Banque, CSRD Corporate Sustainability Reporting Directive, contrôle interne, transparence, finance durable, Green Deal européen, reporting, durabilité, reporting de durabilité, finance responsable, critères ESG, économie durable, norme ISO 26000, droits de l'Homme, conditions de travail, environnement, devoir de loyauté, engagement sociétal, APSF Action Plan on Sustainable Finance, EGD European Green Deal, flux financiers, transition écologique, économique durable, audit interne, greenwashing, gestion des risques, GAR Green Asset Ratio, Facteurs ESG Environnement Social et Gouvernance, EFRAG European Financial Reporting Advisory Group, ESRS European Sustainability Reporting Standards, accords de Bâle
Le contrôle interne est un élément central du fonctionnement des banques, assurant la sécurité des opérations, la fiabilité des informations financières et la conformité aux réglementations. Depuis la loi bancaire de 1984 et le règlement 97-02, son importance s'est renforcée, impliquant l'ensemble des collaborateurs dans la prévention des risques (Heem, 2003). Le Comité de Bâle a également contribué à l'évolution du contrôle interne en établissant des principes directeurs visant à garantir la stabilité du secteur bancaire. Avec l'essor des préoccupations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), le contrôle interne évolue pour inclure ces nouveaux enjeux.
La directive CSRD oblige les banques à ajuster leurs processus internes pour intégrer la gestion des risques ESG, améliorer le suivi des indicateurs extrafinanciers et renforcer la vérification des données ESG (de Ataíde & Faria da Mota, 2024).
[...] Il convient donc d'examiner les principales conséquences de cette directive sur le contrôle interne des banques. La mise en ?uvre de la CSRD impose aux banques une transformation profonde de leur contrôle interne, avec une complexité accrue des exigences de conformité et la nécessité d'une gouvernance ESG robuste. Elles doivent adapter leurs processus pour garantir la fiabilité des données extra-financières, renforcer leur capacité de gestion des risques ESG et assurer la transparence requise par les régulateurs. Cette adaptation implique des coûts opérationnels élevés, notamment pour la formation, la mise en place de systèmes de reporting et l'intégration des normes ESRS (Kodirjonova & Kim, 2023). [...]
[...] Une meilleure transparence sur les engagements en matière de durabilité permet de renforcer la réputation des institutions bancaires et d'attirer des capitaux engagés dans des investissements responsables. De plus, les banques doivent garantir la fiabilité des données extra-financières qu'elles publient, ce qui nécessite un renforcement des mécanismes de contrôle interne et d'audit. Dans un contexte où la durabilité devient un impératif stratégique pour les institutions financières, plusieurs cadres normatifs ont été développés afin d'orienter les entreprises vers des pratiques plus responsables. [...]
[...] Dès lors, la gestion des risques doit inclure l'analyse des risques climatiques, notamment à travers les stress tests climatiques encouragés par la Banque centrale européenne, l'adaptation des politiques de crédit et d'investissement en privilégiant les entreprises conformes aux objectifs de durabilité et la réduction de l'exposition aux actifs à forte empreinte carbone. Elle doit également renforcer les outils de surveillance des risques sociaux et de gouvernance pour prévenir les atteintes aux droits humains et la corruption. L'un des défis majeurs liés à la mise en ?uvre de la CSRD concerne le renforcement des audits internes et externes sur les informations ESG. [...]
[...] Conséquences de la CSRD sur le contrôle interne des banques 1.2.1. La directive CSRD et ses implications Le contrôle interne est un élément central du fonctionnement des banques, assurant la sécurité des opérations, la fiabilité des informations financières et la conformité aux réglementations. Depuis la loi bancaire de 1984 et le règlement 97-02, son importance s'est renforcée, impliquant l'ensemble des collaborateurs dans la prévention des risques (Heem, 2003). Le Comité de Bâle a également contribué à l'évolution du contrôle interne en établissant des principes directeurs visant à garantir la stabilité du secteur bancaire. [...]
[...] Face à ces défis, les banques doivent accélérer leur transition vers un contrôle interne conforme aux nouvelles exigences. 1.2.2. Ses conséquences sur le contrôle interne des banques La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) représente une avancée majeure dans l'évolution du contrôle interne des banques, en renforçant les obligations de reporting extra-financier et en imposant de nouvelles exigences en matière de transparence et de gouvernance ESG. Cette directive, qui modifie plusieurs textes européens existants, vise à standardiser la divulgation des informations de durabilité et à harmoniser les pratiques des entreprises en matière de reporting (AMF, 2024). [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture