Terrorisme et politique, terrorisme, guerre contre le terrorisme, état d'urgence, terrorisme international, terrorisme national, lutte antiterroriste, sécurité nationale, organisation terroriste, Al-Qaïda, Daech, EI État Islamique, séparatisme, droit pénal, attentats, Etats-unis, George Bush, gestion politique, contrôle totalitaire, propagande, opinion publique, qualification juridique, présomption d'innocence, attentats du World Trade Center, culture islamique, néoconservatisme, cadre juridique, droit international, blanchiment d'argent, recel, infractions terroristes, terreur, maintien de l'ordre public, sécurité, législation antiterroriste, relations internationales
L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua affirmait en 1986 qu'il fallait « terroriser les terroristes », signifiant ainsi que la peur devait changer de camp. En effet, le concept de « terrorisme » renvoie à une peur réfrénée depuis sa première occurrence durant la Révolution française. [...]
Or, d'un point de vue juridique, sa définition est bien plus large, fluctuante selon les pays afin de désigner l'ennemi de l'État. Le large éventail de législation employé pour mieux le cerner donne l'impression que le « terrorisme » focalise l'attention des divers organes de force au sein des gouvernements. Ceci nous amène à nous interroger sur la place réelle que cette notion occupe dans les politiques de sécurité nationale.
[...] Le terrorisme étant un terme polysémique et protéiforme, il peut s'employer pour d'autres groupes que les mouvements islamistes. Si les organes de sécurité ne se préoccupaient uniquement de ceux-ci, leurs autres fonctions dans le maintien de l'ordre public ne seraient pas remplies. [...]
[...] Le terrorisme est-il l'horizon des politiques de sécurité nationale depuis 2001 ? L'ancien ministre de l'intérieur Charles Pasqua affirmait en 1986 qu'il fallait « terroriser les terroristes1 » signifiant ainsi que la peur devait changer de camp. En effet, le concept de « terrorisme » renvoie à une peur réfrénée depuis sa première occurrence durant la Révolution française. Ce terme a connu différentes acceptations depuis son invention pour désigner la pratique politique du Comité de salut public de Robespierre. Si par la suite, il désignait une méthode insurrectionnelle, voire contre-insurrectionnelle dont l'objectif est d'effrayer l'adversaire au point d'annihiler sa capacité de résistance, il tend à désigner médiatiquement depuis les attentats des Twin Towers une nébuleuse qualifiée de « djihadiste ». [...]
[...] Une suppression difficile Le 3 octobre 2017, l'État d'urgence s'est terminé par une application de ses prérogatives dans le droit. Cette pratique signifierait pour Edwy Plenel « la fin de l'État de droit »20, par le passage de l'exceptionnalité dans la règle. Néanmoins, après 3 années de lutte contre « une menace récurrente et erratique21 », qui ne peut être vaincu car non désigné (AQAP, AQMI, Daech, une solution devait être trouvée. D'ailleurs, après un certain laps de temps, d'état d'urgence, l'urgence et exceptionnalité tendait déjà à devenir la règle. [...]
[...] Ces diverses lois sont une réaction à un acte et sont construites dans l'urgence (ad-hocisme de jenny Raflik17), créant la possibilité de « lois scélérates » devant au départ ciblé les attentats anarchistes à la fin du XIXème siècle L'emploi de l'expression « guerre contre le terrorisme » s'il n'a pu remplir un objectif de victoire militaire a pu préparer l'opinion a accepté des lois qu'elle n'aurait pas accepté sans réprobation dans des circonstances autres, notamment la mise en place d'État d'urgence. III. L'état d'urgence permanente comme gestion politique L'état d'urgence désigne la transformation de la justice au profit de l'exécutif (services de police et de renseignements) afin de gagner en vitesse et efficacité. Néanmoins, évoqué dans la lutte contre un ennemi non réellement nommé, il ne peut être supprimé et se transforme en modalité de gestion politique. A. [...]
[...] Les lois sécuritaires aux USA et en France Après un attentat, des lois d'exceptions sont légitimés pour préserver l'ordre, bien qu'elle « vont à l'encontre du libéralisme naissant13 ». Ce libéralisme, s'il s'applique en partie d'un point de vue économique n'est pas complet, car des rapports de force divergents font aucune théorie s'applique dans son entièreté. Suite à l'attentat du 11 septembre 2001, de nombreuses mesures vont être votées pour éviter la reproduction de ce type d'attaque, par exemple l'organisation de la sécurité du pays par le biais du Homeland Security Act (25/11/2002). [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture