’introduction, vous utilisez des chiffres arabes. Le numéro de page est placé en bas de page, centré ou aligné à droite. Une pagination cohérente permet au lecteur de naviguer facilement dans votre document et renforce son caractère professionnel.

La police d’écriture

Le choix de la police a une grande importance dans un mémoire. Il est primordial de choisir une police académique, sobre et lisible : Times New Roman (12 points), Arial (11 points) ou encore Calibri (11 ou 12 points). La cohérence typographique est indispensable : vous devez utiliser une seule police pour l’ensemble du corps du texte afin d’assurer une cohérence typographique. Les titres peuvent être mis en gras pour marquer la hiérarchie, mais vous évitez le soulignement et les effets décoratifs.

Les marges

Les marges standards d’un mémoire universitaire sont :

-       2,5 cm en haut

-       2,5 cm en bas

-       2,5 cm à droite

-       2,5 à 3 cm à gauche (cas de reliure)

Des marges suffisantes permettent l’annotation par le correcteur et garantissent un rendu harmonieux à l’impression.

L’interligne et l’alignement

L’interligne recommandé est de 1,5 ou 2 selon les consignes de l’université. Un interligne trop serré nuit à la lisibilité, tandis qu’un interligne excessif donne une impression artificielle de volume. Le texte doit être justifié afin d’obtenir un alignement propre à droite et à gauche. Vous devez également veiller à éviter les espaces inutiles entre les paragraphes ; limiter les sauts de ligne excessifs ; respecter un retrait de première ligne si votre établissement l’exige. Ces éléments participent à la clarté visuelle de votre travail.


Comment structurer efficacement son mémoire ?

Dans un deuxième temps, nous nous pencherons sur la manière de structurer efficacement son mémoire. La mise en page ne se limite pas à des choix typographiques. Elle repose aussi sur une structuration claire et hiérarchisée.

Les titres et sous-titres

La structuration du mémoire est un élément majeur dans sa compréhension, il faut organiser le document à l’aide de niveaux de titres clairement identifiables : partie (niveau 1), sous-partie (niveau 2)… L’utilisation des styles automatiques (« Titre 1 », « Titre 2 ») dans votre logiciel de traitement de texte permet de générer un sommaire dynamique et facilite la navigation numérique. La clarté structurelle constitue l’un des fondements d’un travail universitaire solide : un lecteur doit comprendre immédiatement l’organisation de votre raisonnement.

Le sommaire

Un sommaire dynamique est indispensable. Il doit refléter fidèlement la structure du mémoire et indiquer les numéros de page correspondants. Il se place après les remerciements et le résumé.


Quels sont les autres éléments de forme à respecter ?

Les citations et les références bibliographiques (format APA)

La rigueur scientifique impose le respect d’un style de citation normé, souvent le format APA.

Dans le texte : (nom, année) ou Nom (année) ….

En bibliographie : Nom, P. (Année). Titre de l’ouvrage. Éditeur.

Vous devez impérativement vérifier la correspondance entre les citations intégrées dans le texte et les références finales. Toute source mentionnée doit apparaître dans la bibliographie, et inversement.

Les éléments complémentaires obligatoires

Le mémoire doit généralement contenir : une page de couverture normée, un résumé (150 à 250 mots, en français et anglais), une liste de mots-clés, des remerciements (facultatifs), une table des matières, une bibliographie ainsi que des annexes (facultatifs). Chaque université peut imposer des consignes spécifiques. Il est impératif de consulter le guide méthodologique de l’établissement.


Conclusion

La mise en page de votre mémoire universitaire constitue une étape stratégique. Elle valorise votre recherche, facilite la lecture et répond aux exigences académiques. En respectant les règles relatives à la pagination, à la police, aux marges, à l’interligne et aux références bibliographiques, vous démontrez votre rigueur scientifique. Un mémoire bien présenté renforce la qualité perçue de votre analyse et témoigne de votre sérieux académique.

FAQ

Puis-je utiliser une autre police que Times New Roman ?

Oui, si l’établissement l’autorise. Il faut privilégier une police lisible et académique.

Dois-je justifier mon texte ?

Oui, sauf indication contraire. Le texte justifié améliore la lisibilité et correspond aux standards universitaires.

Quelle est la longueur idéale d’un paragraphe ?

Il faut privilégier des paragraphes structurés de 8 à 15 lignes. Des blocs trop longs nuisent à la lecture et à la compréhension.

Faut-il numéroter les annexes ?

Oui. Il faut les identifier clairement (Annexe 1, Annexe 2) et les mentionner dans le corps du texte.

Le format APA est-il obligatoire ?

Cela dépend de la discipline. Les sciences humaines et sociales l’utilisent fréquemment, mais il faut vérifier les exigences de la formation en question.

Références 

American Psychological Association. (2020). Publication manual of the American Psychological Association (7th ed.). APA Publishing.

Eco, U. (2015). Comment écrire sa thèse. Flammarion.

Beaud, M. (2006). L’art de la thèse. La Découverte.