Mondialisation, entreprises, salarié, pays en développement, pays riches, multinationale, IDE Investissement Direct à l'Étranger, globalisation financière, flux de capitaux, inégalités, économie mondiale, PIB mondial, délocalisation, coût du travail, chômage, marché de l'emploi, travailleur qualifié, travailleur non qualifié, maladie hollandaise, matières premières, économie française, guerre commerciale, échanges commerciaux, croissance économique, richesse, bien-être, intensification des échanges, PIB Produit Intérieur Brut, analyse économique, économie internationale, entreprise multinationale, Les gagnants et les perdants de la mondialisation, Dominique Redor
Au début des années 2000, la parution de l'ouvrage de l'économiste Joseph E. Stiglitz, La Grande Désillusion, a été particulièrement remarquée. Contrairement à ce qu'affirmaient certains économistes néo-libéraux partisans d'un libre-échange sans limite, la mondialisation serait loin de « tenir ses promesses » selon les mots de Stiglitz. Autrement dit, la mondialisation, entendue comme le phénomène d'intensification des échanges de biens et de services à l'échelle internationale bien plus rapide que la croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial, à l'oeuvre depuis les années 1980, fait des gagnants et des perdants.
Qui sont-ils ?
[...] Ces derniers voient leur revenu quasiment doubler au cours de la période 1988-2008. Conclusion En conclusion, on peut affirmer qu'à l'instar de nombreux phénomènes économiques, la mondialisation fait des gagnants et des perdants. C'est vrai à l'échelle des États, mais également à l'intérieur de ceux-ci. Certaines entreprises, et surtout les firmes multinationales, ainsi que les travailleurs, parmi les plus qualifiés sont de ce point de vue les véritables gagnants de la mondialisation, au détriment des salariés les moins qualifiés. Il sera ici intéressant de suivre les conséquences du retour au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis : celui-ci semble, en effet, prêt à ouvrir une nouvelle guerre commerciale, avec la Chine, mais également l'Union européenne et le Canada, synonyme d'un ralentissement, voire d'un arrêt du processus de mondialisation, ce qui devrait avoir de nouveaux effets redistributifs? [...]
[...] Les États : quels sont les gagnants et les perdants de la mondialisation ? A. Les États bénéficiant de la mondialisation La mondialisation est un facteur important dans l'accroissement de la richesse des pays riches. Synonyme d'intensification des échanges commerciaux, elle permet aux entreprises de ces pays d'accéder à de nouveaux marchés et de délocaliser leur production vers des régions où les coûts de main-d'?uvre sont plus bas. Cela génère des gains de productivité, une augmentation des profits des entreprises, une réduction des coûts de production et, in fine, une accumulation du capital. [...]
[...] Quels sont les acteurs économiques dont la richesse et/ou le bien-être a augmenté ou diminué avec la mondialisation ? Les gagnants et les perdants de la mondialisation Introduction Au début des années 2000, la parution de l'ouvrage de l'économiste Joseph E. Stiglitz, La Grande Désillusion, a été particulièrement remarquée. Contrairement à ce qu'affirmaient certains économistes néo-libéraux partisans d'un libre-échange sans limite, la mondialisation serait loin de « tenir ses promesses » selon les mots de Stiglitz. Autrement dit, la mondialisation, entendue comme le phénomène d'intensification des échanges de biens et de services à l'échelle internationale bien plus rapide que la croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial, à l'?uvre depuis les années 1980, fait des gagnants et des perdants. [...]
[...] L'appréciation du change va entraîner une dégradation de la compétitivité des autres secteurs de l'économie, ce qui peut résulter en une désindustrialisation et/ou un recul des conditions économiques. L'expression « maladie hollandaise » fait référence à la situation subie par les Pays-Bas dans les années 1960 : après la découverte de nouveaux gisements de gaz, la situation économique du pays s'est dégradée en suivant le schéma présenté ici. II. Au sein des pays, quels sont les agents économiques gagnant et perdant à la mondialisation ? A. Les entreprises et les multinationales La mondialisation a donc un effet contrasté sur les économies des États. [...]
[...] Certains bénéficient grandement de la mondialisation, quand d'autres restent en périphérie de celle-ci. Nous allons maintenant nous intéresser dans cette deuxième partie aux effets de la mondialisation à l'intérieur des pays, c'est-à-dire aux gagnants et aux perdants de la mondialisation parmi les acteurs économiques que sont les entreprises et les salariés. Commençons par les entreprises. Lorsque l'on pense aux liens entre la mondialisation et les entreprises, on peut immédiatement aux multinationales et à leurs stratégies. Le poids de ces dernières est prépondérant dans l'économie mondiale : elles représentent près de 50 % du PIB mondial et sont à l'origine de près d'un tiers du commerce. [...]
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