Pulsion de mort, suicide, dépression, psychanalyse, Freud, mélancolie, narcissisme, pulsion de vie, deuil, André Green, Karl Abraham, psychanalyste, trouble dépressif, idéal du moi, Deuil et mélancolie, inconscient, symbolisme, désir, Lacan, lien social, autrui, libido
Seconde partie d'un mémoire en psychanalyse sur le thème "Pulsion de mort et suicide".
Si nous nous référons à l'ouvrage de Freud publié en 1920 intitulé « Au-delà du principe du plaisir », nous pouvons saisir l'affirmation de deux motions pulsionnelles, dont la pulsion de vie et la pulsion de mort (Freud S. - 1920).
Nous pouvons sans doute comprendre que cette négation de la vie conduit au suicide (Green A. - 2000).
Parallèlement, le travail du négatif des suicidants a pour conséquence une affirmation profonde et puissante de la pulsion de la mort à travers le processus de dé-liaison et une auto-agressivité. Le suicide est admis ainsi comme une illustration de la pulsion de la mort toujours en action par le biais de l'autodestruction.
[...] En fait, cette dissension n'a pas pu être résolue et se met à jour dans la vie mentale des mélancoliques. L'identification objectale du moi représente l'objet frustrant et encourt un arbitrage implacable du Surmoi : « L'ombre de l'objet est ainsi tombée sur le moi, qui a pu être alors jugé par une instance spéciale, comme un objet, l'objet abandonné. » (ibid.p.56). Par ailleurs, la manifestation de leur hostilité à l'égard de l'objet est suscitée par leur honte et leurs invectives : « Si l'amour de l'objet, auquel on ne peut pas renoncer alors qu'on abandonne l'objet lui-même, s'est réfugié dans l'identification narcissique, la haine s'en prend à cet objet substitutif en l'injuriant, en l'humiliant, en le faisant souffrir, et tire de cette souffrance une satisfaction sadique. » (ibid. : 54). [...]
[...] Fonction symbolique et imaginaire du suicide : Le suicide a une fonction symbolique et imaginaire. Dans l'ouvrage intitulé Sentiments d'échec et intentions suicidaires écrit par Gorana Bulat Magneti, on évoque la plus célèbre des cures psychanalytiques de Freud. En effet, sa patiente s'appelle Dora, une jeune adolescente âgée de 16 ans. Leur entrevue aurait abouti à des intentions suicidaires de la part de la patiente. Elle avait même écrit une lettre à ses parents leur annonçant son acte de suicide sachant également que le père est également une personne malade prise en charge par Freud. [...]
[...] Ce suicide n'est en fait qu'une façon d'exister à nouveau. Il revient davantage une nouvelle fois dans « Pulsion, acte, école » et rappelle la pulsion de mort. Dans « le deuil de l'âme », il explique le deuil et l'oppose à la mélancolie et évoque une métaphore à travers le deuil de l'âme. Pierre Bruno avertit : « il y a urgence - avant que le délitement continu du lien social ne conduise au contraire à promouvoir l'adolescence suicidaire comme la seule issue pour échapper à la massification des sujets et au retour prophétisé par Lacan du camp de concentration. » Autrement dit, la fragmentation et la désagrégation des relations sociales peuvent conduire un sujet adolescent au suicide sous prétexte de fuir la démocratisation des sujets et le « camp de concentration » lacanien. [...]
[...] Ce qui conduit vers la dépression mélancolique. Le suicide est alors dirigé vers l'objet « introjecté ». Faisons remarquer que dans la position dépressive, la crainte implique la peur d'avoir été dépouillé de son objet d'amour. Mais dans la position schizo-paranoïde, c'est plutôt la peur que le Moi soit abîmé par les oppresseurs. Les démarches constructives de l'enfant lui serviront de voie pour réparer les dégâts qu'il pense avoir commis. Une autre période de l'analyse kleinienne, l'envie qui se rapporte directement à la pulsion de mort. [...]
[...] En restant dans le raisonnement du psychanalyste allemand Abraham, la succession régulière de la dépression et de la manie appelée cyclothymie représente la caractéristique antéprédicative distinguant la névrose de la psychose. Quand il a administré une cure psychothérapeutique à un de ses patients dépressifs, il a appris qu'il avait été injurié par son enseignant de manière brutale et était traumatisé. En réalité, ce dernier l'avait traité d'impotent physique et mental. Ce traumatisme a engendré par la suite une dépression psychotique. [...]
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