Survivance des lucioles, Georges Didi-Huberman, philosophie de l'art, espoir, Sartre, existentialisme, Ernst Bloch, Hannah Arendt, Walter Benjamin, Giorgio Agamben, Pasolini, lumières, histoire de l'art, condition humaine, paradigme de la lumière, paradigme de l'image, Laura Waddington, Apocalypse, Dante, art et espoir, pessimisme, pouvoir politique
Philosophe et historien de l'art, Georges Didi-Huberman mêle ces deux matières dans le cadre de ses travaux de recherches et de ses ouvrages.
L'ouvrage Survivance des lucioles, publié aux éditions de Minuits en 2009, s'inscrit dans un paradigme dans la mesure où l'auteur reprend le principe des lumières et lucioles posé par Dante et repris par Pasoloni.
Au sein de notre humanité, la Luce n'est plus liée au Paradis, mais issue d'un pouvoir transcendant différent : en l'occurrence le pouvoir politique. C'est à travers ce paradigme que l'auteur explore les lucioles, c'est-à-dire la lumière d'âme des êtres vivants.
[...] En effet, l'ouvrage commence de cette manière : si le Paradis est condamné à briller à travers sa grande lumière « luce », il n'en demeure pas moins que les âmes mauvaises - en l'espèce les âmes terrestres - disposent également d'une petite lumière : ce sont les lucioles. Dès lors, au sein de notre humanité, la luce n'est plus lié au Paradis mais issu d'un pouvoir transcendant différent : en l'occurrence le pouvoir politique. C'est à travers ce paradigme que l'auteur explore les lucioles, c'est à dire la lumière d'âme des êtres vivants. I. Résumé de l'ouvrage A. [...]
[...] Dès lors, partant de ce constat, l'auteur propos de faire apparaître des images : ce qu'il considère comme des rêves Ainsi, la notion de pessimisme est contrée par l'auteur à travers l'usage d'une notion diamétralement opposée : celle de l'espoir qui se puise avec une force diagonale - mots que l'auteur emprunte d'Hannah Arendt page 128. Dès lors, l'ouvrage permet de repositionner la réflexion sur l'organisation du pessimisme, rendu populaire par les travaux de Benjamin notamment. L'auteur propose des grilles d'analyse pour avoir espoir, notamment en puisant sur ce qu'il considère comme des images : les ?uvres artistiques tels que les ouvrages par exemple. C'est donc un ouvrage philosophique qui s'inscrit dans un courant optimiste et salvateur. [...]
[...] Dès lors, si l'art est un moyen de rendre compte d'une philosophie de l'espoir, ses images peuvent permettent d'interroger sur la nature de notre propre éthos afin d'y faire paraître ces mots-lucioles. On retrouve en effet tout au long de l'ouvrage des moyens pour l'auteur de travailler l'éthos de l'individu qui s'appliquent directement au lecteur - ou à la lectrice - averti(e). Dans cette mesure, l'ouvrage peut être apprécié sous l'angle d'une discussion entre son auteur et ses lecteurs. En effet, l'auteur encourage ses lecteurs à développer leurs lumières en prenant plus en considération les images qu'ils reçoivent et transmettre. [...]
[...] En effet, George Didi Huberman s'appuie sur les images artistiques pour contrer le caractère pessimiste de la vie humaine développé par Walter Benjamin. En s'appuyant de plusieurs arguments - on peut par exemple citer les travaux de Laura Waddington ayant fait un métrage sur les difficultés des sans-papiers au sein de Sangatte mais ayant malgré un bonheur intérieur - il rend compte de l'importance de l'art pour diffuser ces lucioles. B. Du paradigme de la lumière à celui de l'image Au sein du chapitre 5 et ce jusque dans les chapitres suivants, on retrouve chez l'auteur un nouveau paradigme qui s'impose : celui de l'image. [...]
[...] Ainsi, l'ouvrage ouvre une fenêtre sur la pensée, les réflexions mais également sur les influences du philosophe George Didi Huberman. A travers une prolixe mobilisation de ses connaissances et compétences artistiques, l'auteur s'engage à développer des thèmes de réflexions permettant d'ouvrir le sujet concernant le pessimisme de la vie humaine - qui serait condamné à être malheureuse - et démontre l'intérêt de l'art comme source de rayonnement intellectuel mais également comme moyen de (re)croire en l'autre à travers soi. C'est dans le cadre de cette conclusion que s'engage la pensée de l'auteur mêlant le soi de l'autre. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture