Corniche Kennedy, Maylis de Kerangal, roman, abécédaire, adolescence, amour, addiction, intégration, classe sociale, féminisme, autorité
Ce document contient un abécédaire du roman Corniche Kennedy de Maylis de Kerangal.
[...] Cow-boys contre indiens. Gendarmes contre plongeurs ». Ils s'amusent à les provoquer et cela ne fait qu'empirer la situation jusqu'à ce que les jeunes se risquent même à sauter de nuit : « sauter de nuit, ils ne l'ont jamais fait. » C comme corniche Il s'agit du lieu central du roman, là où s'articule l'histoire, le point de convergence de tous les adolescents, venant dans le but de s'éloigner de la dure réalité et de s'amuser. Il s'agit tout aussi bien de l'enjeu du conflit, d'un côté il y a le territoire animé par la jeunesse, de l'autre le commissariat, dirigé par les adultes qui souhaitent les expulser définitivement de celui-ci : « on lança la chasse aux enfants de la corniche. [...]
[...] Corniche Kennedy - Maylis de Kerangal (2008) - Abécédaire F comme Folie Les enfants de la Plate, malgré leur connaissance du danger des plongeons, continuent à sauter, alors que les forces de l'ordre multiplient les arrêts et les descentes à la Plate. Ils risquent leur vie, expérimentent la transgression et franchissent les limites humaines de la raison : « Il existe un troisième plongeoir. Celui-là est dangereux, tout le monde le sait. » C'est ce sentiment et cette volonté de ne pas revenir à la réalité qui va faire durer l'?uvre. [...]
[...] I comme intégration Quand Suzanne arrive dans le groupe de la Plate, la question de l'accepter ou non vient. Eddy le chef, dit qu'elle saute avec eux, donc elle appartient aussi au groupe, mais d'autres pensent le contraire, car elle vient d'une autre classe sociale ou car il s'agit d'une fille : « elle est pas claire cette meuf, Elle est pas comme nous ». Ce mot est important dans l'?uvre car le problème de la tolérance des autres se pose. H comme humain Lorsque les garçons ne comprennent pas pourquoi Eddy a accepté Suzanne dans le groupe, Mickaël fait des remarques sexistes, en désignant Suzanne par les plaisirs qu'elle pourrait donner à Eddy et non pas par sa personnalité et sa qualité d'humaine « tu la kiffes ou quoi, cette meuf ? [...]
[...] « C'est une soif formidable. Sylvestre n'y résiste plus, reçoit la vague dans sa bouche avide, la reçoit comme un bienfait, ça dégouline le long de son menton et ça fuit dans son cou, il garde les yeux clos et glougloute jusqu'à ce qu'il se sente immunisé par l'alcool, purifié par la biture. » S comme sensualité L'amour et les relations amoureuses est une des trames clés du roman. Entre le rapprochement de « Mario et Suzanne, bouches ouvertes collées » qui l'appelle « princesse » et le flirt entre Suzanne et Eddy (« espère lui aussi qu'elle va le toucher »), il s'installe un conflit entre Eddy et Mario. [...]
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