Art, liberté, réalité, Nietzsche, Le Gai Savoir, humour, dérision, légèreté, fantaisie, technique, stylisation, émotion, réflexion, bonheur, Paul Éluard, poésie, amour, dadaïsme, Renoir, Centre Pompidou, sculpture, modernité, art contemporain, art abstrait, art classique, philosophie de l'art, esthétique, critique d'art, histoire de l'art, créativité, mouvement artistique, avant-gardisme, art moderne, surréalisme, représentation, imagination, expression artistique, interprétation, théorie de l'art
« Nous avons besoin de tout art pétulant, flottant, dansant, moqueur, enfantin, bienheureux, pour ne pas perdre cette liberté qui nous place au-dessus des choses. » ; êtes-vous d'accord avec cette affirmation de Nietzsche (Le Gai Savoir, 1882) ?
[...] La représentation symbolique de l'eau est à même d'enchanter l'auditeur. II - Le risque de la vacuité A - L'art comme jeu L'art peut aussi se transformer en jeu, introduisant de l'humour, de la dérision : il est bien « moqueur ». Il joue par exemple avec la tradition classique, dont il se moque tout en lui rendant hommage. Ainsi, le dadaïste Marcel Duchamp achète une carte postale de La Joconde en 1919 et lui ajoute une moustache, un bouc et un titre fort drôle, sous forme d'acronyme : L.H.O.O.Q. [...]
[...] On est face à un ersatz. Aussi l'art le plus réussi est celui qui associe légèreté et sérieux. La gravité n'est pas exclue puisque la légèreté peut mettre en valeur le sérieux. [...]
[...] La réaction de l'artiste n'aurait pas été désavouée par Duchamp : « Plutôt que de manger la banane avec sa peau et son scotch, le visiteur s'est contenté de consommer le fruit ». Le visiteur n'aurait rien compris à son « geste ». Si on rit, c'est d'un rire jaune qui n'a rien à voir avec le bonheur qui accompagne l'art selon Nietzsche. L'art risque de n'être alors qu'une mystification. C - Le risque du superficiel À force de chercher la légèreté, l'art peut perdre encore sa profondeur. [...]
[...] Dans les statues des Étrusques (dont Giacometti reconnaît s'inspirer) l'allongement des corps permettait déjà de réfléchir à la condition humaine. En l'occurrence elles suggéraient un lien entre le monde terrestre et le monde divin. Verticalité rime avec spiritualité. Elles paraissent tellement modernes que L'Ombre du soir (IIIe siècle avant J.-C) a longtemps été considérée comme un faux. La stylisation y est extrême, toute musculature ayant disparu. Mais la tête est plus réaliste, autant dans les proportions que dans les détails. [...]
[...] Dans quelle mesure l'art relève-t-il d'une légèreté libératrice ? Philosophie - Art -Dissertation « Nous avons besoin de tout art pétulant, flottant, dansant, moqueur, enfantin, bienheureux, pour ne pas perdre cette liberté qui nous place au-dessus des choses. » Êtes-vous d'accord avec cette affirmation de Nietzsche (Le Gai Savoir, 1882) ? Introduction Les ?uvres d'art sont souvent prises très au sérieux : devant une toile de maître exposée dans un musée, lors d'une soirée à l'opéra, le spectateur ne se départit guère d'une gravité qui accompagne une admiration ressentie comme obligatoire comme une réponse à la dimension sacrée de l'?uvre. [...]
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