Madame Bovary, Flaubert, roman, romantisme, réalisme, imaginaire, passion, désir, lecture
Gustave Flaubert est considéré comme l'un des plus grands romanciers français du XIXᵉ siècle. Son roman, Madame Bovary, paraît en 1857, après plus de 4 ans de travail acharné.
C'est l'histoire d'Emma, une jeune Normande, fille de paysan, qui épouse un médecin de campagne pour échapper à sa vie monotone. Elle se réfugie dans une vision romanesque du monde qui repose sur ses lectures de romans d'amour chevaleresques, commencées lors de son passage dans un couvent.
Notre extrait revient précisément sur ce chapitre de sa vie. La jeune pensionnaire Emma, par l'intermédiaire d'une lingère, une vieille demoiselle, s'abreuve de ces romans qui seront à l'origine des désillusions de sa triste vie d'épouse.
[...] Flaubert en comparant ces romans à des "choses" les dévalorise. La séquence ternaire : "rêva bahuts, salles des gardes et ménestrels" illustre le niveau de réflexion qu'Emma en a retenu : peu de choses en définitive qui la ramène constamment vers le passé moyenâgeux. 2. La châtelaine Emma (25-29) Après avoir évoqué le cadre médiéval, elle rêve d'aristocratie, mis en évidence par le complément circonstanciel de lieu "dans quelques vieux manoirs" où elle appartiendrait à la noblesse : "comme ces châtelaines". [...]
[...] Coupées du monde réel, les lectures permettent à ces jeunes filles de s'évader et de laisser libre court à leur imagination. La syntaxe archaïsante "l'aller voire" renvoie à une formule du 17e siècle. Par ces lectures, Emma est renvoyée dans le passé. Des échappées hors du temps présent par la parole La lingère est une source de distraction qui permet à ces jeunes filles d'échapper à leur condition de recluse. Ses chansons "galantes" du XVIIe siècle et XVIIIe siècle renvoient à l'amour courtois. [...]
[...] Elle attend et la monotonie de sa vie est montrée par le marqueur de temps "leurs jours" : "passaient leurs jours". Elle est en attente du cavalier romanesque qui viendrait la délivrer de son ennui. Conclusion : Emma abreuvée de lectures d'aventures romanesques est prisonnière de ses rêveries. Déçue par son mariage avec Charles Bovary, elle cherchera à s'échapper de son ennui par l'adultère. Emma rappelle Manon Lescaut du roman éponyme de l'abbé Prévost qui, future pensionnaire d'un couvent, échappe à sa condition grâce à sa rencontre avec le chevalier, Des Grieux. [...]
[...] Madame Bovary - Gustave Flaubert (1857) - Comment ses lectures d'aventures romanesques influencent-elles l'imaginaire d'Emma ? Analyse linéaire : Madame Bovary Flaubert De "Il y avait au couvent une vieille fille" à "qui galope sur un cheval noir" du chapitre VI de la première partie. Gustave Flaubert est considéré comme l'un des plus grands romanciers français du XIX? siècle. Son roman Madame Bovary paraît en 1857, après plus de 4 ans de travail acharné. C'est l'histoire d'Emma, une jeune normande fille de paysan qui épouse un médecin de campagne pour échapper à sa vie monotone. [...]
[...] C'est une façon pour Flaubert de montrer la similitude des histoires d'amour que lit Emma. La 2nde séquence ternaire de totalité donne des images rocambolesques de l'univers de l'aristocratie souligné par son champ lexical "pavillons", "dames" et "cheval" "postillons". Le scénario est stéréotypé avec la généralité du pronom indéfini : "dames persécutées, postillons qu'on tue, chevaux qu'on crève". Le héros doit surmonter la souffrance et les obstacles. Les péripéties passent par le lexique de la violence "persécutées" "tue" "crève". 2. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture