Les Lumières de la ville, Charlie Chaplin, film, comédie dramatique, amour, inégalités sociales, personnes handicapées, critique
Les Lumières de la ville ("City Lights" dans sa version originale) est une comédie dramatique américaine réalisée par Charlies Chaplin et sortie en salles le 30 janvier 1931. Il s'agit du premier film de Chaplin comprenant une bande sonore, bien que les dialogues soient toujours transcrits par des intertitres. Dans ce film, un vagabond (incarné par Chaplin) rencontre et s'éprend d'une jeune fleuriste aveugle, qui le croit riche.
À travers ce film, Chaplin aborde plus profondément les inégalités sociales, le handicap et les côtés pervers de la société en général. La scène de rencontre entre le vagabond et la fleuriste, tout au début du film, constitue l'élément déclencheur du reste de l'histoire, puisque c'est pour aider et retrouver la jeune femme que le vagabond fera tous ces efforts.
[...] Les Lumières de la ville - Charlie Chaplin (1931) - En quoi la scène de la rencontre entre le vagabond et la fleuriste met-elle en place l'intrigue et les thématiques principales du film ? Les Lumières de la ville (City Lights dans sa version originale) est une comédie dramatique américaine réalisée par Charles Chaplin et sortie en salles le 30 janvier 1931. Il s'agit du premier film de Chaplin comprenant une bande sonore, bien que les dialogues soient toujours transcrits par des intertitres. [...]
[...] Ensuite, le moment émouvant où le vagabond observe la fleuriste à distance est brusquement rompu par la jeune femme qui lui renverse le contenu de son sceau d'eau dessus. Ce geste équivaut à un rejet comme inconscient du vagabond par la marchande. Cette scène de rencontre est ainsi représentative de l'ensemble du film, qui multiplie les gags alors que le protagoniste est un personnage démuni accumulant les malheurs et rejeté de tous. D'autre part, les relations entre le vagabond et la fleuriste, puisqu'elles sont fondées sur un quiproquo et l'absence du sens de la vue, sont paradoxales. [...]
[...] Le fait qu'il ne récupère pas sa monnaie vient renforcer cette illusion. Enfin, on constate un paradoxe dans la construction cinématographique de cette scène : comme le vagabond, le spectateur comprend que la jeune femme est aveugle uniquement par la vue, en l'absence totale de paroles audibles. De plus les dialogues en intertitres ne précisent rien à ce sujet ; c'est lorsqu'on voit la jeune femme tâtonner à la recherche de la fleur sur le sol que l'on comprend (d'ailleurs en même temps que le vagabond) qu'elle est aveugle. [...]
[...] L'ensemble du film va ensuite jouer sur ce contraste entre illusion et réalité, entre ce que les personnages s'imaginent et ce qu'ils découvrent ensuite ; privée de la vue, le vagabond devient autre dans l'imagination de la jeune marchande de fleurs. Finalement, le film nous interroge sur la dialectique entre amour et apparences : l'attirance de la jeune femme pour le vagabond est-elle plus « vraie » puisqu'elle ne le voit pas ? Cette idée est particulièrement ambiguë si on pense qu'elle le croit riche alors qu'il n'en est rien. [...]
[...] Au même moment, bloqué au milieu de la circulation, le vagabond passe par l'intérieur de la voiture garée devant la fleuriste pour gagner le trottoir. Il passe devant elle apparemment sans la voir, mais fait demi-tour. Elle lui propose une fleur et semble le persuader de l'acheter. Après une courte hésitation, le vagabond choisit une fleur. Ici, les plans alternent entre le visage toujours souriant de la marchande, et le vagabond qui semble agréablement surpris par cette rencontre. Jusque-là, on est dans une scène classique de rencontre et de séduction entre deux inconnus. [...]
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