Antiquité, Empire romain, pouvoir politique, religion, Alexandre le Grand, Constantin le Grand, divinisation, sacralisation, sacrifices divins, rituel, roi d'Israël, polythéïsme, monothéisme, chrétienté, culte impérial, pouvoir divin
7 questions-réponses sur les liens existant entre le pouvoir politique et les religions à l'Antiquité.
[...] Est-ce que les rois d'Israël avaient des fonctions religieuses ? Le roi d'Israël était considéré comme l'oint de l'Éternel : le premier, Saül, fut choisi par le prophète Samuel sur ordre de Dieu et reçut sur son front l'huile sainte. À ce titre, il devait faire respecter par ses soldats les interdits alimentaires et prohibait la sorcellerie. Mais il n'avait que peu de fonctions religieuses, car il était interdit de concentrer les pouvoirs dans les mains d'un seul homme. Les prêtres disposaient de rôles spécifiques en matière de religion. [...]
[...] Pouvoir politique et religions dans le monde antique : d'Alexandre le Grand à Constantin le Grand Alexandre le Grand se croyait-il divin ? Les conquêtes d'Alexandre furent accompagnées d'un véritable effort de construction et de légitimation d'un empire destiné à être durable. Pour ce faire, Alexandre ne cacha pas son désir de s'identifier à des demi-dieux tel qu'Héraclès, fils de Zeus, afin de s'insérer dans une histoire qui survive dans les mémoires. Ses représentations révèlent bien sa volonté de répandre de lui l'image d'un homme hors du commun, égal aux héros voire même aux dieux. Mais chez les Grecs, il n'était pas permis à un mortel de se considérer comme un dieu, et certaines actions d'Alexandre suggérant une telle pensée ont irrité ses contemporains, tel Callisthène. [...]
[...] Les chrétiens, loin de remettre en cause la structure même de l'Empire romain, respectaient la personne de l'empereur. Néanmoins, ils en refusaient le caractère divin et sacré, abusif à leurs yeux. Pour eux, c'est un sacrilège que d'adorer une créature de Dieu au même titre que Dieu qui est unique. De plus, l'idolâtrie, c'est-à-dire le fait d'utiliser une image de Dieu pour son adoration, est proscrite. Hors, le culte impérial était rempli d'images, comme par exemple des statues des empereurs. Cela ne pouvait être compatible avec la doctrine chrétienne. [...]
[...] Ainsi, tout acte religieux a un aspect communautaire et inversement. En cela, il n'y avait pas de séparation stricte entre fonctions politiques et religieuses. Il existait des fonctions religieuses précises, mais cela signifie juste qu'elles étaient destinées à des rituels précis, et presque toutes étaient compatibles avec les fonctions politiques. Tout détenteur de l'autorité publique pouvait être amené à procéder à un rite religieux, et d'ailleurs les prêtres proprement dits n'étaient pas considérés comme plus fiables que les magistrats en matière de rite. [...]
[...] Les premiers chrétiens étaient-ils de loyaux sujets de l'Empire romain ? La religion des Romains était en principe tolérante, mais Juifs et chrétiens furent à de multiples reprises persécutés sous prétexte d'oppositions politiques. Les chrétiens posèrent particulièrement problème pour leur prosélytisme, et leur refus affiché d'assister à certains rites religieux inhérents à la société romaine. Mais cela se remarque surtout à partir du IIIe siècle, quand le christianisme commence à prendre de l'ampleur et à se structurer. Tout indique que les premiers chrétiens, aux Ier et IIe siècles, menaient une vie tout à fait ordinaire et étaient parfaitement intégrés à l'ordre social. [...]
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