Crise du 6 février 1934, manifestation antiparlementaire, presse d'opinion, presse nationaliste, presse socialiste, Action Française, Le Populaire, parti radical, Daladier, Jean Chiappe, Stavisky, extrême droite, fascisme, gouvernement de gauche, éthique journalistique, rôle de la presse, neutralité de la presse, traitement de l'information, histoire politique, parti politique, idéologie politique, extrémisme, monarchisme, socialisme, radicalisme, antiparlementarisme, violence politique, manifestations, police, forces de l'ordre, SFIO Section Française de l'Internationale Ouvrière
Étude critique de 2 articles de presse relatant les incidents intervenus lors de la crise du 6 février 1934.
Une manifestation antiparlementaire très violente a été tenue le 6 février 1934 à Paris. Se sont réunis des groupes de droite, d'extrême droite ainsi que des associations d'anciens combattants. De nombreux débordements se sont déroulés pendant la soirée, avec de nombreux morts et des milliers de blessés. [...]
Les documents présentés ici sont des une de quotidiens diamétralement positionnés sur l'échiquier politique, au lendemain de la manifestation.
[...] La presse socialiste Sur le document on peut voir une photo de la une du journal, Le Populaire, un quotidien socialiste, le lendemain de la crise du 6 février 1934. Le journal s'intéresse, lui, principalement au « coup de force fasciste » qui « a échoué ». On retrouve une communication très différente ici, que ce soit sur le fond ou la forme, avec par exemple une une très imagée. Il y aussi une place important donnée aux débordements des manifestants d'extrême droite qui ont « mis le feu au ministère » et « attaqué avec une sauvagerie inouïe le service d'ordre ». [...]
[...] Ainsi qu'une large exagération des chiffres que ce soit des morts (50 cités, une vingtaine d'après les chiffres à posteriori) ou bien des blessés (avec un chiffre vague permettant au lecteur d'envisager n'importe quoi, et plus généralement : le pire). De plus, ils ne titrent que sur les tirs de la garde mobile sur la foule, remplie d'« honnêtes gens », mais aucun chiffre sur les morts du côté des forces de l'ordre. L'autre grande partie de la une se trouve être une rubrique sur Daladier, le président du conseil des ministres et principalement son refus de s'expliquer. Daladier est la figure du parti radical, classé à l'extrême gauche des mouvements politiques, et donc diamétralement opposé aux idées de l'action française. [...]
[...] Suite à cette manifestation, de nombreux autres verront le jour poussant Daladier à démissionner sous la pression de la rue et laissant la place à un gouvernement de droite. S'en suit une montée de l'extrême droite et, en général, des partis radicaux. Cette crise nous permet de nous rendre compte du rôle de la presse d'opinion mais ouvre la voie à des questions plus générales sur le métier de journaliste et l'éthique liée à ce métier. On peut ainsi se questionner sur la portée de la presse et son rôle global sur la vie politique et autre du pays. [...]
[...] La crise du 6 février 1934 vue par la presse Une manifestation antiparlementaire très violente a été tenue le 6 février 1934 à Paris. Se sont réunis des groupes de droite, d'extrême-droite ainsi que des associations d'anciens combattants. De nombreux débordements se sont déroulés pendant la soirée, avec de nombreux morts et des milliers de blessés. Cette manifestation se tient suite à la mutation de Jean Chiappe, le préfet de police de Paris. Ce limogeage est lié à l'affaire Stavisky, survenue deux mois plus tôt, et déclenchant un scandale politique utilisé par la droite pour renverser le gouvernement de gauche actuellement au pouvoir. [...]
[...] En effet, ces journaux ont, tous les deux, été fondés par des mouvements politiques afin de répandre leurs idées, ils ont donc une vision biaisée des évènements. La presse d'information, elle, au contraire, est sensée ne pas être engagée. Elle doit aider le lecteur à comprendre l'information en restituant le contexte le plus proche possible de la vérité, afin de permettre au citoyen d'analyser lui-même l'information. Dans les documents analysés ici on voit bien ce biais de restitution des évènements. A la lecture de ces deux quotidiens, on lit une histoire complétement différente, et chacune accusatrice envers l'autre. La presse d'opinion pose donc plusieurs problèmes. [...]
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