Les différents types de triches

La triche, c’est quoi ? Avant d’analyser les différents types de triches existants, définissons d’abord la notion de tricherie. Tricher, c’est utiliser divers moyens mis à sa disposition pour obtenir les bonnes réponses à l’avance, ou pendant un examen, en vue d’obtenir ce dernier. Il s’agit d’une transgression à un ensemble de règles académiques. 

Voici les différents types de triches :

La triche matérielle 

Il s’agit de ce que l’on retrouve le plus souvent, comme les antisèches, les papiers dissimulés, ou encore de l’utilisation des nouvelles technologies matérielles, comme le smartphone, ou les divers objets connectés, comme les montres notamment, qui sont nombreuses à disposer d’une option notes. 

Outre la triche purement matérielle, il existe également d’autres formes de triches, comme le plagiat, qui est la représentation de contenus existants déjà sur le net, ou encore le fait de recopier sur son voisin, ou encore le fait de communiquer pendant l’examen, ce qui est formellement interdit. 

Aujourd’hui, il est également question d’une triche plus technologique. 

La triche technologique 

Plus haut, nous parlions de l’utilisation des montres connectées, qui sont à positionner à la fois dans la triche matérielle et technologique. 

Par ailleurs, dans cette catégorie, plaçons également la consultation de corrigés directement pendant l’épreuve, via un smartphone. Il existe également l’utilisation de corrections automatiques, ou l’utilisation de logiciels génératifs, comme ChatGPT. Enfin, dans le domaine technologique, certains élèves peuvent essayer de changer leurs notes en hackant les logiciels de l’académie, ce qui représente une faute bien entendu une faute beaucoup plus grave et passible de sanctions bien plus lourdes. 

Substitution d'identité

Autre forme de triche, envoyer quelqu’un passer l’examen à sa place, ou falsifier des documents, ici aussi, les sanctions se révèlent être bien plus lourdes. 

Ghostwriting

Autre type de triche, le ghostwriting, qui implique de faire rédiger un devoir à sa place en le payant par exemple. En ligne, les étudiants pourront également acheter des devoirs intégralement réalisés. 

Délit d'initié

Enfin, de manière plus rare, certains étudiants pourront obtenir une aide dans l’établissement, pour pouvoir tricher durant l’examen, en payant un surveillant par exemple ou encore se débrouiller pour que les sujets des examens fuitent. 

Les sanctions

Comme nous venons de le voir, il existe différents types de fraudes et certaines sont plus graves que d’autres. 

Nous allons nous attacher à classer les différentes sanctions encourues par ordre de gravité. 

Avertissement oral

L’avertissement à l’oral de l’étudiant pris en faute est le premier type de sanction, celui qui est le fréquemment retrouvé au sein de tous les établissements scolaires. La première fois ne donne pas lieu d’une inscription dans le dossier scolaire, il est utilisé pour dissuader l’élève en question de recommencer, et heureusement est suffisant dans une grande majorité de cas. 

Avertissement écrit

Après l’avertissement oral vient l’avertissement écrit. Il est plus grave, et peut même apparaitre dans le dossier scolaire de l’élève. 

Sanction évaluative et de type académique

La note zéro est une autre sanction, il s’agit d’une sanction de type académique, qui peut bien sûr entrainer l’échec à l’examen dans sa globalité. 

Sanction disciplinaire

Le blâme est aussi une sanction considérée comme étant officielle, elle est décidée par le chef d’établissement ou bien l’étudiant concerné devra passer devant un conseil de discipline. 

Ce dernier pourra également être exclu quelques jours ou définitivement, avec interdiction de repasser l’examen en question pendant une durée qui peut aller jusqu’à cinq ans selon le niveau. Dans les universités par exemple, une fraude qui a été repérée peut donner lieu à l’interdiction de repasser les examens, donc équivalant à un redoublement pour l’étudiant. 

Sanction judiciaire

Viennent enfin les sanctions les plus graves, qui sont les sanctions judiciaires. Plus haut, nous avons parlé d’hacking, d’usurpation d’identité, de falsification de documents, voilà le type de fraudes qui peuvent avoir un impact direct sur le casier judiciaire de l’étudiant. 

Nous vous rappelons qu'un individu peut encourir jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende pour faux et usage de faux, jusqu’à trois ans de prison et 50 000 euros d’amende pour falsification de documents, et même jusqu’à dix ans de prison et 1 million d’euros d’amende pour substitution d’identité lors des épreuves. Ils peuvent aussi se voir interdire de passer tout examen conduisant à l’obtention du baccalauréat pour une durée maximum de cinq ans. Une interdiction de prendre toute inscription dans un établissement public dispensant des formations post-baccalauréat pour une durée maximum de cinq ans peut également être prononcée.

 

Voici un tableau récapitulatif des fautes et des sanctions 

Sanction et gravité

Exemple concret

Niveau scolaire

Avertissement oral gravité faible

Simple rappel à l’ordre pendant une évaluation ou un examen

Primaire, collège, lycée

Avertissement écrit, gravité faible

Notification écrite sur dossier 

Collège, lycée, université

Note éliminatoire, gravité moyenne

Echec de la matière

Collège, lycée, université

Blâme, gravité moyenne

Sanction plus officielle

Lycée, université

Exclusion temporaire ou définitive, gravité élevée

Exclusion, l’étudiant ne peut plus continuer son année soit pendant quelques jours, soit définitivement

Université

Annulation du passage de l’épreuve, gravité élevée

Inscrit au dossier, peut aller jusqu’à la radiation

Université

Interdiction nationale de passer les examens pendant 5 ans, gravité élevée

Inscrit officiellement au dossier, il sera complexe pour l’étudiant de s’inscrire dans un autre établissement ensuite

Université 

Sanctions judiciaire, gravité très élevée

Poursuite pénales, usurpation d’identité, hacking. Amendes, prison

Université

 

FAQ

Utiliser rapidement son smartphone pour une simple vérification, c’est tricher ? 

Oui, effectivement. Les smartphones et autres appareils électroniques sont interdits durant les examens. 

Copier une phrase lue dans un livre sans citer l’auteur, est-ce grave ?

Oui, car il s’agit d’une forme de plagiat, et cela peut être sanctionné, surtout dans les cursus universitaires.

Peut-on être exclu définitivement pour avoir triché une seule fois ?

Tout dépend de la méthode de fraude employée. Si elle est n’est pas « grave » (antisèche par exemple) alors non, il n’y aura pas d’exclusion, cela est différent s’il s’agit d’une usurpation d’identité par exemple.

Est-ce que les enseignants peuvent vraiment savoir s’il y a eu triche ?

Oui, car ils utilisent des logiciels qui détectent le plagiat et la présence d’IA. Ils peuvent également comparer les copies fournies dans le cadre d’un examen et le travail fait en classe.

Est-ce que la fraude reste pour toujours dans un dossier scolaire ?

Tout dépend de la forme de fraude, certaines sont consignées ad vitam aeternam dans un dossier, notamment si elle amène à un blâme ou une exclusion.


Conclusion

Il existe par conséquent différentes formes de fraudes, avec des sanctions qui répondent à la gravité de ces dernières. Tricher remet en question à la fois le côté pédagogique mais aussi éthique de l’ensemble du système. Toutefois, la prévention est nécessaire, tout comme le fait de comprendre pourquoi les étudiants utilisent des moyens détournés pour réussir leurs examens. 


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https://diplomeo.com/actualite-sanction_triche_examen_universitaire 

https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F22211