Syrie, conflit syrien, crise syrienne, violence, tensions politiques, Ahmed-Al-Charaa, Bachar El-Assad, guerre civile, Alaouites, Sunnites, droits de l'Homme, Religion, OSDH Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, réfugiés syriens, Défense et sécurité, terrorisme, instabilité politique, islamisme, salafisme, droits des minorités, résolution de conflit, paix, processus de paix
Ce document vous propose une analyse de la crise syrienne, des pertes humaines tragiques qui en découlent et de la politique depuis la chute de l'ancien président Bachar El-Assad à travers 3 articles du Monde, parus en 2025.
[...] Les journalistes rappellent les préjugés dont font face les Alaouites en Syrie, étant assimilé au clan Assad. Ils ne sont plus jugés individuellement, mais de par leur confession, déshumanisant ainsi toute une partie de la population syrienne. Certes un clan Assad est toujours existant et avait commis des massacres quelques jours précédent cette riposte, mais le journal ne manque de rappeler que « des civils ont été pris pour cible » indépendamment de leur confession. Se dresse donc le tableau d'une vengeance communautaire À travers les différents articles du journal dont l'article intitulé « La communauté alaouite de Banias, en Syrie, raconte l'enfer et compte ses morts : « Les survivants, ce sont ceux que les familles sunnites ont cachés », il est possible de retracer le portrait des différentes victimes des massacres qui sont essentiellement des civils « pris pour cible en marge des combats meurtriers ». [...]
[...] L'absence d'humanité est également pointée par des verbatims tel que « Je suis tombé à leurs genoux, je leur ai embrassé les pieds et les mains pour qu'ils le laissent en vie » et le fait d'affirmer que des vidéos et des images de ces massacres sont pris et diffusés. II. Le récit politique muet Le Monde ne manque pas d'identifier les parties de ces affrontements. Il s'agit essentiellement des factions sunnites islamistes appuyant le gouvernement intérimaire d'Ahmed Al-Chaara. Ce gouvernement s'est également appuyé sur des combattants étrangers. [...]
[...] Le Monde dresse l'image d'un président pris par sa propre stratégie, et essaie d'en atténuer l'apparence en minimisant les violences en évoquant des « actes isolés ». Conclusion Le Monde retrace, à travers ces différents articles, l'image d'une Syrie faisant l'objet de tensions confessionnelles et politiques dont les dégâts humains sont inimaginables, mais aussi dont les essentiels victimes sont les civils souvent éloignés des clans politiques. Sur le plan politique et face aux violences et massacres, un président intérimaire pris par son propre jeu d'alliances et devant faire face à ses milices ayant orchestré les exactions, sans pour autant avouer sa part de responsabilité. [...]
[...] D'autant plus que le choix des titres des différents articles incarne la terreur relatée par le journal. Ce choix de donner la parole aux habitants illustre la volonté du journal de mettre en avant les terreurs vécues par les habitants, lui conférant ainsi une dimension humaine et tragique. Le journal souligne un cycle de terreurs constants dans lequel sont ancrés les différents syriens. Effectivement, est rappelé à travers les témoignages que douze ans plus tôt les habitants du village avaient assisté à des massacres similaires, mais provenant cette fois-ci des milices pro-Assad. [...]
[...] Or, cela ne semble pas être la logique du régime syrien actuel, ni de ses factions militaires. En effet, le mois de mars 2025 commence en Syrie par des scènes de violence macabre et d'une ampleur inédite. Depuis la chute de l'ancien président Bachar El-Assad, le 8 décembre 2024, une forte vague d'inquiétude s'est faite sentir au sein des différentes communautés syriennes, en particulier chez les Alaouites, communauté dont était issu l'ex-président. Cette communauté était, pour certains, considérée comme protégée par le président déchu. [...]
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