Association DLF Défense Langue Française, francophonie, diversité linguistique, Académie française, globish, anglo-américain, langue française, préservation des langues, culture linguistique, appauvrissement de la langue, anglomaniavirus, anglicisme
On pourrait croire avec l'épisode biblique de la tour de Babel que si tout le monde parlait la même langue, tout irait mieux.
En réalité il ne faut pas oublier que Dieu a puni l'arrogance des hommes, en leur envoyant la diversité des langues et des cultures, et en montrant ainsi que les hommes ont besoin de cette diversité.
Il faut donc défendre cette diversité contre l'actuelle arrogance de l'anglo-américain ou encore de « l'anglomaniavirus » qui prétend la détruire.
[...] Pour le Carême, nous pourrions dans cette école pendant une semaine nous efforcer de parler le français le plus pur possible, d'éviter tous les anglicismes et de leur trouver des traductions en français pour enrichir notre langue. Individuellement, pourquoi ne pas essayer toutes les semaines de choisir un mot nouveau dans le dictionnaire et de jouer à l'employer en famille. Quant à ceux qui par leurs origines possèdent une langue étrangère ou régionale, qu'ils la cultivent à côté du français car si on veut éviter le triomphe du globish, il faut bien sûr qu'on s'habitue à maitriser plusieurs langues. [...]
[...] Défendre la langue française, en France et dans le monde J'ai choisi de vous parler de DLF (l'Association de la Défense de la Langue Française). Elle a été fondée en 1958 par des journalistes et des écrivains (Paul Camus, Jules Romain et Jean Cocteau) qui s'inquiétaient de la dégradation de la langue française dans la presse mais aussi dans tous les secteurs d'activités. Ils voulaient préserver pour la beauté d'une langue parlée depuis 10 siècles et à l'origine de chefs d'?uvre de la pensée et de la littérature. [...]
[...] L'association possède donc des liens avec les plus hautes institutions françaises comme l'Académie et elle a des délégations dans toutes les régions françaises. Mais son rayonnement est aussi international puisqu'elle agit dans le monde francophone, soit environ 5 % de la population mondiale, surtout en Afrique où l'on trouve 85 % des francophones. DLF combat deux ennemis : L'anglo-américain : on peut penser au Black Friday ou à des boutiques comme PicWic Toys ou encore aux emails et aux clusters du covid 19. L'appauvrissement de la langue notamment par le langage SMS, un jargon moderniste basé sur les abréviations et les acronymes, une syntaxe fautive et un vocabulaire réduit : 10 % de la population française ne possèderait que 400 à 500 mots, et le lycéen moyen en emploierait 1000 alors qu'il faudrait en employer 6000 pour pouvoir commencer à s'exprimer de façon nuancée, et que le Petit Robert en compte 60 000. [...]
[...] Or j'ai peur que toute cette richesse des langues ne disparaisse au profit d'une langue planétaire dérivée de l'anglo-américain Ce n'est pas l'anglais littéraire, mais plutôt ce qu'on appelle le « globish ». Ce terme est un mélange du mot « global » et du mot « english ». Il désigne une sorte d'anglais simplifié basé sur une communication utilitaire et rapide. (l'argent et la technique). Il faut savoir que : - Une langue meurt tous les quinze jours, soit 25 langues par an. - En l'an 2000, il restait 5000 langues vivantes dans le monde, au rythme où cela va il ne devrait plus y en avoir qu'environ 2000 à la fin du 21ème siècle. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture