Russie, occident, Guerre Froide, diplomatie, réarmement, UE Union Européenne, crise géorgienne, OTAN Organisation du traité de l'Atlantique nord, OTAN, guerre en Ukraine, géopolitique, Défense et sécurité, stratégie d'expansion, Eurasie, politique étrangère, néoréalisme, insécurité, analyse des risques, puissance, Poutine, URSS Union des Républiques Socialistes Soviétiques, Etats-unis, enjeux géopolitiques, sécurité nationale, stratégie militaire, politique de défense
L'objectif de ce travail de recherche est d'appliquer un ou plusieurs concepts théoriques à une décision, un évènement, une période historique ou plus généralement à un phénomène de politique internationale.
Sujet choisi : le refroidissement des relations entre la Russie et l'Occident
Il n'est pas rare, de nos jours, lorsqu'est discutée la thématique des relations de plus en plus complexes entre les pays occidentaux et la Russie, que les points communs avec la période de la Guerre froide soient évoqués, comme pour démontrer que la période, au tournant du siècle, durant laquelle la Russie semblait se rapprocher des démocraties occidentales tant politiquement que diplomatiquement, est bien terminée.
En effet, comment expliquer que la relation entre la Russie et les pays occidentaux, qui s'était considérablement améliorée depuis la fin de la Guerre froide, ait connu un net refroidissement au cours de la dernière décennie ? Répondre à cette question nous permettrait d'identifier les causes profondes de ce changement déterminant pour les relations internationales, et de mieux comprendre ce qui peut expliquer une rupture de confiance, un sentiment d'insécurité entre puissances, et, par conséquent, menacer l'équilibre des forces tel qu'il devrait initialement nous protéger.
[...] Si ces propos sont ambigus, ils posent clairement la question des intentions russes, en particulier en Europe. Il n'est donc pas surprenant que les pays d'Europe en général, d'Europe centrale et de l'est en particulier, quelle que soit par ailleurs leur situation économique, consacrent des budgets en augmentation rapide à leur défense. Principal exemple, la Pologne a prévu de dépenser 43 milliards d'euros à la modernisation de son armée, des investissements qui seront positionnés principalement à proximité de sa frontière orientale. [...]
[...] L'apparent face à face ouest-est pourrait ainsi se complexifier dans les prochaines années au détriment de l'Occident. A l'inverse, rien ne dit que les mouvements de contestation qui secouent la Russie, exigeant plus de démocratie et un rapprochement avec l'Occident, n'auront pas des conséquences similaires. Bibliographie BRAUN Aurel, NATO-Russia Relations in the Twenty-First Century, Routledge, 2008 CADIER David et PARMENTIER Florent, UE Partenariat Oriental : quelles perspectives ? Diploweb, 12/12/2009 Commission des Affaires étrangères du Sénat, Où va la Russie ? [...]
[...] Ce d'autant plus que depuis que les pays d'Europe centrale ont rejoint l'OTAN, ce projet américain consistant en l'installation d'intercepteurs de missiles et d'une station radar, doit se matérialiser en Europe centrale, à relative proximité donc de la frontière russe et de son c?ur politique et économique. Dans l'idée selon les Américains d'être en mesure d'arrêter les missiles - d'où qu'ils viennent, pas nécessairement de Russie qui n'est officiellement pas visée - dans n'importe quelle partie du monde, bien avant qu'ils ne s'approchent du territoire américain. [...]
[...] Aujourd'hui, malgré la fidélité de quelques états comme la Biélorussie, la Russie voit son isolement renforcé face à une alliance sur son flanc ouest (voire caucasien) de plus en plus forte. Ce serait donc dans le but de reconstituer un certain équilibre des puissances, et donc de garantir sa propre sécurité, la volonté de puissance de la Russie ne faisant de secret pour aucune partie, que Moscou s'investirait par tous les moyens pour limiter l'expansion de la puissance occidentale face à elle. [...]
[...] Une aire d'influence occidentale qui s'approche toujours plus de la frontière russe Comme nous l'avions évoqué, la fin de la Guerre Froide, en faisant tomber un Rideau de Fer qui avait causé la mort de nombreux Est-Européens ayant tenté de le traverser, a cependant mis fin en même temps à un marqueur important de stabilité entre l'aire d'influence occidentale et celle de la Russie, par une délimitation physique et incontestable entre les deux mondes, respectée tant bien que mal par les deux parties. [...]
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