Histoire sociale, public, privé, enfance, John Locke, Philippe Ariès, contrôle social, émotions, famille, nature, culture, Les Tyrannies de l'intimité, Richard Sennett
Le texte « Le public et le privé » fait un parallèle entre le développement personnel et les structures sociales, tout en pointant que nos ancêtres avaient des valeurs qui plaçaient la famille comme « siège de la Nature ». Les contemporains se concentrent bien plus sur l'individu que sur l'ensemble, même si cette histoire du privé et du public continue de poser des questions dans notre société moderne.
[...] C'est là qu'on parle enfin de cette « vulnérabilité » de l'enfant, qui mérite attention et soins. Mais attention, on n'est pas encore au stade des parents modernes tout attendris. On insiste toujours sur une forme de discipline et de structure rigide pour les élever, comme le rappelle Mary Wollstonecraft. Elle souligne que l'affection n'exclut pas la discipline, que l'amour ne doit pas être aveugle. Les penseurs comme Nelson ajoutent que les parents devaient bien jouer leur rôle dans la maturation de l'enfant, le guider, mais sans pour autant trop s'attendrir. [...]
[...] En gros, les adultes ont décidé de garder leurs propres amusements pour eux, histoire de ne pas partager l'espace ludique avec les petits. Et bien sûr, les autorités sont intervenues pour tracer des lignes claires. Quand on y pense, c'est le début d'un contrôle social + prononcé, où la « bonne » société délimite ce que chacun doit faire en fonction de son âge. La hiérarchie est renforcée, et l'enfant, au fond, devient le petit être à surveiller et à former selon les codes de l'époque. [...]
[...] Et ça, même les grands penseurs de l'époque ont fini par le remarquer et à remettre en question cette froideur sociale. C'est l'époque où on commence lentement à comprendre que la dureté vis-à-vis des enfants a ses limites. Mais avouons-le, la société n'est pas encore prête à s'ouvrir complètement sur ce sujet, même si ça bouillonne doucement sous la surface. C'est un peu le début de la fin de ce « club exclusif » des adultes où l'enfant commence à exiger - ou plutôt à inspirer - des droits. [...]
[...] Les contemporains se concentrent bien plus sur l'individu que sur l'ensemble, même si cette histoire du privé et du public continue de poser des questions dans notre société moderne. ? L'idée de la séparation entre le naturel et le privé, en particulier comment l'expérience familiale de chaque humaine reflète une part de la « Nature ». Mais attention, cela ne signifie pas que tout était pur et naturel. Ce « siège de la Nature » dans la famille donnait une sorte de structure aux interactions, des échanges émotionnels qui aujourd'hui seraient jugés impersonnels. [...]
[...] D'un côté, on se veut naturel et authentique dans notre espace privé, mais le moindre faux-pas en public devient un défaut à corriger. Comme quoi, cette comédie sociale ne date pas d'hier. Ce contrôle social n'est qu'une illusion pour garder l'ordre ? ? Autrefois, les enfants n'étaient pas vus comme une classe à part, innocente et protégée. Non, ils étaient plutôt perçus comme des « petits adultes » - leur statut d'enfants n'avait pas la sacralité que l'on lui donne aujourd'hui. Et Philippe Ariès a bien su le montrer en expliquant que cette séparation stricte entre enfance et âge adulte n'a vraiment commencé qu'à partir du 18ème siècle. [...]
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