SNCF, main invisible, économie, Adam Smith, entreprise publique, transport, éducation, santé, biens et services, investissement, coût, rentabilité, intervention de l'État, cadre juridique, droit du travail, régulation du marché, théorie économique, La Richesse des Nations, gestion publique, exploitation ferroviaire, réseau de chemin de fer, transport de marchandises, politique économique, rôle de l'État, économie de marché, droit, acteur économique, qualité de service, entreprise ferroviaire, marché du transport, offre et demande, libéralisme économique, service public, économie publique, système économique, développement économique, croissance économique, Keynes, keynésianisme, pensée économique
Ce document représente la partie orale d'un exposé sur les Keynésiens vs Libéraux. Il présente une entreprise de l'État tout en illustrant le rôle de celui-ci au sein de l'entreprise.
Dans un second temps, une critique du principe de "main invisible" est proposée.
[...] Or, le transport, tout comme l'éducation et la santé, est un droit plutôt qu'un privilège que seuls les plus fortunés pourraient se payer. Pour ces deux raisons principalement, une entreprise privée n'a que très peu d'incitations à proposer des services tels que le transport, l'éducation ou la santé. Et pourtant, ce sont des biens et services absolument essentiels dans une société. Ainsi, l'État est le seul acteur capable de pourvoir la demande de ces biens et services à la société. Voire plus : c'est le seul acteur dont le devoir est de pourvoir ces derniers. [...]
[...] Cependant, la critique de la main invisible est plus complexe que cela : il s'agit pour l'État d'assurer ce type de biens et services tels les transports et l'éducation, pour que justement le potentiel de la « main invisible » soit pleinement réalisé par les autres acteurs de la vie économique. En effet, c'est bien parce que l'État met en place des routes et des transports qui marchent, et une éducation de qualité, que les acteurs économiques peuvent réaliser leur plein potentiel. Et c'est uniquement dans le cadre d'une intervention de l'État en amont du jeu économique lui-même, que l'on pourrait envisager le fonctionnement de la « main invisible » pour atteindre un optimum économique, et non tel que l'avait envisagé Adam Smith initialement. [...]
[...] Il n'est pas méconnu que l'État est un acteur important de l'économie, mais nous allons l'illustrer ici au moyen de cet exemple. Pour bien comprendre comment l'exemple d'une entreprise gérée par l'État telle la SNCF montre l'importance cruciale de l'État en économie, il faut d'abord comprendre les différents types de biens et services qui existent. Ici, le bien considéré est le transport, qui est un bien auxiliaire : c'est-à-dire qu'il est rarement demandé pour soi, mais en tant que complément au travail, au loisir, etc., comme il sert au déplacement des personnes et des marchandises. [...]
[...] Or, nous venons bien de le voir à travers l'exemple de la SNCF : si l'ensemble des acteurs ne recherche que son intérêt personnel, certains biens et services ne seraient jamais produits. En effet, aucun acteur (en recherchant à optimiser son intérêt personnel), n'offrirait du transport de passagers tel que le fait la SNCF actuellement. Et pourtant, la demande de transport existerait toujours. Livrer l'économie à ses propres forces sans intervention étatique débouche donc sur une imperfection du marché. L'État est garant du bon fonctionnement économique, ergo le mécanisme de la main invisible ne permet pas, de lui-même, d'assurer le fonctionnement optimum de l'économie. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture