Dom Juan, Molière, pièce de théâtre, comédie, amour, hypocrisie, mensonge, critique
Ce texte est un extrait de la scène 1 de l'acte I de la pièce Dom Juan, écrite par Molière en 1665. Cette pièce met en scène un grand séducteur, Dom Juan, accompagné de son valet, Sganarelle. Cette première scène sert de scène d'exposition et présente les deux personnages principaux de la pièce. Dans cet extrait, Sganarelle dialogue avec Gusman et lui présente « quel homme est Dom Juan ».
Ainsi, quel est le portrait dépeint par le valet de son maître ?
[...] Cette peur lui fait presque nier avoir confié tout cela à Gusman, à la fin de l'extrait : Sganarelle semble se rétracter en disant « cela m'est sorti un peu bien vite de la bouche » (ligne tentant de nuancer ses propos. De plus, il menace Gusman de le traiter de menteur si jamais il en vient à répéter tout cela à Dom Juan : « s'il fallait qu'il en vînt quelque chose à ses oreilles, je dirais hautement que tu aurais menti. » (Ligne 44-45). [...]
[...] Dom Juan, Scène Acte I - Molière (1665) - Dans quelle mesure Sganarelle brosse-t-il un portrait ambigu de Dom Juan ? Ce texte est un extrait de la scène 1 de l'acte I de la pièce Dom Juan écrite par Molière en 1665. Cette pièce met en scène un grand séducteur, Dom Juan, accompagné de son valet Sganarelle. Cette première scène sert de scène d'exposition et présente les deux personnages principaux de la pièce. Dans cet extrait, Sganarelle dialogue avec Gusman et lui présente « quel homme est Dom Juan ». [...]
[...] Dans cette longue tirade, Sganarelle critique fortement Dom Juan en le présentant comme un grand libertin. Il commence par le qualifier du « plus grand scélérat que la terre n'ait jamais porté » (ligne ce qui résume la manière dont il le considère. Cette définition est suivie d'une énumération de divers qualificatifs tous plus négatifs les uns que les autres. A travers cette énumération, on apprend que Dom Juan ne croit en rien (« un hérétique, qui ne croit ni Ciel, ni Enfer, ni loup-garou » lignes 21-22), qu'il est un séducteur prêt à tout pour arriver à ses fins (« avec elle il aurait encore épousé toi, son chien et son chat » lignes 26-27, « c'est un épouseur à toutes mains » lignes 28-29). [...]
[...] Enfin, Sganarelle renforce encore l'effet de ce portrait en disant que ce n'est « qu'une ébauche du personnage » (ligne impliquant que la réalité est encore pire. Cependant, Sganarelle est le valet de ce personnage et doit donc lui être fidèle, en raison de son devoir de valet mais aussi de la peur qu'il lui inspire : « la crainte en moi fait l'office du zèle, et me réduit d'applaudir bien souvent à ce que mon âme déteste. » (Lignes 40-41). Cette fidélité est même présentée comme une véritable obligation : « il faut que je lui sois fidèle » (lignes 38-39), on a l'impression ici que Sganarelle n'a pas le choix et que c'est une force qui le dépasse. [...]
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