La Préoccupation maternelle primaire, Donald Winnicott, travailleur social, enfant, éducation, Freud, Anna Freud, Psychanalyse et pédiatrie, théorie de l'attachement, John Bowlby, relation mère-enfant, stade oral, troubles psychologiques, psychanalyse
Cet article s'inscrit dans la continuité des travaux de S. Freud (1905). Mais aussi d'A. Freud (1958), qui réalise ses travaux en continuité de son père sur le développement psychoaffectif de l'enfant, en clarifiant et en approfondissant les idées de la psychanalyse. Ses travaux s'inscrivent dans une perspective psychanalytique. Ils proposent d'expliquer le développement de l'enfant au travers de conflits intrapsychiques pendant l'enfance qui vont être à l'origine des troubles observés chez l'adulte. Dans cette théorie psychanalytique, il est admis qu'il existe des stades de développement appelés les stades du développement psychosexuel où chaque stade est caractérisé par un niveau de maturation pulsionnelle et un type de relation objectale.
[...] Freud va concevoir cette relation de manière purement biologique en utilisant le terme de symbiose, quand Winnicott va plutôt se demander si la mère ne joue pas un plus grand rôle dans sa relation avec son nourrisson. Winnicott postule que la relation mère-enfant est dans un premier temps un lien inconscient qui se forme entre la mère et son nourrisson. C'est la mère qui va être biologiquement prédisposée à nourrir et à s'occuper de son enfant, cet état se développe dès la grossesse. [...]
[...] Le rôle du travailleur social va être d'éduquer la mère et la rendre « malade » pour reprendre le terme de Winnicott, sa fonction est de transmettre. Il s'agit ainsi d'une « aide » à l'éducation, dans l'éducation de son enfant chez la mère. Dans les premiers mois de l'enfant il est donc primordial que le travailleur social éduque la mère à développer une relation de dépendance sans frustrations pour le nourrisson. Mais aussi, à terme, aider la mère à développer des frustrations pour permettre au nourrisson de s'individualiser et de construire son moi. [...]
[...] Cette maladie proviendrait d'une identification de la mère au nourrisson dès la grossesse. Winnicott, fait tout de même référence aux mères adoptives qui, si elles sont assez identifiées au nourrisson, peuvent également tomber malade et développer cette préoccupation maternelle primaire. Finalement, cette préoccupation maternelle primaire dans la relation mère-enfant, qui va être la base du développement du moi de l'enfant. La frustration permettant à l'enfant de se différencier de sa mère n'est pas effective dans cette période primaire elle n'intervient qu'après. [...]
[...] Le travailleur social va donc avoir un rôle essentiel lorsque la préoccupation maternelle primaire n'a pas eu lieu chez la mère de l'enfant. Il doit dans un premier temps avoir connaissance de ce rôle que doit jouer la mère dans ce lien mère-enfant. Savoir comment il se construit et quelles sont les conséquences dans le cas contraire. Pour ce faire, le travailleur social doit impérativement prendre en compte les interactions précoces entre la mère et l'enfant, cela avant la naissance de l'enfant ainsi qu'après. [...]
[...] La Préoccupation maternelle primaire - Donald Winnicott (1956) - Quel est le rôle du travailleur social en cas d'absence de préoccupation maternelle primaire chez la mère ? Cet article s'inscrit dans la continuité des travaux de S. Freud (1905). Mais aussi d'A. Freud (1958), qui réalise ces travaux en continuité de son père sur le développement psycho-affectif de l'enfant, en clarifiant et en approfondissant les idées de la psychanalyse. Ces travaux, s'inscrivent dans une perspective psychanalytique. Ils proposent d'expliquer le développement de l'enfant au travers de conflits intra psychiques pendant l'enfance qui vont être à l'origine des troubles observés chez l'adulte. [...]
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