Littérature française, écriture, lecture, fiction, quête de sens, néoplatonisme, poésie, roman, interprétation, description, mystère, errance, sens de la vie, existence, pacte de lecture, imagination, réel, beauté, plénitude, courage, Annie Dillard, Rabelais, Madame de la Fayette, Jacques Poulin, Ovide, Platon, Samuel Beckett, Cendrars, foi, espoir, éveil, lecteurs, écrivains, création
« Pourquoi lisons-nous sinon dans l'espoir d'une beauté mise à nu, d'une vie plus dense et d'un coup de sonde dans son mystère le plus profond ? Pourquoi lisons-nous sinon dans l'espoir que l'écrivain rendra nos journées plus vastes et plus intenses, qu'il nous illuminera, nous inspirera sagesse et courage, nous offrira la possibilité d'une plénitude de sens ? Encore et toujours, nous avons besoin d'éveil » (Annie Dillard, En vivant, en écrivant 1989).
[...] Parmi les mythes fondateurs de la question de l'errance on retient Ulysse. Pendant 20 ans, Ulysse est loin de chez lui. Ce qui l'anime sur la fin c'est l'idée de retrouver son foyer. On retrouve ce thème de retour à la maison dans les deux romans que sont Volkswagen Blues de Jacques Poulin et Allah n'est pas obligé d'Amadou Kourouma. Le personnage de Théo chez Poulin va être moteur du retour au foyer, il se rappelle les souvenirs. Ulysse est en errance à cause de son outrage à Poseidon (épisode du cyclope). [...]
[...] Ainsi nous allons tourner notre travail vers la problématisation suivante : Comment l'écrivain par son travail d'écriture, propose un fil de lecture et une quête de sens ? D'abord nous traiterons de l'écriture et de la lecture, avant de passer à la figure de l'errance et du mystère pour terminer avec la notion de plénitude de sens, en allant au-delà de l'espoir. D'abord, la notion de lecture et de création du livre entame une réflexion sur l'écriture. Une réflexion qui pose la question de la légitimité : à partir de quel moment une oeuvre est-elle légitime ? [...]
[...] Chez Poulin, cette errance est une errance géographique et un parcours de l'Histoire américaine (histoire de la conquête de l'Ouest, histoire des explorateurs?). L'errance a donc pour corolaire une découverte historique. Ceci faisant d'ailleurs écho à la notion de sagesse explicitée dans la citation. C'est l'idée que l'écriture apporte la connaissance. Quand la citation nous dit « Nous avons besoin d'éveil », on comprend donc que l'écriture est une ouverture sur le monde. C'est donc bien chez Poulin, découvrir les cultures. L'errance d'Ulysse c'est aussi la rencontre de beaucoup de monde, l'idée d'un voyage à la rencontre de l'autre, l'idée d'altérité. [...]
[...] Poétique car il est porteur d'un travail précis de la langue et de son sens. Le mythe et la poésie auraient alors une mission commune : tracer un retour possible vers l'apogée du genre. C'est ainsi via le nom que doivent s'organiser les mots du créateur. Même si le sens premier du mot est perdu. Ainsi, Platon reconnaissait au mythe un sens allégorique et/ou spirituel. Quand on parle de ne?oplatonisme, on traite d'un instrument de la connaissance. Le néoplatonisme a été déterminant dans l'histoire de la pensée occidentale. [...]
[...] l'idée de se référer aux dieux et aux héros. De plus il est aisé de constater une affinite? particulière entre la poésie et le mythe. Par exemple, Les Me?tamorphoses d'Ovide sont des fables consacrées l'origine des noms. Pour Ovide, la poe?sie a pour dessein de relater la source des mots. Le recours au genre poétique permet alors d'en revenir à l'e?re premie?re avec la présence de noms communs, relatifs à la faune ou la flore comme : cygne, alcyon, araignée, hyacinthe?. [...]
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