Frontière, frontière germanique, système romano-germanique, limes, barbare, Europe de l'est, guerre d'expansion, Hispanie, imperium romanum, stratégie politique, stratégie militaire, Auguste, conquête, Empereur romain, testament politique, principat, Asie Mineure, plan de conquête, succession impériale, Rome, Octavien, Cornelius Balbus, La République, Germanie, princeps
Dans son testament politique destiné à glorifier le Principat qu'il avait créé, l'empereur Auguste mit une grande application à présenter toute son action politique, militaire et diplomatique pour étendre la surface du monde romain. Près d'un quart des Res gestae divi Augusti fut consacré à nommer tous les peuples et territoires connus et soumis. 55 toponymes furent utilisés dans ce texte pour mettre en avant la conquête de l'ensemble de la terra cognita. Le nom même de l'oeuvre, Res gestae divi Augusti, quibus orbem terrarum imperio populi Romani subiecit, fut un véritable marqueur des priorités politiques qui purent guider le règne du Princeps mais aussi de ses successeurs. Destiné à être affiché devant son mausolée à sa mort, il fut retrouvé en plusieurs parties dispersées en Asie Mineure. Aller au-delà des frontières connues relevait de la virtus mais entraînait surtout une grande crainte qui laissa imaginer tout un monde littéraire de fantasmes face à l'inconnu. Auguste, né Gaius Octavius Thurinus, issu de la gens Iulia, s'était en effet imposé à la tête de l'empire romain après l'étiolement de la République, consécutif à l'assassinat de Jules César en 44 avant J.-C. et à l'essoufflement du régime. Pour concrétiser son ambition politique à Rome, il dut néanmoins se débarrasser d'opposants et pour cela, recourir à l'armée.
[...] À la fin de son règne, l'empire se retrouva considérablement agrandi et pacifié. Il rallia l'Égypte, une partie de l'Afrique proconsulaire et Cyrénaïque à l'empire mais aussi la Maurétanie, la Galatie, la Thrace, la Moésie, la Rhétie, la Cappadoce, la Galatie, et encore une partie de la Germanie et toute l'Ibérie qui n'avait pas été conquise. Il instaura progressivement la notion de limes aux limites de l'empire pour protéger celui-ci des incursions barbares. Or, les tentatives d'incursion, que ce soit en Afrique du nord, en Germanie ou en Asie, ne purent être traitées qu'au cas par cas. [...]
[...] La difficulté principale pour protéger l'imperium romanum fut de repousser les barbares qui firent régulièrement des incursions. Si les romains en subirent de tous temps, allant jusqu'à voir la ville de Rome mise à feu et à sang par les gaulois de Brennus en 390 av. J.-C. Les incursions se multiplièrent ensuite surtout à partir du IIIème siècle, avec comme point d'orgue le sac de la ville de Rome en 410 par les armées d'Alaric. Sous le règne d'Auguste également, des épisodes d'incursions barbares eurent lieu. [...]
[...] Des mines de pierres et de minéraux précieux permettaient d'assurer l'approvisionnement des joaillers romains. Celle de Vipasca produisait en effet beaucoup d'or. En outre, à la fin de la République, la quasi-totalité de l'Hispanie était romaine. On considère que si le début de la conquête a eu lieu dès 218 av. J.-C., elle a été achevée par Auguste en 19 av. J.-C. Figure 2 : Carte des conquêtes romaines au nord de la péninsule ibérique contre les Cantabres et les Astures (d'après Florus et Orose). [...]
[...] L'impérialisme augustéen : étendre et organiser l'empire romain (27 avant J.-C. - 14 apr. J.-C.) Introduction Dans son testament politique destiné à glorifier le Principat qu'il avait créé, l'empereur Auguste mit une grande application à présenter toute son action politique, militaire et diplomatique pour étendre la surface du monde romain. Près d'un quart des Res gestae divi Augusti fut consacré à nommer tous les peuples et territoires connus et soumis toponymes furent utilisés dans ce texte pour mettre en avant la conquête de l'ensemble de la terra cognita. [...]
[...] Mais une révolte généralisée en Europe centrale mit à mal les troupes romaines, avec une insurrection de 200 000 hommes. Suétone en fit le récit et montra l'importance du futur empereur Tibère dans la gestion de cette crise. Il fit la guerre durant trois ans, de 6 à 9 apr. J.-C. contre toute cette armée d'insurgés26. Au final, de l'Adriatique au Danube, toute l'étendue aussi dévastée que dépeuplée fut conquise mais il ne fut pas possible de conquérir le territoire de Marbod, qui signa tout de même un traité avec Auguste afin qu'il intégrât la clientèle de ce dernier. [...]
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