Mon Premier Voyage, Jean Cocteau, voyage, récit, littérature populaire, tourisme, journalisme, auteur engagé, poésie, surréalisme, accès à la culture, masses populaires, Jules Verne, démocratisation de la culture
Écrivain et artiste surréaliste reconnu, Jean Cocteau a pu déployer une panoplie artistique large durant l'étendue des années 1930. Il en a ainsi profité pour se diversifier et utiliser son engagement pour des arts proches du grand public, du théâtre, au cinéma, en passant par la musique. Il s'est ainsi rendu plus accessible en proposant son influence sur d'autres sphères pendant la période, ce qui a eu des retombées spectaculaires concernant la promotion et la diffusion de la culture aux masses populaires.
[...] Avec les moyens de l'époque, il parvient effectivement à faire le tour du monde en 80 jours. Il avait lui-même posé comme conditions de sa rémunération d'arriver en temps et en heure. À l'occasion de ce voyage, Jean Cocteau rencontre notamment Charlie Chaplin accompagné de son épouse de l'époque Paulette Godard. L'échange entre les deux artistes monumentaux n'est pas facile parce que Charlie Chaplin ne parle pas plus français que Jean Cocteau, tout érudit qu'il soit, ne parle pas anglais : « Je ne parle pas l'anglais. [...]
[...] Le livre de poche ayant participé à une certaine démocratisation de la culture. On peut d'ailleurs préciser à ce sujet que l'?uvre de Jules Verne elle-même est apparue sous la forme de feuilletons : « l'?uvre de Jules Verne parut initialement comme feuilleton dans le quotidien Le Temps, du 6 novembre au 22 décembre 1872 »7. - Le public assiste en direct au tour du monde de Cocteau. Cela lui permet au lecteur de sentir comme s'il était avec lui. - Le format du journal est justement plutôt populaire. [...]
[...] C'est la langue vivante, la plus vivante de toutes, qui naît de la volonté de correspondre coûte que coûte, la langue des mimes, la langue des poètes, la langue du c?ur »2. Dans son approche des différents pays qu'il traverse, Jean Cocteau explique que de rester si peu dans un pays est plus un avantage qu'un inconvénient. Il fait le parallèle avec le regard que l'on peut porter sur un individu. Il explique que ce qu'il nomme « le coup d'?il rapide »3 est souvent plus pertinent que l'avis que l'on va avoir une fois que l'on révise son jugement. [...]
[...] Cendrars propose une approche directe à la fois de la littérature et de la vie, indissociables chez le poète : « Ce faisant, Cendrars construit une posture originale, qui magnifie le rôle du créateur littéraire en prise directe sur le monde (authenticité, oralité, vie), au détriment des appropriations secondes des éditeurs savants (falsification, écriture normée, bibliothèque) »12. Pour Cendrars, la littérature est fondamentalement associée à la vie : « Je ne trempe pas ma plume dans un encrier mais dans la vie »13. De la même manière que Jean Cocteau, Cendrars va donc s'inspirer de sa vie et notamment dans les voyages qu'il fait. [...]
[...] Poésie et récit de voyage Si l'on veut citer d'autres auteurs qui ont pu associer récit de voyage et littérature, on peut citer Blaise Cendrars. Il a d'ailleurs ce point commun à la fois avec Joseph Kessel et Jean Cocteau d'avoir collaboré au journal Paris-Soir qui se présentait comme un lieu d'effervescence intellectuelle et créatrice entre les deux guerres. Comme Jean Cocteau, Cendrars s'inspire de son expérience personnelle pour écrire son ?uvre à ceci près que toute l'?uvre de Cendrars est inspirée de voyages dans la mesure où le voyage est intrinsèquement lié à la fois à la vie et à l'?uvre de Blaise Cendrars là où le Tour du monde en 80 jours est un épisode dans l'?uvre et la vie de Jean Cocteau. [...]
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