Breve viaje a Normandia, Camilo José Cela, espagnol, version, traduction
Cet exercice consiste à traduire un texte de l'auteur espagnol Camilo José Cela en français.
[...] Breve viaje a Normandia - Camilo José Cela - Traduction espagnol version COURT VOYAGE EN NORMANDIE Normandie est un grand pays, vert, harmonieux, équilibré, paisible, littéraire, bien nourri et bien abreuvé, peut-être aussi gentil, chevaleresque et mystérieux. Il y a environ une semaine, j'étais en Normandie pour le mariage d'un ami qui s'est uni à une Française, selon sa tradition familiale. Je suis revenu débordant d'admiration et de respect, tout ce que j'ai rencontré était admirable et respectable : la campagne, les fleurs, les arbres, les maisons aussi, la cuisine, la cave, de nombreuses femmes, quelques hommes, les chevaux, les vaches, les poules, etc. [...]
[...] Par ici, dans cette région, ont vécu, écrit, et pour certains aussi disparu, des écrivains de grande renommée, comme Corneille, Chateaubriand, Alexandre Dumas, Victor Hugo, Flaubert et Zola, entre autres ; leur mémoire est entretenue avec autant de soin que d'intelligence et de bon sens. La Normandie est un pays profondément ancré dans la culture et la tradition du bien-être, et cela se ressent. Le poète Luis Cernuda se souvenait même des oublis, il était si cultivé et si sensible qu'il semblait presque français. [...]
[...] En Normandie, cette fois-ci, j'ai séjourné au Moulin de Connelles, un petit et magnifique hôtel où l'on parlait très bien espagnol, au bord d'un bras de la Seine avec ses barbeaux, ses canards et ses barques, ainsi que ses fougères et ses buis. Je ne suis pas allé jusqu'au Mont-Saint-Michel, où j'ai des amis et la médaille d'honneur de la ville, car j'ai été un peu pressé et sans le temps pour des plaisirs en dehors de l'assiette et du verre ; d'ailleurs, à La Bonne Marmite, à Pont-Saint-Pierre, où j'ai dîné de manière opulente, je n'ai pas osé déboucher une bouteille de Château d'Yquem de 1893, c'est-à-dire d'il y a cent un ans, car elle m'a paru un peu chère, cent trente mille francs ; maintenant, avec toutes ces taxes, on n'ose pas s'offrir certains luxes. [...]
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