Le sujet « la vie est une parenthèse dans le néant » pourrait être reformulé comme « l'être apparaît temporairement dans le non-être ». (...)
[...] « La vie est une parenthèse du néant » Le sujet « la vie est une parenthèse dans le néant » pourrait être reformulé comme « l'être apparaît temporairement dans le non-être ». Après analyse, cela semble contradictoire pour deux raisons : il ne peut y avoir d'être du non-être, enfin l'être est immuable et ne peut être temporaire. Mais la définition de la « vie » elle-même est compliqué : c'est un être en changement, en évolution, qui semble lui-même ne pas correspondre à l'idée de stabilité ou d'immuabilité de l'être ; aussi, la vie a pour corrélat la mort, et la mort nous semble être un non-être. [...]
[...] La mort, elle, produit une illusion de non-être alors qu'elle est aussi un être. Dans une deuxième partie, nous nous interrogeons cependant sur la pertinence de la réflexion sur l'être : en effet, nous avons tout d'abord analysé la vie sous l'angle de l'être et du non-être, mais si nous analysons cette fois-ci l'être et le non-être sous l'angle de la vie, alors l'être semble temporaire et lié à la vie, tandis que le non-être apparaît à la mort. En effet, si l'être s'aborde du point de vue de l'être vivant, tout disparaît une fois qu'il meurt, laissant place au non-être. [...]
[...] Cependant, la vie, notamment humaine, à une faculté incroyable de pouvoir mettre le monde en parenthèse, de le « néantiser » selon l'expression de Sartre. Mettre le monde en parenthèse, dans le néant, est une fonction essentielle de la vie qui permet la liberté, de s'affranchir de la « rigidité » et de la détermination de l'être du monde. Dire que le monde est être et non-être est possible du point de vue de la vie. [...]
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