La Cantatrice Chauve, Ionesco, pièce de théâtre, satire, société, théâtre de l'absurde, existentialisme, drame, humour, personnage, paralogisme
La Cantatrice Chauve est une oeuvre qui s'apparente traditionnellement à l'absurde. Ce texte, par le biais d'une satire de la classe moyenne britannique, s'adresse à la société d'une manière plus générale pour en montrer les failles. Eugène Ionesco s'inspire de la méthode d'apprentissage linguistique Assimil, d'assimilation intuitive qui permettait d'apprendre l'anglais. Dans la pièce d'Eugène Ionesco, l'on pourrait croire que les personnages sont devenus fous, ceci dans le but de montrer les travers de notre société où les individus se suivent en formant une masse où l'individu en tant que tel n'a plus sa place. Les difficultés de communication sont mises en avant par un dialogue où les personnages ne se répondent pas. La violence est aussi dénoncée grâce à un texte humoristique, où la comédie est le maître mot.
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Ce mémoire démontrera comment la pièce d'Eugène Ionesco La Cantatrice Chauve contient non seulement des éléments d'absurde traditionnel, mais aussi des éléments du mouvement existentialiste et peut donc être considérée comme une liaison que relie deux courants littéraires et philosophiques : l'absurde et l'existentialisme.
[...] En faisant réfléchir le lecteur sur la condition de l'homme, sur son interchangeabilité, sur son manque de communication, Eugène Ionesco écrit bien une pièce que l'on peut apparenter au genre de l'absurde. Le théâtre existentialiste 1 - Qu'est ce qu'est le théâtre existentialiste (définition, mouvement et idée philosophique) L'existentialisme est un courant philosophique et littéraire, initié par Jean-Paul Sartre, qui place l'homme comme maître de ses actions. Celles-ci ne sont pas prédéterminées ; elles forment l'essence de sa vie. Le destin, tel que l'imagines les tragédiens, n'est pas une force à laquelle l'homme se plie, mais il en est lui-même l'acteur. [...]
[...] Cette facilité d'oubli est à rapprocher du mouvement existentialiste. En effet, puisque pour les existentialistes, l'homme est libre de ses choix : ne pas choisir est un moyen de choisir. Mais les choix conduisent à des cas de conscience. Et cette conscience est la pire ennemi de l'homme, bien que d'après Sartre, « l'enfer c'est les autres24 ». Penseur majeur de l'existentialisme25, Sartre entraîne les existentialistes à penser que l'amnésie reste un moyen de survie. Ainsi, sans sa pièce Le Séquestré d'Altona26, si le personnage de Frantz semble avoir oublié la cause de son enfermement, Sartre, lui aussi, dans sa note préliminaire, avoue un oubli : « J'ai cru forger le nom de Gerlach. [...]
[...] b - L'incohérence entre leur comportement verbal et non-verbal Certains personnages ont un comportement qui pourrait faire penser qu'ils ont été créés non pas dans une perspective simplement absurde, mais dans une philosophie existentialiste. Prenons l'exemple du pompier. Celui-ci a un raisonnement logique, dans un premier temps. Ce raisonnement se dégrade pour l'emmener progressivement vers une sorte de folie, comparable à celle des autres personnages : « Est-ce qu'il y a le feu chez vous6 ? », « C'est parce que? excusez-moi, j'ai l'ordre d'éteindre tous les incendies dans la ville7. » L'on remarque en effet que le pompier souhaite se rendre utile et faisant dont il a la fonction. [...]
[...] On ne peut donc pas complètement l'éloigner de ces réflexions pour la catégoriser comme étant seulement une pièce de l'absurde. C'est le mélange des deux genres qui en fait sa richesse. Conclusion : Pour conclure, la pièce d'Eugène Ionesco mélange des aspects du théâtre de l'absurde : le temps y est non-linaire, les personnages n'accordent pas leurs gestes et leurs paroles, ils ne semblent pas se souvenir du passé, ils sont interchangeables, sans identité propre, mais surtout, l'humour est présent dans toute la pièce, faisant passer le lecteur du rire à l'incrédulité. [...]
[...] Dans la pièce Oh les beaux jours, le personnage de Winnie ne s'arrête plus de parler devant Willie qui ne dit mot. Winnie est enfoncée dans le sable, pour montrer ce lieu comme non-lieu, tandis que sa logorrhée verbale traduit cette communication impossible. Tandis que dans Fin de partie, le personnage principal est paralysé et aveugle. Beckett souhaite ainsi montrer le corps infirme comme le seul capable de pouvoir contenir l'esprit. Il est le précurseur du genre, bien qu'Ionesco en soit le fondateur. Arthur Adamov, auteur russe, est aussi parmi les plus célèbres des auteurs de l'absurde. [...]
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