Freud, psychanalyse, pulsion de vie, pulsion de mort, mort, guerre, civilisation, inconscient, surmoi, psychologie des masses, agressivité, puissance, morale, culture, humanisme, violence, instinct humain, liberté, paix, violence de masse, gouvernance, autorité
Commentaire de la citation suivante :
« Le remaniement pulsionnel sur lequel repose notre aptitude à la civilisation peut lui aussi être ramené en arrière de façon durable ou transitoire par les interventions de la vie. Sans aucun doute, les influences exercées par la guerre sont au nombre des forces capables de produire un tel retour en arrière, et c'est pourquoi nous n'avons pas à considérer comme inaptes à la civilisation tous ceux qui actuellement ne se comportent pas en hommes civilisés et il nous est permis d'espérer qu'en des temps plus tranquilles l'ennoblissement de leurs pulsions se rétablira. » (Sigmund Freud, Considérations actuelles sur la guerre et sur la mort, 1915)
[...] Ces pulsions agressives troublent les rapports avec autrui sans pour autant rendre inapte à la civilisation. Selon Freud, c'est à la civilisation qu'appartient le rôle d'apaiser ces pulsions destructrices en utilisant la morale qui condamne le recours à la violence et en prenant en considération le rôle essentiel de la culture qui est une ouverture pour un nouvel humanisme. Bibliographie - S. Freud, Le Malaise dans la civilisation, Éditions Points, 2010. - S. Freud, « Actuelles sur la guerre et la mort », 1915. [...]
[...] Considérations actuelles sur la guerre et sur la mort - Sigmund Freud (1915) - Si les êtres humains aspirent tous individuellement à la liberté, à la paix, qu'est-ce qui les conduit à la violence de masse lorsqu'ils se retrouvent pris sous le joug d'une organisation, d'une gouvernance, d'une autorité ? Commentaire d'une citation freudienne. Citation : « Le remaniement pulsionnel sur lequel repose notre aptitude à la civilisation, peut lui aussi être ramené en arrière de façon durable ou transitoire par les interventions de la vie. [...]
[...] La manipulation des États C'est pourquoi, un des facteurs de la désillusion de Freud vis-à-vis de la guerre, trouve son origine dans la brutalité qui règne au sein des États prétendus être civilisés. Cette violence nourrit celle des individus. Le meurtre de masse de la guerre détruit un monde de culture. « (?), les soldats de retour de la guerre ne donnent plus à interpréter des rêves de manifestation de désir. »6 Les soldats rêvent de leurs traumatismes de guerre. Freud cite une « souffrance d'origine sociale ». Lorsqu'il n'y a pas la guerre, l'État interdit l'usage de la violence uniquement pour contrôler les individus. [...]
[...] La différence dans le sexe ou le « sans alibi ». Psychanalyse 47-56. https://doi.org/10.3917/psy.039.0047 - Premat, C. « Guerre et pulsions de vie », Libres cahiers pour la psychanalyse (Parler de la mort), pp.133-142. [...]
[...] L'État représente ainsi la garantie de la sécurité, de la défense, mais en contrepartie, les individus doivent obéissance. Ils sont contraints de renoncer à des pulsions intérieures pour vivre dans la paix le plus longtemps possible. Donc, selon Freud, l'essentiel réside dans la compréhension de la mobilisation de ces mécanismes guerriers, leurs enjeux culturels et les transformations psychiques qui en découlent. En effet, de la guerre émergent la désillusion et la confusion pour l'esprit des êtres humains. Freud est déconcerté par le fait que la violence soit la seule alternative envisagée pour résoudre les conflits d'intérêt entre les différents États. [...]
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