Sujet 1 : L’émancipation de la femme en littérature
Dans ce sujet, il est question de comprendre les réflexions concernant l’émancipation de la femme dans la littérature.
Comment les héroïnes de la littérature sont-elles parvenues à transformer radicalement la représentation de la femme dans le monde grâce à la transgression des normes établies ?
Dans une première partie, parler de la littérature comme un énoncé de contraintes faites aux femmes. Faire le lien avec les œuvres les plus classiques comme Phèdre ou Madame Bovary. En quoi ces femmes se retrouvent-elles emmurées dans des rôles sociaux, malgré la passion et l’absence de liberté ? Comment la littérature devient-elle le témoin de l’ensemble des limites posées aux femmes, le mariage, l’éducation ou encore la morale.
Dans une deuxième partie, parler des femmes qui transgressent la morale établie en littérature. Nana, ou encore Jane Eyre. Comment ces personnages osent-ils s’affirmer pour être ensuite critiqués ?
Enfin, parler des héroïnes de littérature plus modernes, qui représentent différents modèles d’émancipation, de recherche de liberté et de reconnaissance. Beauvoir, Duras, quelles sont les diverses femmes qui revendiquent clairement leur position dans le monde ?
Ce sujet entre en adéquation avec le programme de terminale, l’axe 2 les représentations du monde, avec la construction et la destruction de l’image de la femme, et avec l’axe 1 l’importance de la prise de parole féminine.
Sujet 2 : La maternité peut-elle être aujourd’hui considérée comme une convention sociale ou bien relève-t-elle d’un choix personnel ?
Le sujet de la maternité est très présent dans notre société, où les femmes sont de plus en plus nombreuses à hésiter quant au fait de devenir mère.
En quoi la maternité est-elle perçue comme une obligation pour les femmes, en quoi peut-elle également être définie comme un choix personnel, en lien avec la construction d’une identité propre ?
Dans une première partie, parler de la maternité comme une norme pour les femmes dans la société traditionnelle. En quoi la maternité est-elle un devoir, faire le lien avec les nombreuses pressions subies par les femmes pour devenir « mère », au détriment de leur propre identité. Quel rapport avec les œuvres littéraires ?
Ensuite, parler des nouvelles remises en perspectives de cette vision réductrice de la femme. Parler des « childfree », des problématiques bioéthiques, de la maternité enfin perçue comme un choix.
Enfin, analyser les représentations littéraires de cette maternité, du droit à l’avortement, à la contraception. Parmi les œuvres, Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe ou encore Virginia Woolf, Une chambre à soi, qui traitent du rôle de la femme.
Le lien avec le programme est établi ici avec les axes 2 et 3, représentation du monde et l’humanité et ses limites. Les changements qui interviennent dans le concept même du mot famille, et tout ce qui a un lien avec la liberté du corps et la bioéthique.
Sujet 3 : Le travail des femmes : de l’invisibilité à la reconnaissance
Le sujet du travail des femmes a longtemps fait polémique.
En quoi le travail des femmes, qui est resté très longtemps transparent pour la société, voire inutile, est-il peu à peu devenu reconnu au niveau social et économique ?
Dans une première partie, parler des débuts du travail féminin : le travail gratuit, le travail agricole, d’éducation, de ménage. Analyser les enjeux de ces travaux restés dans l’ombre du travail des hommes, considéré comme plus important.
Ensuite, parler de l’entrée des femmes dans le monde du travail, comment cela a-t-il été mis en avant dans la littérature ? Faire le lien avec la révolution industrielle, avec le monde qui a certes évolué mais où les inégalités demeurent néanmoins.
Enfin, comment est perçu le travail des femmes aujourd’hui ? Est-il possible de faire encore un parallèle avec le fait qu’elles soient dans l’ombre des hommes ? Quelles sont les nouvelles formes de travaux qui existent, quelle reconnaissance sociale ?
Zola dans Germinal montre les femmes dans les mines notamment, Annie Ernaux dans Les Armoires vides pose une réflexion sur les études, le travail et les clichés sociaux concernant les femmes et leur rôle dans la société et dans le monde du travail.
Les axes 1 et 2 du programme de terminale sont ici mis en avant, avec les notions de travail, de justice sociale et de reconnaissance mais aussi de politiques féministes.
- Transformation du travail des femmes et ses conséquences dans la vie familiale de 1960 à aujourd'hui
Sujet 4 : Les violences faites aux femmes : un enjeu mondial et social
De plus en plus, la violence contre les femmes devient un enjeu majeur dans le monde. Les mouvements pour lutter contre ce fléau s’amplifient toujours davantage.
Pourquoi les violences sur les femmes sont-elles toujours au cœur des débats dans une société où les progrès juridiques et sociaux sont mieux structurés ?
Dans une première partie, définir la définition de la violence, les différentes formes qu’elle peut prendre, et comment elle est retranscrite en littérature, mais aussi en philosophie ? Faire le lien avec la fameuse culture du silence, qui impose aux plus faibles de se taire.
Ensuite, parler des formes plus modernes de violence, qui n’engagent plus que la violence physique mais aussi morale et digitale. Parler de la violence sexuelle, du cyber harcèlement, du revenge porn. Quels sont les chiffres de ces formes de violences ?
Enfin, quelles sont les réponses apportées par les lois, les associations et les médias ? Pourquoi est-il nécessaire d’éduquer à la prévention de cette violence dès le plus jeune âge ?
Faire le lien avec des œuvres telles que La Cause des femmes, de Gisèle Halimi, ou encore avec Molière, l’École des femmes qui montre la domination par la peur.
Ce sont les axes 1 et 3 du programme qui sont exploités ici, avec l’humanité et ses limites et les pouvoirs de la parole. L’objectif est de savoir comment analyser un sujet sensible de manière nuancée.
Sujet 5 : L’éducation des filles : une lutte pour la recherche de l’égalité
L’accès à l’éducation pour les filles représente un tournant majeur dans la société et est devenu au fil du temps une véritable inspiration pour la littérature et la philosophie.
En quoi l’accès des filles à l’éducation est-il un enjeu fondamental pour la société et au-delà, pour la démocratie ?
Dans une première partie, parler de l’évolution de l’accès à l’éducation pour les filles dans le temps. Faire le lien avec les interdits sociaux, les conséquences que cela implique.
Ensuite, parler des lois principales relatives à l’éducation des filles et, Condorcet, la loi Ferry, donner les œuvres relatives. Comment les filles ont-elles eu accès aux grandes écoles, universités ?
Enfin, traiter des enjeux plus modernes, les inégalités mondiales, et comment l’éducation est devenue un enjeu social.
Parmi les œuvres avec lesquelles faire le lien : Condorcet, Sur l’admission des femmes au droit de cité ou encore Mary Wollstonecraft, Défense des droits de la femme.
Ce sont ici les axes 1 et 2 du programme de Terminale qui sont utilisés, les représentations du monde et le pouvoir de la parole.
Conclusion
La condition de la femme est par conséquent un enjeu majeur, il l’a été dans le passé, mais tend à le demeurer encore aujourd’hui. Il s’agit d’un sujet qui traite de l’ensemble des combats qui structurent toujours notre société aujourd’hui.
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Références
Lelivrescolaire.fr. (2025). L’émancipation des femmes du XIXᵉ siècle à nos jours. lelivrescolaire.fr
L’Étudiant. (s.d.). Cours HLP – Éducation, transmission et émancipation : le renouveau de l’éducation. letudiant.fr








