musique, instrumentalisation politique, critique du pouvoir, artistes congolais, rap congolais, censure, contexte socio-historique, engagement politique, mobilisation communautaire, RDC République démocratique du Congo, parti unique, Mouvement populaire de la Révolution, MPR, Bob Elvis, Lucha, Felix Tshisekedi, Joseph Kabila, Laurent-Désiré Kabila, Mobutu, Béruriers Noirs, musique libertaire, anarchisme, anglais, extraction des ressources naturelles, révolution, droits sociaux, économiques, politiques publiques, opposition politique, faim, pauvreté, chômage, frustration sociale, discours de vérité, chanson politique, contexte politique, entité étatique, frontière entre État et parti, histoire congolaise, Congo, élection, liberté
Cette présente recherche souhaite prendre un angle original pour traiter de la situation sociale, politique et économique en République Démocratique du Congo (RDC), à savoir la censure effectuée par le pouvoir démocratiquement élu dans ce pays à l'encontre de musiciens de la scène rap et hip-hop. En effet, plusieurs groupes de musique ont fait preuve de militantisme politique pour critiquer la situation catastrophique du pays selon eux. Un pays ravagé par la corruption, le népotisme, et les conflits à répétition. C'est donc en partant d'un cas concret de censure qui eut lieu en 2021 que cette étude souhaite partir pour mettre au jour les tensions sociales et politiques en RDC. En étudiant les paroles des chansons censurées par le pouvoir en place, c'est toute une critique et une manière d'interpeller par l'art les plus hautes représentations de l'État congolais. Des paroles qui permettent aussi de retracer l'histoire récente du pays, à travers ses crises et ses conflits. Enfin, l'autre niveau de lecture de ce travail concerne la manière dont un pouvoir dit démocratique envisage la liberté d'expression et la liberté de penser alors qu'une partie de son territoire est vouée à l'anarchie et à la guerre.
[...] Pour la première fois, un combat pour le titre des poids lourds se déroule en Afrique. Dans un stade de football de Kinshasa, la capitale du Zaïre pendant le règne de Mobutu Sese Seko. Ce fut le « Rumble in the Jungle », la « bagarre dans la jungle » comme le proclamèrent les médias78 (Pourtier, 2020). Pourquoi alors les chanteurs de MRP font ainsi l'analogie entre le peuple / Mohammed Ali versus le pouvoir/George Foreman ? Dans ce combat Ali surprend son adversaire, le public et même son propre entraîneur par une tactique qui resta fameuse. [...]
[...] En effet, a la veille des élections, une vive tension fut constatée entre les partisans des différents candidats, souvent armés. L'ONU, qui compte soldats déployés dans tout le pays, a demandé et obtenu le soutien militaire de l'Union européenne, qui a fourni un contingent implanté notamment dans la capitale et une réserve au Gabon113. L'objectif de ce contingent était double : non seulement assurer la sécurité du processus avant, pendant et après le contrôle, mais aussi protéger et évacuer les expatriés vivant dans le pays en cas de besoin. [...]
[...] Comment expliquer la pratique de la censure musicale à l'encontre des artistes critiquant les autorités dans un pays se revendiquant démocratique ? Résumé Cette présente recherche souhaite prendre un angle original pour traiter de la situation sociale, politique et économique en République Démocratique du Congo à savoir la censure effectuée par le pouvoir démocratiquement élu dans ce pays à l'encontre de musiciens de la scène rap et hip-hop. En effet, plusieurs groupes de musique ont fait preuve de militantisme politique pour critiquer la situation catastrophique du pays selon eux. [...]
[...] Selon cette loi, l'État devrait contribuer au financement des campagnes électorales des partis politiques, ce qui limiterait les pratiques corrompues en assurant un contrôle sur les fonds utilisés pendant la période électorale119. Néanmoins, la mise en ?uvre de cette loi est confrontée à certaines limitations, notamment en ce qui concerne les critères d'éligibilité des partis politiques à recevoir des subventions de l'État. Certains partis ne répondent pas à ces exigences et sont exclus du financement public, ce qui suscite des questions sur la transparence et la représentativité de la classe politique congolaise. [...]
[...] Ainsi, derrière cet antagonisme, il est facile d'entrevoir la critique de ces chanteurs et par extension le peuple congolais concernant la corruption dans l'État de la RDC. En effet, au cours des cinq dernières années, la perception des citoyens de la corruption dans le secteur public en République démocratique du Congo s'est aggravée, ce qui s'est accompagné d'une baisse de leur position dans le classement international de la corruption. Cette perception fait écho à un autre couplet de la chanson de MPR qui a été censurée : « La plupart des politiciens sont aveugles « Ils nous promettent de l'eau, mais dès qu'ils ont un peu de vin, ils s'en foutent « Ils vous promettent Monts et Merveilles ( . [...]
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