Quels sont les critères du classement ?
Les critères sont similaires pour toutes les spécialités de Masters qui sont évalués par QS : en marketing, en finance, en supply chain et en l’occurrence en commerce. Comme nous pouvons le voir, le classement des masters est effectué en tenant compte de 5 critères :
- Le taux de retour sur investissement ; autrement dit, si les étudiants rentabilisent grâce à ses études le prix payé pour la formation ;
- Le taux d’employabilité des étudiants sortants ; il est déterminé en fonction de l’entrée en emploi des diplômés ainsi que de la réputation de l’établissement et du diplôme auprès des employeurs sondés ; selon les informations fournies sur le site de l’organisme, 60 000 employeurs au total auraient répondu à l’enquête ;
- Le taux de succès des diplômés estimé en fonction des postes à haute responsabilité (ex : directeur, entrepreneur…) obtenus par les diplômés et les rémunérations perçues ;
- Réputation académique de l’établissement évaluée à travers les enquêtes réalisées et les apports des publications académiques ;
- Le taux de diversité au sein des étudiants et du corps professoral et déterminé en fonction du ratio entre les hommes et les femmes ainsi que de la proportion des étudiants et professeurs internationaux.
C’est en tenant compte de ces 5 critères qu’est calculé le score avec lequel est effectué le classement final. Voyons dès à présent ce que ce classement montre.
Quels sont les Masters les mieux classés pour l’année universitaire 2025/2026 ?
Les Masters les mieux classés sont majoritairement américains et, dans une moindre mesure, français et britanniques. Nous remarquons que la France est le seul pays non anglophone à figurer parmi les 13 premières places du classement, avec HEC Paris en 2ème position, l’ESSEC/CentraleSupélec de Paris classé en 4ème position et la formation ESCP Business School, également parisienne, classée 9ème.
Un peu plus bas dans le classement, on retrouve également des Masters espagnols, canadiens, australiens ou encore des Pays-Bas et de Singapour. Les autres ne viennent qu’ensuite : il s’agit alors de Masters dans des établissements situés au Danemark, Autriche, Suisse, Chine, Allemagne, Mexique, Irlande, Portugal…
Cette écrasante majorité des Masters des pays anglophones dans le haut du classement nous rappelle une fois de plus l’importance de la maîtrise de la langue anglaise dans le domaine du commerce ; le meilleur moyen de l’acquérir étant la pratique dans un milieu et un pays anglophone, raison pour laquelle ces formations-là sont autant prisées.
Quant à la France, sur les 198 masters figurant dans le classement, 15 sont basés en France. Sans surprise, c’est Paris qui en abrite le plus, mais les formations basées dans d’autres villes françaises, comme Rennes, Montpellier, Bordeaux, Toulouse, Lyon ou encore la région lilloise, occupent elles aussi une place dans le classement.
Mais voyons dès à présent les impacts de ce classement sur les établissements et les diplômés.
Quelles sont les conséquences du classement pour les Masters, les étudiants, le territoire… ?
Voici les impacts d’une place en haut du classement pour un Master en commerce :
- Prestige de la formation : une bonne place dans le classement en ajoute incontestablement beaucoup à la valeur du diplôme, puisqu’il constitue l’une des manières les plus plébiscitées de l’évaluer pour un recruteur lorsqu’il voit le nom de la formation sur un CV.
- Potentiellement, un plus grand nombre de candidatures, et donc sélectivité plus rigoureuse, car mieux la formation est classée, plus elle suscite l’envie d’obtenir le diplôme.
- Augmentation du prix de la formation pour les mêmes raisons.
- Échanges internationaux avec les mouvements d’étudiants internationaux aspirant à rejoindre les formations les mieux classées.
- Développement territorial pour les territoires où sont situés les campus.
- Accueil des employeurs et partenariats avec les entreprises, ce qui crée un cercle vertueux en boostant l’employabilité à la sortie de la formation, et préserve ainsi la bonne place dans le classement.
- Formation de futurs spécialistes étrangers qui constitueront par la suite une main-d’œuvre nationale dans le pays abritant la formation
Ainsi, réussir à occuper une place honorable dans ce classement est un enjeu de taille.
Conclusion
En conclusion, nous pouvons dire que le classement QS Business Masters Rankings évalue tous les ans les Masters en commerce (et pas que) mondiaux selon les critères principalement liés aux bénéfices que les formations procurent aux diplômés, à leur réputation auprès des employeurs et des universitaires et sur les critères de diversité, 5 notes sont alors attribuées en fonction desquelles le score et le classement final sont déterminés. Ce classement final inclut des masters français très bien classés et quinze Masters français en tout, mais il reste assez logiquement dominé par les pays anglophones, rappelant une fois de plus l’importance de la langue anglaise pour la gestion des affaires. En étant bien classé, le Master, ses diplômés et même le territoire en sortent gagnants, même si le prix et la sélection pour y accéder peuvent devenir moins abordables pour certains étudiants. Ainsi, ce classement est à la fois un enjeu de taille et un outil d’évaluation assez pertinent pour les étudiants et pour les employeurs, ce qui explique par ailleurs la sélectivité des grandes écoles, la réussite des étudiants admis jouant énormément pour.










