Empire romain, orient, occident, christiannisme, identité culturelle, monarchisme, hellénisme, Religion, paganisme, civilisation, Philosophie, théologie antique
La civilisation romaine est certainement celle qui a connu la plus grande extension tout au long de son histoire. D'une cité créée par le synoecisme de hameaux de bergers au VIIIe siècle av. J.-C., l'expansion galopante a permis le contrôle d'un territoire tout autour du bassin méditerranéen. Outre une domination géographique, l'Empire romain a eu une emprise culturelle très forte sur les peuples soumis. Le terme de romanisation employé par les historiens est ainsi le fait d'assujettir un peuple par le pouvoir romain, grâce à la diffusion de la culture romaine. De nombreuses thématiques, notamment religieuses, linguistiques et culturelles, ont servi de base à ce processus.
[...] Il voulut réorganiser presque intégralement les échelons du culte païen. Certains affirment même qu'il a tenté de fonder une Église païenne. Malgré cela, la brièveté de son règne (vingt mois), et le retour d'empereurs chrétiens à sa suite n'ont pas permis la réalisation du projet impérial. En outre, le christianisme changea jusqu'à la titulature impériale, qui fut abandonnée par Gratien. En réalité, la religion chrétienne bouleversa l'organisation romaine qui se christianisa progressivement jusqu'à abandonner le caractère païen des rites publics au profit de rites christianisés. [...]
[...] Les cultes à Mithra, Sérapis ou Isis furent des cultes de ce genre développés dès le IIème siècle. La première divinité, d'origine iranienne, connut l'expansion de son culte principalement au IIIème siècle. Le mithraïsme était un culte dit à mystère. En effet, les fervents pratiquants devaient subir une initiation. Différents grades étageaient le niveau des fidèles, dont le miles (le soldat), le corax (le corbeau), l'heliodromus (l'Héliodrome). Certaines divinités connurent aussi des assimilations communes avec le christianisme. Cybèle devint un alter ego de la Vierge Marie. [...]
[...] L'hellénisme, mouvement hérité du monde grec par les romains après la conquête, visant à pratiquer la langue grecque et à suivre les enseignements intellectuels et philosophiques grecs a connu un renouveau avec l'expansion du christianisme en Orient. Sans pouvoir réellement parler de reprise de vitesse, il a été profondément modifié au contact du christianisme. Des mutations d'ordre linguistique, culturel ou cultuels ont été opérées. Or, les nouveaux chrétiens, c'est-à-dire les convertis, ne pouvaient pas abandonner leur culture préexistante. Leur formation intellectuelle et philosophique ayant déjà été faite, il restait forcément des antécédents difficiles à changer. Des philosophes comme Ammonios Saccas ont été fortement marqués par la foi et la pensée chrétiennes dans leur contexte alexandrin. [...]
[...] Enfin, après la chute de l'empire romain d'occident, celui-ci est peu à peu tombé en désuétude, à la toute fin du VIème siècle, ou au début du VIIème siècle. Concernant la philosophie et les courants de pensée dans l'orient méditerranéen, là encore le christianisme n'est pas passé sans effet. Les grands penseurs et les théologiens de l'antiquité tardive, notamment en Orient, ont considérablement repensé le rapport de la pensée au christianisme. En effet, la théologie antique a été très productive, sous l'impulsion de pères de l'Église comme Augustin et Jérôme qui, en occident, ont largement développé la connaissance religieuse. [...]
[...] L'exemple parfait serait la continuité des rites romains en Orient, avec des transgressions propres. La fondation de Constantinople en 324 par l'empereur Constantin a été emblématique de ce transfert culturel, notamment par l'emploi de rites formés sur la base de la fondation de Rome. Tout le rite de création de la ville a répondu à des us romains pour pouvoir créer la nouvelle Rome. Pour définir la limitatio, limite symbolique de la ville, Constantin en tunique simple, tracé le contour, tout comme l'avait fait Romulus mille ans auparavant, selon la légende. [...]
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