Achats, innovation collaborative, révolution numérique, recherche d'innovation, CICE Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi, recherche et développement, stratégie d'innovation, avancée technologique, Commission Attali
C'est dans le contexte d'un début de XXIe siècle particulièrement troublé, mais aussi particulièrement prometteur, alors que les avancées technologiques et commerciales changent des facteurs allant de la durée de vie d'un produit à l'organisation de la gestion de sa chaîne logistique (le terme anglais de « supply chain management est nettement plus connu), alors que la concurrence mondiale est plus accrue que jamais, que la recherche d'innovation s'est trouvée mise au coeur des ambitions de toutes les parties prenantes, y compris des États y voyant un moyen, par la modernisation de l'économie, d'améliorer ses performances. Ce n'est ainsi pas une surprise que le rapport de la « Commission Attali » sur la « libération de la croissance française », commandé sous la présidence de Nicolas Sarkozy en France, préconise notamment de mettre en place des mesures fiscales favorables à l'investissement et à l'innovation pour gagner en compétitivité - des dispositifs mis en place tels que le Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE) démontrent l'intérêt donné à ces idées.
La recherche d'innovation elle-même, cependant, doit se faire dans des cadres appropriés et compréhensifs des opportunités, mais aussi des nouveaux défis que sont les avancées technologiques actuelles, dans un monde globalisé et numérisé où l'appropriation des innovations par de tierces parties rend les retours sur investissement plus périlleux. Les entreprises doivent donc mettre en place des structures d'investissement viables et efficaces.
La fonction Achats, notamment, a évolué au cours de ces dernières années pour répondre aux nouveaux business models.
[...] Des attentes complémentaires du secteur public ? Nous avions évoqué dans le cadre de nos hypothèses la question du secteur public dans la collaboration pour l'innovation. Nos recherches nous ont permis de faire apparaître qu'il existait bien en effet un nombre croissant de structures de collaboration mixtes entre entités privées et publiques, et même d'autres types de structures encore - citons par exemple le milieu des organisations non gouvernementales dans certains domaines spécifiques ; mais surtout, nous devrions citer les citoyens eux-mêmes. [...]
[...] Avec une limite majeure : par définition, l'innovation n'est à l'heure actuelle pas encore « découverte », l'on ne peut même dire quelle sera la meilleure manière de la découvrir. Dans un contexte de bonne santé économique continue, tel que celui des économies occidentales durant les Trente Glorieuses (1945-1973) le sujet que nous allons évoquer, lié à l'importance de l'innovation, pourrait sembler superflu : les techniques et biens à disposition se suffiraient à eux-mêmes pour garantir notre prospérité et notre bien-être. Pourtant, depuis près d'un demi-siècle, nous ne pouvons plus prétendre à un tel optimisme, les crises s'étant succédées de la crise pétrolière de 1973 jusqu'à la crise financière et économique survenue à partir de 2007-2008 et dont nous peinons encore aujourd'hui à sortir, et ce d'autant plus que le monde n'est plus tel qu'il était au milieu du XXème siècle, désormais marqué par la mondialisation et par une concurrence accrue d'entreprises et de puissances économiques de plus en plus nombreuses et diversifiées. [...]
[...] Cela implique - comme d'ailleurs dans tout partenariat, mais à plus forte raison ici - de savoir faire des compromis acceptables pour toutes les parties. Y compris, entre autres, dans le secteur de la gouvernance. Le leadership tournant, condition de la réussite ? Nous nous interrogions dans nos hypothèses sur la manière de gérer un enjeu en particulier, à savoir celui du leadership de l'innovation collaborative. Une problématique toujours sensible lorsqu'il s'agit d'associer deux entités indépendantes. Dans des secteurs tels que l'informatique, des expériences de leadership tournant ont apporté des résultats intéressants. [...]
[...] Objectivement, le consortium semble tenir la route et être prometteur, en particulier les cadres de discussion sont bien établis. Pourtant, la situation se désagrège. Les raisons sont multiples : le fournisseur revient sur ses engagements, après il est vrai avoir changé de propriétaire, un cas de figure loin d'être rare dans le milieu entreprenarial ; dans le même temps, en aval, un autre partenaire fait face à des évolutions à la fois de sa structure (rachat) et de la conjoncture (éclatement de la bulle internet). [...]
[...] L'étude Agil Buyer confirme objectivement cette hypothèse. Les entreprises, par le biais de leurs services Achats, ont fortement fait évoluer leur manière de s'adresser, de travailler avec, et même d'exiger de leurs fournisseurs, en s'octroyant un poids désormais beaucoup plus modeste et équilibré dans cette même relation. Les services Achats attendent désormais d'un fournisseur, non plus seulement qu'il honore sa part du contrat, mais aussi de pouvoir le fidéliser - on parle bien désormais de fidélisation du vendeur, non de l'acheteur - dès lors qu'il répond aux critères élémentaires de qualité et de professionnalisme. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture