Mondialisation, EssilorLuxottica, WhiteWave, fusion acquisition, Asie, Zodiac, Politique, colonisation, Chine, période post coloniale, néocolonialisme, concept de postcolonialisme, puissance, Jean-René Loubat, puissances colonisatrices, pays en développement, multinationale, management stratégique, Henri Fayol, Karl Marx, seconde guerre mondiale, approche post-moderniste
La mondialisation encourage un développement économique toujours plus important à travers le monde. Cela est illustré par les nombreuses fusions-acquisitions d'entreprises qui se situent hors des frontières nationales. En 2018, le montant total de ces transactions s'élevait à plus de 4 000 milliards de dollars, à l'image de l'achat d'Essilor par Luxottica, de WhiteWave rachetée par Danone ou encore de l'entreprise Zodiac rachetée par Safran. Pourtant, ces opérations restent marquées par de forts risques d'échec principalement liés à des raisons « d'incompatibilité culturelle » (The Conversation, 2019). En Asie, cette dimension est encore plus manifeste dans des secteurs comme celui de l'industrie : certains modes de management occidentaux sont difficilement importables dans des pays aux cultures antinomiques telles que la Chine.
[...] S'intéresser à ce phénomène dans des territoires anciennement colonisés, c'est effectuer en quelques sortes une approche post-coloniale du management. Dans la littérature existante, cette vision rejoint un grand nombre de critiques formulées par des intellectuels qui dénoncent, dans le milieu de l'entreprise, l'omniprésence de discours, rapports et pratiques hégémoniques, qui apparaissent comme les écumes de la colonisation (Yousfi, 2016). Cela se manifeste par l'imposition de connaissances ou de modèles considérés comme nécessaires à la mise en place d'un « bon management ». [...]
[...] Son objectif est de remettre en cause les codes installés dans ces domaines respectifs. Mais c'est dans l'architecture que le post-modernisme a eu d'abord le plus du succès. Il s'illustre par des formes architecturales révolutionnaires qui bouleversent les règles de construction classiques. Les lignes pures et la géométrie des formes, caractéristiques de l'architecture moderne, sont sacrifiées au profit des colonnes, des couleurs vives et des ornements (Dagen, 2011). C'est dans les années 1970-1980 que le mouvement s'est étendu à d'autres domaines et notamment aux sciences sociales et à la philosophie. [...]
[...] Se faisant, les rapports de force peuvent être changés ainsi que le poids économique des économies émergentes sur la scène internationale (Verne, Meier, 2014). Ceux-ci doivent évoluer pour permettre à tous les acteurs de pouvoir profiter enfin de la mondialisation. Partie Étude de cas : le succès de l'entreprise postmoderne Afin de montrer la pertinence des analyses développées précédemment, nous allons développer le cas d'entreprises ayant mis en place des gestions plus adaptées aux cultures locales. L'étude croisée de deux cas permet de mieux comprendre l'intérêt de repenser le management dans les entreprises modernes : obtenir de meilleurs résultats tout en améliorant les conditions de travail et en stimulant l'investissement de chacun au sein de l'entreprise. [...]
[...] Aussi, dans le postmodernisme, la « vérité » est impossible à connaître et elle est sacrifiée au profit du relativisme : il existe une pluralité de vérités et de rationalités qui dépendent des contextes sociaux, culturels et historiques. Le postmodernisme est donc une critique de la modernité qui repose sur l'hyper-culturalisme, le refus des différences qui lui sont associées, l'abandon des récits de légitimation, l'abandon des conceptions de Vérité et de Raison au profit du cosmopolitisme et du consensus (Schinckus, 2010). Le tout dans le contexte d'un monde fragmenté et disparate qui subit de profonds changements. Le postmodernisme a la prétention de s'inscrire dans ce monde et l'accepte dans sa diversité et sa complexité. [...]
[...] Face à une mondialisation galopante, la gestion multiculturelle est devenue un enjeu central du management (Dupriez et al., 2002). Les résultats économiques de nombreuses entreprises donnent une illustration des conséquences d'un manque de préparation aux compétences multiculturelles suite à une installation à l'étranger (ou à des fusion-acquisitions)23. On estime que dans plus de 50% des cas, les fusions/acquisitions qui se soldent par des échecs ont été exposées à une mauvaise gestion des changements et de l'organisation multiculturelles des équipes (Mutabazi, 1999). [...]
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