Aggadoth du Talmud de Babylone, 'Ein Yaakov, Jacob Ibn Habib, judaïsme, temple de Jérusalem, Yohanan ben Zakkaï, Vespasien, Titus, Flavius Josèphe, Grande Révolte juive, guerre judéo-romaine, Yavné, Talmud, occupation romaine, révolte juive, destruction du temple, histoire juive, culte juif, loi juive, guerre politique, guerre de religion, Empire romain, Jérusalem, identité juive
Le texte étudié est un extrait du traité Gittin (Actes de divorce) qui est le sixième traité du troisième livre « Nachim » (femmes) du Talmud de Babylone. Cette section du Talmud aborde divers sujets liés au divorce, aux lois familiales et aux relations conjugales, ainsi qu'à d'autres questions juridiques et éthiques. Dans le traité Gittin, le terme « Aggadoth » fait référence aux passages non juridiques ou narratifs du Talmud, qui comprennent des histoires, des légendes, des paraboles et des enseignements moraux. Ces passages sont souvent utilisés pour illustrer des principes religieux, éthiques ou philosophiques, et ils offrent une perspective plus large sur la vie spirituelle et la sagesse juive. Le Talmud de Babylone a été compilé sur une période de plusieurs siècles, avec des contributions de nombreux érudits juifs en Babylonie (l'actuel Irak) et dans d'autres régions. Il a été achevé vers le Ve siècle de notre ère, bien que des parties aient pu être composées plus tôt. Le Talmud de Babylone est composé de deux parties principales : la Mishna, qui est un recueil de lois et de traditions compilées au IIe siècle de notre ère, et la Guemara, qui est une série de commentaires et de discussions sur la Mishna.
[...] En appelant Vespasien « roi », Yohanan ben Zakkaï considère donc Vespasien comme le Messie qui restaurerait le royaume d'Israël et inaugurerait l'ère messianique de paix et de justice. Nous avons déjà évoqué que lors du siège de Jérusalem, Vespasien n'était pas présent. Il est donc peu probable que cette rencontre est un lieu. Quoi qu'il en soit, cette négociation avec les autorités romaines permet de louer la pensée visionnaire de Yohanan ben Zakkaï qui a permis la préservation du judaïsme après la destruction du Temple de Jérusalem. [...]
[...] La destruction du Temple de Jérusalem est un événement d'une importance capitale marquant un tournant majeur dans l'histoire du peuple juif. Un véritable traumatisme qui est encore aujourd'hui au centre du culte juif, à la fois lors de la prière du matin souhaitant la reconstruction de Jérusalem et évoquant le souvenir du Temple, lors des deux jeûnes du 17 Tammouz et du 9 Av mais aussi lors de la cérémonie du Séder de Pâque avec l'?uf dur en souvenir de la famine lors du siège de Jérusalem en 69. [...]
[...] Nous pouvons nous interroger sur les conséquences de la destruction de Jérusalem en 70 et comment a-t-elle contribué à la préservation et à la transformation de l'identité juive. Pour répondre à cette problématique, nous nous intéresserons aux différents protagonistes s'affrontant durant le siège de Jérusalem dans une première partie, puis dans une deuxième partie, nous étudierons la prise de Jérusalem par les Romains avant d'analyser le point de vue rabbinique de cette victoire romaine dans une dernière partie. I. La guerre judéo-romaine : une guerre politique et de religion La guerre judéo-romaine oppose l'Empire romain aux Juifs réunis en grande majorité en Judée. [...]
[...] Divisée en cinq livres, la Torah contient les fondements de la foi et de la loi juives. En 69, la Torah était conservée au sein du Temple à Jérusalem contribuant ainsi à en faire le centre religieux le plus important du judaïsme. Au Ier siècle, en plus des tensions avec les autorités romaines, il y avait également des divisions internes au sein de la communauté juive ce qui entraîna une guerre civile à l'intérieur de Jérusalem « C'est parce que les rebelles qui sont parmi nous m'en ont empêché » (lignes 10-11). [...]
[...] Cette esplanade est entourée de hauts murs et constitue en elle-même une forteresse à l'intérieur de la ville de Jérusalem. Selon la Bible, le premier sanctuaire dit Temple de Salomon est construit par les israélites pour abriter l'Arche d'alliance. Il est détruit en 586 av. J.-C par les armées babyloniennes de Nabuchodonosor II. Le second Temple est reconstruit vers 536 av. J.-C avant d'être agrandi par Hérode Ier, roi de Judée, à partir de 19 av. J.-C. Les travaux entreprit par le roi finiront en 63 et auront contribué à apporter un aspect monumental et un caractère hellénistique au Temple. [...]
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