démocratie participative, participation citoyenne, démocratie représentative, république démocratique, pouvoir politique, citoyenneté, éducation civique, socialisation politique, institutionnalisation, gouvernance locale, partis politiques, processus décisionnel, Guillaume Petit, sociologie politique
La démocratie est le socle de tout état de droit. Elle rayonne à partir des pouvoirs et en appelle à la participation du public pour sa réussite. La démocratie participative est une forme de partage et d'exercice du pouvoir, fondée sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décisions politiques dans le cadre de la démocratie représentative. Trois figures distinctes déclinent les formes de participation des citoyens hors des élections. [...]
C'est d'ailleurs ce qui pousse G. petit, auteur de l'extrait du texte soumis à notre appréciation, à attirer l'attention sur « les effets sociaux du choix des procédures » de participation des citoyens et leurs effets sur la pratique politique. Ce faisant, il posait alors le problème de la démocratie participative, notamment sur l'introduction des dispositifs participatifs des citoyens à la décision publique du fait de l'évolution des systèmes démocratiques.
[...] Le courant de la délibération Pour les partisans de cette thèse, l'argument de la rationalisation signifie que, les participants, bien qu'ayant des idées contradictoires, sont disposés de prendre en considération les points de vue des autres, dans le but d'aboutir à un consensus pris avec raison et justesse. Cette idée émerge à partir de l'hypothèse de la « raison procédurale » entendue comme l'ensemble des règles qui encadrent la discussion et ayant pour dessein de toucher la volonté générale. L'aboutissement de ce processus suppose la qualité de la discussion, garantie par des dispositifs institutionnels mis en place dans l'esprit d'une participation commune. [...]
[...] Nouvelle sociologie politique de la France, La démocratie participative : entre techniques de gouvernement et pratiques sauvages, Extrait - G. Gourgues et S. Segas (2021) - Quelle est l'implication effective des citoyens dans la gestion des affaires de la République ? La démocratie est le socle de tout état de droit. Elle rayonne à partir des pouvoirs et en appelle à la participation du public pour sa réussite. La démocratie participative est une forme de partage et d'exercice du pouvoir, fondée sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décisions politiques dans le cadre de la démocratie représentative. [...]
[...] Dès lors, on peut leur attribuer un pouvoir réel qui est laissé aux organisations volontaires et aux institutions libres.13 Le peuple a ainsi son destin en main. Il est de ce fait permis la création des organisations et en identifier les leaders dans les quartiers. Au-delà de cette création, ces organisations méritent d'être entraînées et formées à mener des actions. En conclusion, il faut noter que la démocratie participative témoigne de la constitution embryonnaire d'un pouvoir dit quatrième pouvoir, aux côtés des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Ce pouvoir laisse donc apparaître la participation des citoyens à la prise de décision. [...]
[...] II- L'embourgeoisement de la participation citoyenne Parler de l'embourgeoisement de la participation des citoyens revient à démontrer d'une part l'institutionnalisation des pratiques participatives et la mobilisation réelle du public d'autre part. L'institutionnalisation des pratiques de participation L'adoption des dispositifs participatifs au centre du processus de la décision publique est l'une des innovations déterminantes de l'administration publique de ces dernières décennies. On envisage notamment la planification d'audience publique, de conseils de quartiers, d'assemblées citoyennes etc10? Cette forme « avancée d'institutionnalisation » résulte des moult revendications observées par divers groupes sociaux en sollicitant l'ouverture d'un système politique. [...]
[...] Dès lors, il devient moins important de lui accorder un rôle politique important, notamment l'élection de ses dirigeants.5 Selon la logique participationniste, le citoyen n'est point cet individu sans compétence et limité dans sa compréhension du politique. Ses facultés sont réelles : il détient alors un « savoir ordinaire », mais tout aussi recevable que celui des experts. En outre, participer activement à la vie collective lui permet d'améliorer sa connaissance de la chose politique aux fins d'opérer librement ses choix sur une base un peu plus solide ; ce qui, à la fin, assure l'ordre politique. [...]
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