Les Amours, Ronsard, amour, passion, noblesse, littérature poétique, renaissance
Aux XVe et XVIe siècles, les poètes étaient surtout préoccupés par l'ambition de renouveler la langue française afin de la rendre aussi noble et littéraire que le latin en imitant des Anciens, en y ajoutant de la noblesse et en enrichissant son vocabulaire. C'est dans cette perspective que Pierre de Ronsard fonde la Pléiade comptant sept poètes défenseurs d'une valorisation de la langue française.
Pierre de Ronsard, figure importante de la littérature poétique de la Renaissance, chantait l'amour en l'associant aux mythes de l'Antiquité gréco-latine. Il est notamment l'auteur d'un recueil intitulé « Les Amours » (1552) dédié à Cassandre et ayant pour sujet la souffrance d'un amour non partagé.
Le sonnet 16 « Je veux darder par l'univers ma peine » que nous allons étudier est extrait de ce recueil et illustre le débat « mythique » de l'auteur contre sa passion, laissant entrevoir la profondeur de sa souffrance.
[...] Cette exagération de la douleur ressentie par l'auteur pourrait être donc due à sa personnalité. Ronsard avait pour volonté de rendre la langue française aussi noble et littéraire que la langue latine excellée à l'époque. Mais juxtaposer des éléments mythologiques comme tel est le cas dans ce sonnet sur une douleur réelle et non fictionnelle met en évidence la contradiction évidente entre la culture gréco-latine et la culture française. La métamorphose en fleur n'a pas la même origine dans les mythes évoqués dans le sonnet 16 que celle souhaitée par l'auteur. [...]
[...] Ensuite, en voulant changer ses pensées en oiseaux (vers il marque sa volonté de faire connaître sa peine au loin. En évoquant de métamorphoser ses soupirs en zéphyrs (vers l'auteur fait allusion à Zéphyr, la personnification divine du vent doux et humide qui amène la fraîcheur. Le vent emmènerait sa souffrance au plus profond lointain afin d'apaiser son coeur meurtri. Dans la mythologie grecque, Zéphyr aurait dévié un disque, envoyé par Apollon, qui tua Hyacinthe amoureux d'Apollon mais dont il était épris. [...]
[...] Au travers de ce sonnet, le poète souligne davantage son plus cher désir de fuir les sentiments qu'il éprouve pour sa bien-aimée non seulement en se métamorphosant mais en les jetant au plus profond lointain pour devenir cette fleur qui représenterait le symbole de sa douleur si intense. [Conclusion.] Pour conclure, nous voyons qu'au travers de mythes mythologiques grecs, le poète définit l'intensité de sa douleur causée par sa passion pour sa bien-aimée qu'il souhaite faire connaître au monde entier tellement elle est dure à vivre. [...]
[...] Les Amours, sonnet 16, « Je veux darder par l'univers ma peine » - Pierre de Ronsard (1552) - Comment Ronsard met-il en évidence la douleur intense que sa passion lui incombe ? [Introduction.] Aux XVe et XVIe siècle, les poètes étaient surtout préoccupés par l'ambition de renouveler la langue française afin de la rendre aussi noble et littéraire que le latin en imitant des Anciens, en y ajoutant de la noblesse et en enrichissant son vocabulaire. C'est dans cette perspective que Pierre de Ronsard fonde la Pléiade comptant sept poètes défenseurs d'une valorisation de la langue française. [...]
[...] Ayant regardé son visage au travers du reflet d'une fontaine, Narcisse se transforma en une fleur. En voulant muer ses deux yeux en une fleur (vers le poète nous fait déjà connaître sont souhait de se métamorphoser en fleur, mentionné au dernier tercet. On remarque une insistance pour ce souhait de se métamorphoser en fleur par la mise en équivalence des mythes de Narcisse et de Ajax dont le sang se transforma en une fleur marquée de ses initiales (« Qui de mon nom et de mon mal soit peinte », vers 14) avec l'utilisation des verbes « muer » (vers et « changer » (vers 9). [...]
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