Anthropologie dynamique, anthropologue, culture humaine, observation participante, terrain, anthropologie de terrain, colonialisme, logiques culturelles indigènes, sociétés pré-alphabétisées, méthode qualitative, rôles sociaux, Franz Boas, Edward Tylor, Bronis?aw Malinowski, Max Gluckman, Margaret Mead, Anthropologie, relations humaines, empirisme, environnements inconnus
L'anthropologie sociale naît au XIXe siècle, moment où elle se distingue des autres sciences humaines. Elle se caractérise alors par l'étude de l'homme en dehors du cadre biblique. Les anthropologues cherchent des lois générales expliquant la diversité humaine, et se séparent alors des théories des races hiérarchisant différents peuples. Edward Tylor, anthropologue américain dans la civilisation primitive, applique, par exemple, une approche scientifique de la culture : Tylor défend l'idée que la culture humaine peut être définie scientifiquement, tout comme les phénomènes naturels. Il voyage de 1852 à 1904 en Europe, en Amérique septentrionale et centrale et en Afrique du Nord. Lors de ces expéditions, il pratique l'observation directe de ses objets d'investigation : il visite, par exemple, les Indiens ojibwés du lac Huron, en 1872. Les enquêtes de terrains n'étaient alors qu'à leurs prémisses. Les « terrains » se développent sous l'influence de Franz Boas, spécialisé dans l'étude de la culture humaine au Canada et aux États-Unis, figure dominante de l'anthropologie du début du XXe siècle. Il réalise plusieurs voyages dans ces sphères géographiques, afin de se pencher sur les langues autochtones, les traditions artistiques et culturelles. En tant que professeur, il pousse également ses élèves à se rendre sur le terrain pour documenter les cultures préalphabétisées et les sociétés dont le mode de vie changeait en raison du contact avec le monde moderne.
[...] Les enquêtes de terrains permettent aux anthropologues de ne pas sombrer dans des travers de la discipline, comme l'essentialisation des cultures. Ainsi, Bronis?aw Malinowski, pionnier du terrain moderne, introduit l'observation participante comme objet central de sa méthode. Il insiste sur l'importance pour l'ethnographe de vivre au sein de la communauté étudiée, d'observer et de participer activement pour comprendre les structures et dynamiques, en dépassant la simple collecte de données. Une telle pratique lui permet d'éviter de considérer ses objets d'étude comme tels, de s'intégrer et de pas conserver de point de vue extérieur, colonialiste ou simplement exogène, pouvant nuire à ses résultats. [...]
[...] Comment les « terrains » des anthropologues ont-ils changé ? Introduction L'anthropologie sociale naît au XIXème siècle, moment où elle se distingue des autres sciences humaines. Elle se caractérise alors par l'étude de l'homme en dehors du cadre biblique. Les anthropologues cherchent des lois générales expliquant la diversité humaine, et se séparent alors des théories des races hiérarchisant différents peuples. Par exemple, Edward Tylor, anthropologue américain, dans La civilisation primitive, applique une approche scientifique de la culture : Tylor défend l'idée que la culture humaine peut être définie scientifiquement, tout comme les phénomènes naturels. [...]
[...] A l'inverse, certains anthropologues pensent pouvoir se passer de ce laborieux travail d'inclusion. Dans Tristes Tropiques, en 1955, Lévi-Strauss présente le terrain comme « l'aspect négatif de notre métier » fait « de privations et d'éc?urante lassitude ». L'enquête de terrain est pour lui une perte de temps, dû notamment à la négociation avec des groupes sociaux afin de s'y intégrer, ou à la durée des voyages pour se rendre sur place. Le terrain contemporain Aujourd'hui, le terrain a évolué pour n'être plus que le fait de chercheurs issus des classes moyennes et supérieures de sociétés occidentales, travaillant dans des environnements inconnus d'eux. [...]
[...] Celui-ci effectue en Afrique du Sud quatorze mois de recherche sur le terrain auprès des Zoulous de Natal. Puis, nommé comme chargé de recherche à l'Institut Rhodes-Livingstone, il y fut envoyé pour faire une étude de terrain sur le continent africain, auquel il resta profondément attaché. En 1941, il devint le deuxième directeur de l'Institut, qu'il contribua à faire un important centre de recherche sociale sur l'Afrique. Une critique du regard occidental et la contestation du terrain Gluckman privilégie l'empirisme et l'engagement avec les contextes sociaux et politiques réels dans son travail. [...]
[...] Il sera de moins en moins fréquent de voir un chercheur isolé travaillé avec une série d'acteurs, car la recherche est davantage multi-chercheurs : le terrain est un travail collectif. Bibliographie : Mead, Margaret, Coming of Age in Samoa, New York, William Morrow and co, 1928. Gluckman, Max, "An Analysis of a Social Situation in Modern Zululand", 1940. Lévi-Strauss, Claude, Tristes Tropiques, coll. Terre humaine, Plon, Paris, 1955. [...]
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