Interdit vénitien, italie, République de Venise, Rome, Renaissance, Église catholique, pape Paul V, pape Jules II, conflit, Ligue de Cambrai, Gallicanisme, souveraineté, thalassocratie, Droit canonique, relations diplomatiques, conflits territoriaux, pouvoir ecclésiastique, papauté, Royaume de France, Henri IV, Curie romaine, diplomatie pontificale
Les liens entre Venise et Rome remontent à 1054 (XIe siècle) et l'émancipation de la cité vénitienne vis-à-vis de l'Empire byzantin au profit de l'obéissance religieuse envers Rome. En effet, la cité des doges partage une longue histoire commune, périlleuse et tumultueuse avec la papauté de Rome, marquée par des périodes alternant coordination, coopération, puis rivalité, voire adversité. Cette période marque l'avènement de Venise dans le concert des puissances politiques internationales et la confirmation de cette émergence à l'époque de la Renaissance. L'Interdit vénitien, décrété par le pape Paul V en 1606, constitue un événement clé qui illustre et exacerbe ces tensions. Cet acte de réprobation ecclésiastique, qui vise à punir la République pour sa résistance à se soumettre aux exigences pontificales, met en lumière les enjeux de pouvoir et de souveraineté qui définissent les relations entre la République et la papauté.
[...] Ces exigences n'étant guère suivies d'effets, les relations entre papauté et autorités politiques tendent vers une configuration de tensions diplomatiques illustrées par des menaces de part et d'autre, la prononciation de l'Interdit religieux selon le droit canonique (avril 1606) pour enfin aboutir à une rupture des relations diplomatiques un mois plus tard entachée de menaces d'affrontements armés. Cet interdit consista concrètement en une excommunication des autorités politiques de la république en réaction à une série de mesures politiques jugées hostiles par le pontife romain. En fait, les autorités de la république vénitienne décidèrent de restreindre le champ d'action et l'influence de la papauté et plus spécifiquement celles des membres du clergé. [...]
[...] Mamma li Turchi. Quattro séculier di resistenza veneta all'Impero Ottomano et il " segni " di Lepanto a Venezia. https://www.serenissima.news/mamma-li-turchi-quattro-secoli-di-resistenza-veneta-allimpero-ottomano-e-i-segni-di-lepanto-a-venezia/. [...]
[...] Conclusion L'Interdit vénitien est une crise unique où une république catholique défie l'autorité pontificale. Ce conflit annonce un affaiblissement progressif du pouvoir de la papauté sur les États catholiques, ouvrant la voie aux théories du gallicanisme et aux futures revendications des monarchies européennes : ce cas s'inscrit dans une évolution plus large des rapports entre pouvoir civil et religieux, préfigurant les conflits ultérieurs entre États et papauté (ex. gallicanisme en France, joséphisme en Autriche). Néanmoins, elle revêt un autre aspect plus profond et implicite, la montée d'une gestion plus laïque des affaires de la cité et plus distantes vis-à-vis de la religion. [...]
[...] Il est donc l'élément déclencheur de l'acte d'interdit lancé par Rome à l'égard de la république vénitienne. Leonardo Donato s'inspire principalement de la ligne théologico-politique de Paolo Sarpi et il impose de manière stricte (sous peine d'exclusion en cas de dissidence) au clergé et aux jésuites de la cité lagunaire l'insignifiance des différents actes et protestations de Rome. Par la médiation du cardinal français de Joyeuse, la solution amiable trouvée en 1607 témoigne de la victoire totale du doge Leonardo Donato face aux autorités pontificales de Rome. [...]
[...] Cet interdit a-t-il radicalisé ou raisonné la posture de Rome et Venise ? Y avait-il d'autres acteurs impliqués par le jeu des alliances ? A. La résistance vénitienne et l'impact sur la papauté Durant l'année 1608, suite à la proclamation de l'Interdit de la cité vénitienne par le pape Paul le conflit initialement sociétal et politique dégénère en conflit religieux et territorial. Les jésuites, alliés de la papauté de Rome sont expulsés de la cité vénitienne. Quant à la papauté de Rome, elle essaie de faire assassiner Paolo Sarpi, le principal théologien soutien des autorités de la république de Venise. [...]
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