Tentation, Julien Gracq, désirs, pulsions, consommation, société, éducation, développement personnel, religion, éthique, plaisir, morale humaine, Oscar Wilde, satisfaction
Selon l'auteur français Julien Gracq, résister à la tentation serait une faute. En effet, ce dernier écrit : "Le monde fleurit par ceux qui cèdent à la tentation".
Or, notre monde actuel nous soumet à de nombreuses tentations venues de l'extérieur, liées à la société de consommation et de divertissement dans laquelle nous évoluons. Ces tentations extérieures finissent même, bien souvent, par se transformer en impulsions intérieures, venues de nous-mêmes.
[...] C'est le sens de la métaphore de Julien Gracq. Par fleurir, l'auteur entend ici le fait que céder à la tentation permet un développement, telle la fleur qui s'épanouit au soleil : le monde, soit l'ensemble des êtres vivants, serait alors en plein éclat et dans sa plénitude lorsque l'homme écoute ses tentations et agit en fonction d'elles. Néanmoins, le terme "céder" implique une première étape, où l'homme résiste, puis décide de renoncer à cette lutte. Céder à la tentation, c'est donc cesser de résister à une contrainte et s'abandonner à un désir. [...]
[...] En conclusion, nous avons vu que céder à ses tentations permet à l'homme d'agir et lui procure, dans une certaine mesure, de la satisfaction. En cela, écouter ses désirs peut être bénéfique. Pour autant, y être complètement soumis condamne l'homme à l'animalité et à une éternelle insatisfaction, tout en pouvant nuire à autrui ainsi qu'à lui-même. Dès lors, l'épanouissement de tous réside peut-être dans l'équilibre précaire, mais qui pourtant fait l'essence de l'homme, entre résister à ses pulsions par la raison et écouter ses désirs et y succomber. [...]
[...] Il faut peut-être insister sur les termes "par ceux" employés par l'auteur. Cette distinction induit une partie des hommes, et non leur intégralité. En ce sens, il ne faudrait pas céder à toutes ses tentations, tout le temps : l'homme a donc besoin d'un cadre fixe, au sein duquel il peut librement céder, ou non, à ses désirs. En effet, l'homme est un être double, à la fois rationnel et pulsionnel. Si l'homme ne cède jamais à ses désirs, s'il n'est que raison, alors il dépéri par frustration et colère. [...]
[...] Faut-il résister à la tentation ? Selon l'auteur français Julien Gracq, résister à la tentation serait une faute. En effet, ce dernier écrit : "Le monde fleurit par ceux qui cèdent à la tentation". Or, notre monde actuel nous soumet à de nombreuses tentations venues de l'extérieur, liées à la société de consommation et de divertissement dans laquelle nous évoluons. Ces tentations extérieures finissent même, bien souvent, par se transformer en impulsions intérieures, venues de nous-mêmes. Nous faut-il y résister ? [...]
[...] Dès lors, céder à la tentation est bénéfique à l'homme. Néanmoins, comme l'homme ne vit pas seul mais bien en société, céder continuellement à l'ensemble de ses désirs peut le mettre en conflit avec autrui. Si écouter ses désirs permet d'agir, ce qui est bénéfique, nos désirs sont-ils pour autant, eux, bons ? En effet, ce qui m'est plaisant peut ne pas l'être pour autrui. Dans le cas du shopping, qui est un exemple parlant du phénomène de tentation envers lequel l'homme est continuellement confronté, nous pouvons désirer un objet et l'acquérir (et donc, céder à une pulsion), et pour autant cette action n'est pas forcément bénéfique pour tous. [...]
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