Sémantique grammaticale, sémantique lexicale, article indéfini, perception sensorielle, infinitif, narration, La Rochefoucauld, grammaire, syntaxe, analyse de texte, étude de texte, théorie linguistique, terminologie linguistique, analyse littéraire, critique littéraire, littérature française
Dans cet exercice, il s'agit de répondre à plusieurs questions de sémantique concernant différents extraits de texte.
[...] Par ailleurs, un autre auteur La Rochefoucauld, dans Réflexions ou sentences et maximes morales, souligne l'utilisation au passif du verbe regarder « être regardé ». Dorénavant, le sens de ce verbe se focalise plutôt sur son aspect intentionnel et l'attitude active du sujet. Quant au verbe « voir », il signifiait au XVIème siècle, plus précisément en 1552, « percevoir par les yeux » dans l'expression « voire le jour, voir la lumière », « être vivant » (Ronsard, Les Amours, éd. P. Laumonier, t p et p. « 1585 voir le jour en parlant d'une production de l'esprit (N. Du Fail, Contes et Discours d'Eutrapel, éd. J. Assézat, t p. [...]
[...] Par contre, « regardez » qui devait être utilisé comme un participe passé qui s'accorde avec son sujet, a une équivalence sémantique orientée vers la vision, c'est-à-dire qu'il peut être substitué par voir, non par son attitude active ni par celle de voir qui est originellement passive. En ce qui concerne l'étymologie des deux verbes, nous pouvons indiquer que « regarder » provient du moyen français et de l'ancien français « reguarder », dérivé de « garder » accompagné du préfixe « re ». (S. Brendan, éd. I. Short et Br. Merrilees, 1204), « contempler sa propre image dans un miroir » (Guillaume Coquillart, Droitz nouveaulx ds ?uvres, éd. [...]
[...] L'auteur a planté l'action du présent dans le passé. - vois, décoche (ligne 6) : le présent est aussi employé ici pour rendre la narration plus vivante comme si elle se passait sous les yeux du lecteur. Donc c'est toujours le présent de narration. - respecte, traverse (ligne 10) : nous avons une sorte de pause qui n'a aucune relation au fait principal raconté. Cette digression du narrateur a un objectif méta discursif, ici pour apporter une précision explicative. La narration est alors suspendue, les actions sont interrompues. [...]
[...] L'infinitif ici est donc à valeur d'ordre. Sémantique lexicale : Etude de « regarder » en relation avec « vois » 6) : le rapprochement sémantique des deux verbes provient du fait qu'ils représentent un même type de perception sensorielle, ici la vue. Cependant les deux verbes ne possèdent pas les mêmes propriétés linguistiques. En effet, la différence émane de l'intentionnalité du sujet ou de son caractère non intentionnel. En d'autres termes, il est question de son comportement passif ou actif par rapport au procès. En réalité, il est impossible d'être maître de ce que l'on voit contrairement à la possibilité d'être maître de ce que l'on regarde. [...]
[...] Autrement, elle ne se « respecte » pas. Etude de l'emploi des infinitifs figurant en gras dans les extraits A et B : Extrait A : « Je le vois me regarder (?) ». L'infinitif est ici utilisé pour indiquer qu'un fait se produit en même temps que le verbe conjugué qui le précède. Il s'agit alors d'une simultanéité de faits. Ensuite, dans « je ne vais pas vous dire (?) », l'infinitif est employé pour désigner une action future. Donc, l'infinitif présent ici a la valeur d'un futur. [...]
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