Montesquieu, Les Lettres Persanes, mouvement littéraire, roman épistolaire, civilisation, enrichissement intellectuel, enrichissement culturel, condition d'esclave, liberté, politique, voyage, société occidentale
Le mouvement littéraire, culturel et philosophique du XVIIIe siècle, les Lumières, a pour but de mettre les connaissances à la portée de tous par une ouverture sur le Monde et ainsi combattre l'ignorance. Il aide la société de l'époque à développer son sens critique. Les Lettres persanes de Montesquieu, publiées en 1721, s'inscrivent et témoignent de cet état d'esprit. Ainsi, l'auteur nous fait partager le point de vue d'Usbek et Rica, deux Persans, sur la société occidentale, et nous fait découvrir leurs moeurs et coutumes au travers de leur correspondance. Mais alors, ont-ils pu tirer du positif en se confrontant à une autre civilisation durant leur voyage ?
[...] Lettres persanes - Montesquieu (1721) - Usbek et Rica ont-ils pu tirer du positif en se confrontant à une autre civilisation durant leur voyage ? Usbek et Rica ont-ils pu tirer du positif en se confrontant à une autre civilisation durant leur voyage ? Le mouvement littéraire, culturel et philosophique du XVIIIe siècle, les Lumières, a pour but de mettre les connaissances à la portée de tous par une ouverture sur le Monde et ainsi combattre l'ignorance. Il aide la société de l'époque à développer son sens critique. [...]
[...] Le voyage d'Usbek et Rica a été bénéfique, car il leur a permis de développer leurs connaissances et leur esprit critique sur le monde occidental. Cependant, la révolte du sérail nous a conduits à découvrir un personnage à double visage. Ainsi, Usbek n'a pas su se remettre en cause. Montesquieu pour écrire Les Lettres persanes s'est inspiré de « L'Espion turc », Méhémet, de Jean-Paul Marana qui relate et analyse par ses correspondances les événements politiques de l'Europe des années 1637 à 1682. Le lecteur peut alors se demander si Méhémet a su lui aussi tirer profit de son voyage. [...]
[...] En effet, Usbek reste sur certains points de leur voyage assez peu ouvert. Tout d'abord, malgré la confrontation entre le mode de vie libre des femmes européennes et celles de son sérail, Usbek reste dans la critique. En effet, il n'y a pas de réelles interrogations de sa part contrairement à Rica par rapport à la liberté des femmes. En outre, il pense que le meilleur choix est de les garder captives dans son sérail, car il permet de garder (préserver) leur vertu. [...]
[...] C'est ainsi qu'Usbek et Rica ont pu avoir une véritable réflexion sur la politique. Ils ont côtoyé et comparé différents régimes politiques, tels que la monarchie, la république ou encore la tyrannie. Ainsi, dans les lettres 80 et 102 à 104, Usbek compare de manière assez poussée et approfondie les différents régimes afin d'en déterminer le meilleur, donnant ainsi au lecteur la vision d'un homme réfléchi et sage. Ces découvertes culturelles et politiques ont permis de faire évoluer les mentalités des deux protagonistes. [...]
[...] En effet, l'absence d'Usbek a conduit les femmes du sérail à se libérer progressivement de l'emprise des eunuques. Ainsi, plutôt que de vouloir comprendre leurs plaintes, il ordonne aux eunuques de les violenter pour les rediscipliner, concluant par la lettre 161, au suicide de Roxane, la plus fidèle et la plus vertueuse des femmes du sérail. Toutes ces brutalités vont dépeindre au lecteur un portrait nouveau d'Usbek, violent et excessif. Pour finir, les dernières lettres d'Usbek donnent une vision totalement changée du personnage. En effet, en avouant sa haine, Roxane souligne l'aveuglement et l'orgueil d'Usbek. [...]
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