La Vie et demie, Sony Labou Tansi, pièce de théâtre, théâtre de l'absurde, pouvoir, tyrannie, violence, science-fiction, peur, solitude, nature humaine
De son vrai nom Marcel Ntsoni, Sony Labou Tansi est né en 1947 au Congo belge. Poète, dramaturge et romancier, il est reconnu sur la scène littéraire internationale dès 1973 en décrochant le premier prix du concours de théâtre interafricain. [...]
Traduite dans le monde entier, son oeuvre en fait aujourd'hui l'un des plus grands auteurs africains.
[...] Le roman s'ouvre d'ailleurs sur le meurtre de Martial, le père de Chaïdana. Seulement dans cette fable à mi-chemin entre l'absurde et la science-fiction, Martial refuse de mourir et revient hanter le Guide, tout simplement parce qu'il "ne veut pas mourir de cette mort". Cette révolte initiée par Martial, Chaïdana va la poursuivre jusqu'à l'extrême, en offrant son corps aux dignitaires qui vont se succéder à la tête du régime, pour mieux les éliminer sans vergogne les uns après les autres, dans la chambre n°38 de l'hôtel au nom éponyme du roman. [...]
[...] La Vie et demie - Sony Labou Tansi (1979) De son vrai nom Marcel Ntsoni, Sony Labou Tansi est né en 1947 au Congo Belge. Poète, dramaturge et romancier, il est reconnu sur la scène littéraire internationale dès 1973 en décrochant le premier prix du Concours de théâtre interafricain organisé par RFI (avec Je soussigné cardiaque). Élu député en 1992, il ne mâche pas ses mots en interpellant par exemple François Mitterrand ou Jacques Chirac, notamment sur la complaisance coupable de la France envers les dictateurs africains. [...]
[...] La solitude. La plus grande réalité de l'homme c'est la solitude. Quoi qu'on fasse. Simulacres sociaux. Simulacres d'amour. Duperie. Tu es seul en toi". Seule la solitude permet à l'Homme d'affronter la violence et la peur qui va avec. [...]
[...] L'Histoire n'est donc qu'un éternel recommencement. Si la violence est présente dans l'intégralité du roman, elle l'est à un point qui interroge forcément sur son utilité et son sens. L'histoire débute en effet par le meurtre insoutenable de Martial, et la débauche de détails concernant son supplice montre d'emblée une violence doublée d'un sadisme poussés à leur paroxysme : " le Guide Providentiel eut un sourire très simple avant de venir enfoncer le couteau de table [ . ] Le sang coulait à flots silencieux de la gorge de la loque-père. [...]
[...] Quelques années après la publication de La Vie Et Demie, il écrira dans le roman L'Anté-peuple : " l'Afrique, cette grosse merde où tout le monde refuse sa place. Un merdier, un moche merdier ce monde Ni plus ni moins qu'un grand marché de merde." Auteur, tour à tour poète et roi de la formule hautement prosaïque, sa violence en fait un écorché vif dont l'oeuvre ne peut laisser indifférent. BIBLIOGRAPHIE Sony Labou Tansi, La Vie Et Demie, Seuil, 1979. Sony Labou Tansi, L'Anté-peuple, Seuil 1983. Eugène Ionesco, Notes et Contre-Notes, Folio / Essais, 1991. Eugène Ionesco, Rhinocéros, Gallimard, 1972. Colson Whitehead, Zone Gallimard, 2014. [...]
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