Victor Hugo, Napoléon III, Second Empire, DDHC Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, coup d'Etat du 18 Brumaire, démocratie, exil de Guernesey, Napoléon Bonaparte, Paris, XIXe siècle, répression, dictature, littérature, morale humaine, plébiscite, vote, décret du 9 janvier 1852, censure de la presse, paupérisation, résistance, oppression, critique
Dans un contexte de guerres et de conquêtes, un enfant du nom de Victor Hugo, né en 1802, voyage à travers l'Europe pour suivre ses parents qui, se disputant régulièrement, ne fournissent pas au garçon une situation stable. L'enfance sans père, à Paris, et l'éducation sérieuse, mais plutôt libre dispensée à Victor et ses frères l'introduisent dès lors dans le monde des lettres latines, où morale et philosophie jouent un grand rôle, mêlées à la sagesse et l'harmonie avec la nature qui caractériseront plus tard les oeuvres romantiques de Victor Hugo. Alors que Napoléon I perd peu à peu son influence, les conflits entre les parents de Victor, Léopold Hugo et Sophie Trébuchet, s'intensifient. Cette dernière, alors que ses enfants demeurent sous sa garde, ne cache plus sa colère envers Napoléon, tandis que son ex-mari, le père des garçons, peiné par la déchéance de l'Empire, tente à tout prix de les éloigner de leur mère, allant jusqu'à les placer dans ce qui sera la deuxième étape importante de leur formation : une pension stricte qui, au lieu de brider leur génie créatif, lui permettra de s'envoler. En effet, dans le cadre austère et rigide du pensionnat, Victor et Eugène Hugo, déjà adolescents, se lancent dans le théâtre. Ils y font participer leurs camarades et organisent même une sorte de contre-pouvoir au sein de l'internat. C'est Victor qui écrit les pièces, des vers, des milliers de vers, alors que cette activité est interdite par le directeur de la pension ; et grâce à l'amitié d'un jeune surveillant, il envoie l'un de ses poèmes au concours de l'Académie française. C'est un succès. Moins brillante fut cependant la chute finale de Napoléon, qui, après l'île d'Elbe et les cent jours, s'exile à Saint-Hélène pour y mourir...
[...] Une période de censure sévère La plupart des journaux républicains disparaissent et de nouveaux décrets (février la mars 1852) enlèvent toute liberté à la presse, placée sous le contrôle d'un ministère Police. Cela n'est pas apprécié par Hugo puisque celui-ci est un partisan de la liberté et surtout celle de l'écriture. Nous, préfet de police, Arrêtons ce qui suit : Art. ler. - Tout rassemblement est rigoureusement interdit. II sera immédiatement dissipé par la force. Art - Tout cri séditieux, toute lecture en public, tout affichage d'écrit politique n'émanant pas d'une autorité régulièrement instituée, sont également interdits. [...]
[...] Cette tentative de prolonger sa présence à la tête de l'État n'échappe pas à Victor Hugo, qui s'insurge, comme la gauche qui l'applaudit vivement. Louis Napoléon Bonaparte est un futur empereur, un futur tyran, il a pour but de suivre les traces de son oncle, et Hugo le sent : il évite la révision de la Constitution demandée par Louis Napoléon par un discours véhément. Quand le prince président - comme le neveu de Napoléon Ier est également appelé - organise un coup d'État pour affirmer son pouvoir et évincer cette Assemblée qui le contredit, Hugo réagit. [...]
[...] Quels sont les aspects spécifiques de la politique de Louis Napoléon Bonaparte critiqués par Victor Hugo et de quelle manière le sont-ils ? La France, depuis la fin du XVIIIe siècle, est le cadre de nombreux changements de régimes politiques . Après la révolution de 1789, une première République, symbole de la liberté et du pouvoir du peuple française, est mise en place. Les valeurs défendues à l'époque s'encrent dans les mémoires : c'est la fin d'un monde où le faible est serviteur ; le peuple devient Chef d'État ; la liberté individuelle, jusqu'alors ignorée, est reconnue. [...]
[...] A-t-il rempli ces conditions de presse libre, de réunions libres, de tribune libre, d'affichage libre, de colportage libre, d'enquête libre ? Un immense éclat de rire répond, même à l'Élysée. [ . ] Quoi je ne sais rien de ce qui s'est passé On a tué, égorgé, mitraillé, assassiné, et je l'ignore On a séquestré, torturé, expulsé, exilé, déporté, et je l'entrevois à peine Mon maire et mon curé me disent : Ces gens-là qu'on emmène liés de cordes, ce sont des repris de justice Je suis un paysan, je cultive un coin de terre au fond d'une province, vous supprimez le journal, vous étouffez les révélations, vous empêchez la vérité de m'arriver, et vous me faites voter Quoi dans la nuit la nuit la plus profonde Quoi à tâtons Quoi vous sortez brusquement de l'ombre un sabre à la main, et vous me dites : vote et vous appelez cela un scrutin [ . [...]
[...] » Ce texte, un des plus touchants du recueil, se découpe en plusieurs parties. Tout d'abord, un récit, des vers 1 à 25 se hiérarchise lui-même en différents passages : le premier vers expose le constat net et sans équivoque de cet enfant mort, tués de deux coups de feu. Puis le contexte, le cadre simple du logis, les détails réalistes qui rendent la scène réelle, présente devant les yeux laissent place aux personnages : la grand-mère, le narrateur et ses amis, discrets à tel point qu'on les remarque à peine . [...]
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