1. Les conditions d’accès au concours DQPRM
1.1 Quel organisme organise ce concours ?
Le concours DQPRM est organisé par l’INSTN (Institut national des sciences et techniques nucléaires). C’est un organisme de formation de référence du CEA qui propose des modules.1.2 Qui peut se présenter à ce concours ?
Les titulaires d’un Master 2 en physique Médicale accrédité par des universités, comme celui de Nantes, de Lyon, de Paris-Saclay ou de Grenoble-Alpes, ont accompli le parcours académique requis. Mais ce ne sont les seuls masters. Il en est de même du Master parcours radiophysique médicale et génie biomédicale mention « électronique, énergie électrique, automatique », délivré par l’université Paul Sabatier de Toulouse. Dans ces universités, l’objectif est de faire acquérir les compétences nécessaires aux étudiants et ces dernières consistent en une maîtrise des savoirs spécialisés de physiques médicale, accompagnée de la rigueur scientifique qui est requise.1.3 Quand a lieu le concours et quel est le nombre de places ?
Concernant le calendrier du concours, ce dernier se déroule généralement en début d’année ; plus précisément en fin janvier ou en début février. Cela signifie que les inscriptions à ce concours se font en fin d’année civile.Concernant le nombre de places, l’arrêté ministériel le fixe à 80 ou 90 par année. Chaque université a un nombre limité de places. Pour l’université de Paris-Saclay, la capacité d’accueil est de 25 places par exemple. Ce numerus clausus est assez bas pour rendre le concours très sélectif. Il est donc nécessaire de bien se préparer et bien connaître le programme des épreuves.
2. Quel est le programme des épreuves de ce concours
Le jour du concours, les candidats passent trois épreuves écrites et obligatoires pour tous les candidats. Parmi ces épreuves, on distingue :- L’épreuve de Physique des rayonnements ionisants qui a une durée de 1h30 et pour coefficient 1 ;
- L’épreuve de Dosimétrie des rayonnements ionisants qui a une durée de 1h30 et pour coefficient 1 ;
- L’épreuve des Techniques d’imagerie en médecine qui a une durée de 1h30 et pour coefficient 1.
Ces épreuves communes sont : une épreuve de physique, une épreuve de mathématiques et statistiques et une épreuve de radioprotection et d’imagerie. La première épreuve consiste en une analyse documentaire et de problèmes de physique nucléaire. Il faut donc avoir compris l’interaction entre le rayonnement et la matière d’une part, et la physique ondulatoire d’autre part. La deuxième épreuve embrasse les probabilités et les statistiques appliquées à la biologie, ainsi que des outils mathématiques indispensables en physique. La troisième épreuve porte sur des questions de cours concernant le fonctionnement des dispositifs médicaux tels que l’IRM, le scanner, les accélérateurs, et sur les principes de base de la protection radiologique.
Retrouvez nos sujets corrigés du concours DQPRM :
3. Quelques conseils pratiques pour réussir le concours DQPRM
Pour réussir le concours DQPRM, il faut se procurer les annales des épreuves afin de bien s’entraîner à la fois sur le format de l’épreuve, mais aussi sur la gestion du temps qui doit être rigoureuse. Cela signifie qu’il faut se procurer les sujets des années précédentes qu’on peut trouver sur le site de l’IRSN ou de la SFPM. Il faut donc pouvoir approfondir ses connaissances en radiothérapie, en médecine nucléaire et en radiodiagnostic notamment. Il faut peaufiner son style rédactionnel afin de cultiver la clarté de son raisonnement en physique. Il faut aussi bien être en mesure de développer une rigueur scientifique significative, que d’être capable de synthétiser des notions et concepts abstraits. Il faut être informé et être à la page de l’actualité. Notamment, celle de la SFPM et de l’ASN. Ci-dessous, des exemples de questions posées sur la physique du Scanner :- « Définition de l'Unité Hounsfield (UH) : Donnez la formule de calcul de l'UH pour un tissu X en fonction de son coefficient d'atténuation linéique µx. Quelle est la valeur UH de l'eau et de l'air ? »
- « Qualité d'image : Expliquez l'influence de la tension du tube (kV) et de la charge (mAs) sur le bruit de l'image et le contraste. Comment varient ces paramètres lors d'un examen pédiatrique ? »
- « Dose patient : Définissez l'Indice de Dose de Scanner (CTDIvol) et le Produit Dose-Longueur (PDL). Comment ces indicateurs permettent-ils d'évaluer l'exposition du patient ? »
4. Les débouchés
Déjà, comme nous l’avons vu plus haut, le concours DQPRM est la principale voie qui mène à l’exercice du métier de physicien médical, aussi connu sous le nom de radiophysicien. Donc, compte tenu de cela, les domaines directement concernés sont les suivants : l'exercice de la radiothérapie (où l’expert est en charge de la dosimétrie qui consiste à calculer les doses de rayonnement hostiles aux tumeurs qui attaquent les cellules saines). Comme autre domaine, il y a des postes en imagerie médicale où l’expert s’occupe de la radiologie, du scanner ou de l’IRM. Ici, non seulement il est garant de la performance des équipements, il s’assure que le patient reçoit la bonne dose de rayon X (sécurité radiologique). Par ailleurs, il y a la possibilité d’intégrer le service de la médecine nucléaire. Dans ce domaine, l’expert gère les produits radioactifs qui sont administrés aux patients en vue de réaliser une thérapie ou un diagnostic via une scintigraphie ou une TEP.Mais en dehors de cela, le concours DQPRM peut mener vers d’autres voies que celles relatives à la clinique. L’une de ces voies est l’industrie biomédicale, en travaillant comme ingénieur d’application pour le développement d’accélérateurs de particules, le développement de scanners plus efficaces, etc. Les entreprises telles que SIEMENS et ELEKTA sont des exemples d’organismes qui embauchent ces profils. Une autre voie est de travailler pour le compte de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) qui a besoin de ces profils pour contrôler la qualité des installations nucléaires. Enfin, il est aussi possible de s’orienter vers l’enseignement et la recherche. En effet, muni d’un Doctorat (PhD) en plus, on peut être embauché par le CNRS qui a besoin de ces profils pour réfléchir sur des thématiques en rapport avec le rayonnement.
Conclusion
Pour exercer le métier de Physicien Médical il faut se présenter au concours DQPRM. Cela exige de connaître les mathématiques appliquées à la Biologie, qui se manifestent par des probabilités et des statistiques. Il faut connaître la physique nucléaire pour bien appréhender les interactions qui existent entre le rayonnement et la matière et ainsi, bien utiliser l’IRM, le Scanner et les autres outils utilisés en radiologie.Références bibliographiques
Institut National des Science et Techniques Nucléaires « Formation diplômante » instn.cea.frInstitut National des Sciences et Techniques Nucléaires « Diplôme de Qualification en Physique Radiologiques et médicale » instn.cea.fr
Société Française de Physique Médicale sfpm.fr
Le Code de Santé Publique legifrance.gouv.fr
Université Paris-Saclay « Formation initiale », « Formation continue » universite-paris-saclay.fr










