Libre arbitre, pouvoir, action, intention, volonté, Descartes, Saint-Augustin, Rousseau, Kant, éthique, morale humaine, désir, inconscient, liberté
Dans la conscience collective, il est admis que l'Homme se distingue de l'animal par sa conscience, son libre arbitre et son intelligence. [...]
Ainsi, dans la quête pour comprendre la nature de l'Homme et ses actions, trois concepts clés émergent : le pouvoir, l'action et l'intention. [...]
Pourtant, l'Homme se trouve parfois confronté à des actions qui semblent aller à l'encontre de ses propres désirs et intentions.
[...] Peut-on agir contre ses propres intentions ? Introduction Dans la conscience collective, il est admis que l'Homme se distingue de l'animal par sa conscience, son libre-arbitre et son intelligence. Ainsi, on admet que l'animal est soumis à ses instincts, alors que l'Homme, en se civilisant s'est donné la capacité d'y résister. Ainsi, dans la quête pour comprendre la nature de l'Homme et ses actions, trois concepts clés émergent : le pouvoir, l'action et l'intention. Le pouvoir d'agir, que ce soit sur le plan pratique ou moral, façonne nos actions, tandis que nos intentions, conscientes ou inconscientes, donnent un sens à ces actions. [...]
[...] La source du désir et ses implications Le désir est la source primaire de l'intention et de l'action. Les philosophes s'accordent sur l'importance de s'interroger sur son origine. Demandons-nous si le désir est un choix ou une contrainte. On appellera alors « libre arbitre » le pouvoir de choisir et contrôler ce qu'on veut. La question du libre arbitre existe sans doute parce que l'Homme a pu constater sa condition par rapport à celle de l'animal. L'Homme s'est toujours considéré comme seul détenteur du cadeau divin qu'est le libre arbitre, défini par les théologiens, tels que Saint-Augustin, comme la capacité de mal agir. [...]
[...] Pour passer de l'action au pouvoir, il faut l'intention. En effet le pouvoir est défini comme la réunion des conditions pratiques et morales, et l'action comme sa manifestation. La notion de liberté est intimement liée à celle du pouvoir, car il est conditionné par la liberté naturelle et civile. Or, comme l'affirme Descartes, il n'y a de liberté que s'il y a un choix, c'est-à-dire qu'on ne peut pas affirmer avoir le pouvoir d'accomplir une action si celle-ci est une obligation. [...]
[...] Le devoir moral d'honnêteté de l'homme le fait hésiter, en cela Kant voit une forme de liberté, bien qu'elle soit tronquée par l'existence de l'obligation légale. Pour Jean-Paul Sartres l'autorité n'est pas un frein à la liberté de l'Homme, il considère qu'il est radicalement responsable de tous ses actes. Dans cette perspective, la liberté de l'Homme est totale et repose entièrement sur des conditions pratiques. Conclusion Dans cette exploration des concepts de pouvoir, action et intention, nous avons conclu que l'homme peut effectivement agir contre ses propres intentions. [...]
[...] Le pouvoir d'agir repose sur des conditions pratiques et des conditions morales. Il est évident que pour pouvoir effectuer une action il faut déjà être en possession des moyens physiques et matériels indispensables à sa réalisation. Mais puisque l'Homme vit en communauté, il n'est libre d'agir que si son acte respecte la condition du pacte établi en rejoignant la société, celle de n'agir qu'en faveur de l'intérêt général. « Agir » vient du mot latin « agere », signifiant « pousser devant soi ». L'action est donc une projection physique prenant la forme de gestes, de paroles, de décisions. [...]
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