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Sujet 1 : celui qui parle est-il nécessairement celui qui détient la vérité ?
La vérité est souvent considérée comme quelque chose qui relève de l’objectivité, puisque chacun peut détenir sa propre vérité, en fonction de ses principes et de ses croyances.
Problématique
Peut-on considérer la vérité comme étant relative à la personne qui l’énonce ou bien est-elle dénuée de toute considération individuelle ?
Plan à développer et notions à aborder
Dans une première partie, parler de la vérité comme étant relative au point de vue de celui qui parle. Faire le lien avec les croyances, la culture, mais aussi le contexte. Quelles sont les vérités subjectives, les interprétations qui peuvent en être faites et pourquoi ?
Ensuite, donner des exemples de vérités qui sont indépendantes de l’individu qui s’exprime. Faire le lien avec les vérités factuelles, avec la logique, la science. Parler de la vérité comme de quelque chose qu’il est alors impossible de remettre en question.
Enfin, comment la vérité apparaît-elle comme un mélange entre subjectivité et objectivité ? Quel lien peut-on établir avec l’interprétation, comment mettre en lumière les perspectives au niveau individuel et comment passer outre pour avoir une vérité plus commune ?
Parmi les œuvres à citer, l’Allégorie de la caverne de Platon ou encore l’œuvre de Hannah Arendt, Vérité et politique.
Sujet 2 : la science est-elle obligatoirement liée à la vérité ?
La science est un sujet qui passionne beaucoup de monde, et, pour cause, elle n’a de cesse d’évoluer au fil du temps.
Problématique
La science doit-elle être absolument liée à la vérité, ou n’est-elle qu’un modèle du réel qui dépend des théories et des contextes ?
Plan à développer et notions à aborder
Dans une première partie, parler de la science comme d’une discipline qui délivre un certain nombre de vérités, comme celles liées à la nature ou à la science notamment, donner des exemples précis.
Ensuite, mettre en avant le fait que certaines théories, même au niveau scientifique, ne peuvent être que provisoires, que tous les modèles ou presque tous possèdent des limites qu’il est impossible d’ignorer. Donner là aussi des exemples précis.
Enfin, analyser la notion de vérité scientifique comme quelque chose d’absolu, mais aussi de provisoire. Dans l’absolu, oui, la science est liée à la vérité, mais, dans la pratique, dans la réalité, les choses peuvent être plus complexes, car il existe des progrès, des changements qui doivent être pris en ligne de compte dans l’argumentation.
Les principales œuvres ici sont celles de Descartes, Discours de la méthode ou encore Bachelard, La Formation de l’esprit scientifique.
Sujet 3 : le bonheur est-il compatible avec la recherche de la vérité ?
La vérité possède plus que jamais une influence décisive sur la manière dont les individus vivent, mais elle est aussi source de souffrances, car toutes les vérités ne sont pas toujours faciles à entendre, ou même comme il est de coutume de l’entendre parfois, bonnes à dire.
Problématique
En quoi rechercher la vérité est-elle un moyen d’aider les individus dans leur quête du bonheur, mais pourquoi cette vérité peut-elle également la compromettre ?
Plan à développer et notions à aborder
Dans une première partie, analyser la vérité comme quelque chose qui rend heureux, car liée intrinsèquement à la libération du savoir, de se connaître soi-même et les autres. Faire le lien avec Spinoza, avec la notion de vérité comme unique condition de la liberté. Pourquoi ne peut-on pas être libre si on ne connaît pas la vérité ? Donner des exemples précis.
Ensuite, analyser la vérité comme pouvant être synonyme de souffrance, de mal être. Pourquoi peut-elle être liée à la désillusion, à l’inquiétude ? Comment être heureux si la recherche de la vérité fait souffrir, expliquer le paradoxe mis en avant ?
Enfin, parler du fait que la vérité et le bonheur peuvent être liés, mais en établissant une différence entre les vérités considérées comme utiles et les autres. Doit-on absolument dire toutes les vérités, quitte à créer de la souffrance ou peut-on se passer de certaines d’entre elles ?
Parmi les œuvres, celle de Camus, Le Mythe de Sisyphe ou Nietzsche, Le Gai Savoir.
Sujet 4 : la vérité peut-elle être perçue comme une obligation morale ?
Dans notre société, il est très mal perçu de ne pas dire la vérité. Il s’agit d’un fondement que l’on retrouve peu ou prou dans toutes les disciplines, que ce soit la littérature, la philosophie, la sociologie ou même le droit.
Problématique
Les individus sont-ils obligés de dire la vérité peu importe les circonstances ou bien le mensonge peut-il parfois être considéré comme utile, plus en accord avec une situation donnée ?
Plan à développer et notions à aborder
Dans une première partie, faire le lien entre la vérité et le devoir moral, la conscience. Par exemple, Kant, dans Fondements de la métaphysique des mœurs, interdit le mensonge. Faire le lien avec la confiance, le respect. Mentir est irrespectueux, mentir apporte davantage la méfiance que la confiance, il ne faut donc pas mentir.
Dans une deuxième partie, analyser le mensonge comme pouvant être utile à certains moments. Pourquoi peut-il se justifier selon le contexte ? Peut-on considérer le mensonge comme un moyen de protéger quelqu’un, faire le lien entre vérité et souffrance ?
Enfin, donner un autre point de vue plus nuancé sur la vérité. Oui, il s’agit bien d’une « obligation » morale, mais pourquoi est-il nécessaire de prendre en compte le contexte ? Pourquoi est-il nécessaire d’établir une différence entre un mensonge qui peut gravement nuire à un individu et un mensonge qui, au contraire, va le protéger d’une certaine manière ? Donner des exemples concrets.
Sujet 5 : la liberté est-elle nécessairement liée à la vérité ?
De manière souvent commune, la liberté est associée à un certain nombre de choses, dont le fait de comprendre, de savoir un certain nombre de choses. Pour autant, cela semble dépendre des individus, puisque vivre dans l’illusion peut également être un mode de vie.
Problématique
Est-il possible de vivre libre sans vérité, ou bien ne peut-on être libre que s’il existe une certaine lucidité sur le monde, mais aussi sur soi-même ?
Plan à développer et notions à aborder
Dans une première partie, analyser la notion de vérité comme une condition à la liberté. Faire le lien notamment avec l’allégorie de la caverne. Expliquer pourquoi la liberté n’est pas réellement possible si le mensonge est omniprésent.
Dans une deuxième partie, parler plutôt de l’illusion, et du fait de vivre dans l’illusion qui n’est pas forcément une entrave à la liberté. Comment les individus peuvent-ils se suffire de l’illusion d’être libre ? Dans le contexte actuel, pourquoi cela est-il confortable, et même psychologiquement réconfortant ?
Enfin, pourquoi la liberté réelle est obligatoirement liée à un minimum de vérité ? Pourquoi est-il impossible de passer sa vie dans le mensonge ? Faire la différence entre la vraie liberté et l’illusion de celle-ci. Pourquoi la vérité est-elle liée à l’autonomie de l’individu ?
Parmi les œuvres, faire le lien également avec Sartre, L’être et le Néant.
Conclusion
La vérité est donc une notion complexe, qui nécessite de prendre en compte le contexte. Elle guide un grand nombre de choix que font les individus, mais elle est également liée aux illusions qu’elle peut véhiculer.
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