Les Justes, Camus, pièce de théâtre, dramaturgie, Révolution russe, socialisme, terrorisme, psychologie sociale, despotisme, sacrifice, libre arbitre
En 1905 à Moscou, un groupe de révolutionnaires socialistes projette un attentat à la bombe contre le grand-duc. L'un d'entre eux, Kaliayev, était censé déclencher la bombe, mais, en apercevant deux enfants dans la calèche du grand-duc, se rétracte. Son camarade, Stepan, s'insurge et pense que leur cause est supérieure à la vie. Lors d'une seconde embuscade, Kaliayev déclenche la bombe. Il survit à l'explosion, mais il est arrêté et emprisonné.
[...] La dispute entre Stepan, Kaliayev et Annenkov permet au lecteur de s'interroger. En effet, leurs échanges exposent très clairement leur opposition et la problématique des moyens et de la justification des actes terroristes. Je suis assez admirative de la sagesse de Voinov pour son retrait du groupe. En effet, il sait qu'il n'aura pas le courage de relancer la bombe et j'apprécie son discernement. Par ailleurs, j'ai été émue par leur courage car ils sont prêts à mourir pour leur cause : renverser le despotisme. [...]
[...] Si j'étais un personnage mythologique, je serais Achille, ce grand et valeureux guerrier, le plus fort de tous, qui n'a peur de rien. Il s'agit d'une brute sans état d'âme que j'admire. II n'a aucune pitié et c'est pourquoi il réussit à vaincre ses ennemis, comme lors de la guerre de Troie, lorsqu'il a traîné le cadavre d'Hector autour des murs de la cité. Si j'étais un animal, je serais un loup, symbole de liberté. Le loup qui guidé par son instinct, se met en chasse de sa future proie, le tsar. [...]
[...] Si j'étais un élément, je serais le feu. A l'instant fatidique, je brûlerais ces figures de l'injustice, du despotisme, et les ferais disparaître pour que leurs proches ne retrouvent même plus leurs os. Ils exploseront dans un grand vacarme, signal de triomphe. Que ces détritus s'enflamment dans un cri de douleur Que ces immondices se consument Que leurs visages se dessèchent et qu'ils disparaissent à jamais. Voilà mes rêves la nuit : devenir le feu qui les feront passer d'infâmies à poussière. [...]
[...] Si j'étais une saison, je serais l'hiver, saison dure avec son froid glacé, comme le seront mes mains dans la nuit fraiche quand je lancerai ma bombe au diable. Je serais cette saison avec la neige qui efface les bruits de la vie comme la mort qui m'attend lorsque mes bourreaux me passeront la corde autour du cou. Comme la neige qui enveloppe tout de sa blancheur qui crée de nouveaux paysages, cette saison sera pour moi un moment de bonheur, celui qui annonce la fin avant le renouveau comme l'hiver prépare le printemps. Elle symbolisera mon sacrifice. [...]
[...] Les Justes - Albert Camus (1949) - Résumé, critique et portrait chinois Résumé : En 1905 à Moscou, un groupe de révolutionnaires socialistes projette un attentat à la bombe contre le grand-duc. L'un d'entre eux, Kaliayev était censé déclencher la bombe mais en apercevant deux enfants dans la calèche du grand-duc, se rétracte. Son camarade Stepan s'insurge et pense que leur cause est supérieure à la vie. Lors d'une seconde embuscade, Kaliayev déclenche la bombe. Il survit à l'explosion mais il est arrêté et emprisonné. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture