Psychologie de l'enfant, deuil, enfant, processus de deuil, soutien professionnel, expérience de la mort, mort, traumatisme, religion, culture sociale, abandon, panique, théories sur le deuil, modèle de deuil de Worden, choc émotionnel, accompagnement du deuil, souffrance, dépression
Le deuil est considéré par l'enfant comme une aberration, voire une absurdité. En effet, il faut savoir que son développement lui prend beaucoup d'énergie et affronter l'idée de la mort occasionne davantage de force mentale et psychique chez l'enfant. Nous pouvons également souligner que chaque enfant a sa propre conception de la mort et cette dernière dépend de l'âge, des aptitudes cognitives et intellectuelles, de la culture sociale et religieuse. En outre, elle relève également de son développement psychologique ainsi que de ses expériences. [...]
Quand bien même les théories sur l'intégration de l'expérience du deuil par l'enfant n'auraient pas vu le jour, la connaissance sur les conceptions relatives à la mort ne cesse de s'affiner et on commence à s'interroger sur la manière dont la société et notre civilisation se représentent la mort. Quoi qu'il en soit, considérant l'expérience du deuil comme une absurdité chez l'enfant, et sachant que son développement psychique et psychologique requiert beaucoup de force et d'énergie et que l'affrontement de cette réalité lui est difficile, on peut s'interroger sur le processus psychique du deuil chez l'enfant.
[...] En effet, Marie-Frédérique Bacqué indique : « les complications du deuil sont liées au temps et à la brutalité de la perte, l'injustice d'une mort top précoce. Le deuil peut être bloqué à plusieurs niveaux. » (Marie-Frédérique Bacqué, (2014), Les complications du deuil, PUF, p.42) Le premier blocage attribué au deuil est lorsque l'enfant comprend sa signification et n'arrive pas à le surmonter, il s'agit du « deuil traumatique ». Ce trauma de l'endeuillé se transforme en une sorte de dépression d'où la phase dépressive en réaction à l'idée de la mort. [...]
[...] La première occurrence est relative à une chose réelle. Quant à la deuxième, elle est liée à une chose symbolique. Enfin la dernière occurrence se rapporte à un objet imaginaire. Cette contribution de Lacan est indispensable pour mieux élucider les tensions existant entre l'enfant et son environnement car les « empreintes du manque de la vie pulsionnelle de l'enfant » nuancent la relation à des objets dont il voue un certain amour. Quand bien même les théories sur l'intégration de l'expérience du deuil par l'enfant n'auraient pas vu le jour, la connaissance sur les conceptions relatives à la mort ne cessent de s'affiner et on commence à s'interroger comment la société et notre civilisation se représentent la mort. [...]
[...] Quels facteurs influencent-ils un processus d'élaboration réussi concernant le deuil chez l'enfant ? Nombreuses sont les situations auxquelles l'enfant est confronté dans son développement psychologique. Parmi elles figurent celles qui lui sont favorables et permettent un épanouissement psychique et mental. D'autres indésirables et menaçantes comme l'expérience du deuil engendrent chez l'enfant au départ un choc psychologique bien qu'elle fasse partie de son développement psychologique normal. Le deuil est considéré par l'enfant comme une aberration voire une absurdité. En effet, il faut savoir que son développement lui prend beaucoup d'énergie et affronter l'idée de la mort occasionne davantage plus de force mentale et psychique chez l'enfant. [...]
[...] La difficulté vécue de trois ans à quatre ans En effet, nous pouvons constater qu'à l'âge de trois ans, l'enfant n'a pas encore conscience de la mort intellectuellement. Cela se répercute négativement sur son équilibre psychosomatique. C'est en mesurant la façon dont le concept de la mort s'installe dans l'univers mental de l'enfant que l'on peut s'apercevoir qu'à cet âge plus particulièrement avec l'apparition du langage, la mort signifie uniquement la séparation. Il n'a alors aucune idée ni de sa situation présente ni de sa situation à l'avenir. [...]
[...] L'absence prolongée est conçue par l'enfant comme un abandon, donc la mort a également des conséquences sur le plan sensoriel et émotionnel car il voit que la personne qui lui est chère n'est plus là pour s'occuper de lui. Au-delà de 3 ans, la mort est conçue par l'enfant comme un fait qui n'est pas naturel. Pour lui la mort est la conséquence des actes coupables d'un individu. Il se lance alors à la recherche du coupable. Pour l'enfant en situation de deuil, il pense que c'est lui le coupable de la mort d'un proche. Il se culpabilise à travers sa pensée magique. [...]
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