Corneille, Le Menteur, mensonge comique, comédie, théâtre comique, mensonge dramatique, action dramatique, Dorante, comique de caractère, comique de situation, quiproquo, réflexion morale, vérité, théâtre classique, relations humaines, art oratoire, langage comique, tromperie, faux-semblant, rire, équilibre social, mensonge, réflexion, complication, dévoilement, joute verbale, réflexion sociale, pièce de théâtre, absurde
Le théâtre comique se nourrit volontiers de tromperies, de quiproquos et de faux-semblants. Dans Le Menteur (1644), Corneille place le mensonge au coeur de son intrigue en faisant de Dorante un personnage incapable de dire la vérité, non par nécessité, mais par goût.
[...] Le spectateur rit autant de la virtuosité du discours que de son inutilité. Le mensonge devient ainsi un art oratoire, un feu d'artifice verbal qui illumine la scène. Cependant, réduire le mensonge à une simple fonction comique serait insuffisant. En réalité, il constitue le principe organisateur de l'intrigue. L'action progresse uniquement parce que Dorante ment : sans ses inventions, il n'y aurait ni malentendus, ni conflits amoureux, ni retournements de situation. Chaque acte repose sur une nouvelle fiction inventée par Dorante, qui entraîne des conséquences concrètes : rivalités amoureuses, projets de mariage, interventions paternelles. [...]
[...] Le mensonge n'est pas un ornement, mais un déclencheur d'événements. Il agit comme une force centrifuge qui déséquilibre sans cesse l'ordre social et sentimental. De plus, le dénouement lui-même dépend du mensonge. La révélation finale - l'aveu contraint et la mise à nu des tromperies - permet le retour à l'ordre. Ainsi, l'action dramatique suit une logique claire : mensonge, complication, dévoilement. Le mensonge est donc bien le moteur qui fait avancer la machine théâtrale. Enfin, Corneille ne se contente pas d'exploiter le mensonge pour divertir. [...]
[...] Le Menteur - Pierre Corneille (1644) - Le mensonge est-il seulement un ressort comique ou constitue-t-il le véritable moteur de l'action dramatique ? Dans Le Menteur, le mensonge est-il seulement un ressort comique ou constitue-t-il le véritable moteur de l'action dramatique ? Le théâtre comique se nourrit volontiers de tromperies, de quiproquos et de faux-semblants. Dans Le Menteur (1644), Corneille place le mensonge au c?ur de son intrigue en faisant de Dorante un personnage incapable de dire la vérité, non par nécessité, mais par goût. [...]
[...] Dans Le Menteur, le mensonge est bien plus qu'un simple ressort comique. S'il provoque le rire par son extravagance et les situations qu'il engendre, il constitue surtout le véritable moteur de l'action dramatique, organisant l'intrigue de bout en bout. Par ce procédé, Corneille parvient à allier efficacité théâtrale et réflexion morale, faisant du mensonge à la fois un jeu, un danger et un révélateur des faiblesses humaines. Sous les éclats de rire, la vérité finit toujours par frapper à la porte - et elle n'est jamais complètement drôle. [...]
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