Charles Quint, Charles de Habsbourg, Méditerranée, Royaume de France, François Ier, Espagne, Martin Luther, protestantisme, Catholicisme, dynastie des Habsbourg, Allemagne, Philippe II, Duché de Bourgogne, traité de Tordesillas, Reconquista, Isabelle de Castille, Ferdinand Aragon, Christophe Colomb, révolte de Tolède, paix de Cambrai, traité de Madrid, défaite de la Bicocque, colonialisme, Saint-Empire germanique, empire ottoman, traité d'Augsbourg
Charles de Habsbourg (1500-1558), devenu empereur en 1519 sous le nom de Charles Quint, a été le premier souverain à pouvoir constituer un véritable empire universel, implanté sur l'ensemble des continents connus à l'époque.
Quand il prend le contrôle de son Empire, il est le premier, depuis Charlemagne, à régner sur un territoire aussi vaste. Il poursuit alors un but : unifier la chrétienté européenne. Mais contrôler un espace aussi vaste est un défi redoutable. Il est donc intéressant de se demander comment Charles Quint a développé ses territoires et assuré leur contrôle pendant son règne.
[...] L'année d'après, Charles Quint cède à son frère Ferdinand tous les domaines et titres hérités des Habsbourg. Ce dernier récupère donc les Autriches et le titre d'empereur d'Allemagne. A noter que Ferdinand était déjà roi de Bohème et de Hongrie depuis la mort du souverain de ces États. Une fois s'être déchargé de tous ses titres, Charles Quint se retire à proximité du monastère de Yuste, en Estrémadure, où il mourra le 21 septembre 1558. Conclusion Malgré son rêve, partagé avec Charlemagne ou encore Napoléon, d'unifier toute l'Europe continentale au sien d'un même Empire, Charles Quint n'a jamais eu la possibilité de mettre en place une telle construction étatique. [...]
[...] Comment Charles Quint a-t-il développé ses territoires et assuré leur contrôle durant son règne ? Dissertation Histoire - Licence 2 Sujet : « Espaces et territoires de l'Empire de Charles Quint » Introduction Charles de Habsbourg (1500-1558), devenu empereur en 1519 sous le nom de Charles Quint, a été le premier souverain à pouvoir constituer un véritable empire universel, implanté sur l'ensemble des continents connus à l'époque. Héritiers de quatre dynasties (à la fois hériter de l'Etat des duc Valois de Bourgogne, des terres Habsbourg, Aragonais et enfin Castillan), il est le premier dirigeant à devoir relever un défi majeur : assurer la bonne marche d'un Empire qui rassemble une pluralité d'Etats ayant maintenu chacun un certain niveau d'individualité, avec des langues, cultures et pratiques différentes. [...]
[...] Malgré des victoires sur le plan militaire, la multiplicité des conflits oblige Charles Quint à disséminer ses forces en perdant en efficacité. Finalement, il sera contraint d'accepter la paix d'Augsbourg en 1555, qui organise la division religieuse des Etats allemands. Après avoir étudier l'émergence du luthérianisme et les difficultés religieuses qu'elle implique pour l'Empire de Charles Quint, il est désormais question du partage de l'Empire à la fin de la vie de l'Empereur. C. Une unité de plus en plus fragile Après avoir échoué dans ses tentatives de conquêtes en France, Charles Quint apparaît, à 55 ans, fortement éprouvé. [...]
[...] La première partie présentera les territoires en possession de l'Empereur lors de son couronnement, dans toute leur pluralité et leur diversité. I. Un héritage prodigieux et riche en diversifié Dans un premier temps sera abordé l'héritage catholique de l'Empire de Charles Quint, avec notamment le Royaume de Castille et d'Aragon. A. « Les Espagnes », un héritage catholique Les grands-parents maternels de Charles Quint sont Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon, les « Rois catholiques » qui ont assuré la « Reconquista » espagnole sur les Maures, et qui ont également initié la conquête des Amériques avec le voyage de Christophe Colomb en 1492. [...]
[...] A sa mort en 1506, Charles Quint obtient la Belgique, le Luxembourg, le sud de la Hollande, la Franche-Comté et l'Artois dans le nord de la France actuelle. Il rêve alors de rendre à la bourgogne historique ses lettres de grandeur, comme au temps de son grand-père. Dans cette optique, il conduira une multitude d'attaques contre le Royaume de France, mais sans jamais réussi à reconquérir l'entièreté de la Bourgogne. C'est la paix de Cambrai (signée en août 1529) qui sera le symbole de ce renoncement définitif à la reconstitution de la Bourgogne historique. [...]
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